et aussi de partager avec vous mes photos, mes lectures, mes goûts musicaux...

mercredi 22 décembre 2010

Joyeuses fêtes

Noël et la fin de l'année approchent. Je vais m'absenter de la toile pendant quelques jours, et profiter de vacances bien méritées.
Je vous souhaite un joyeux Noël et une belle fin d'année 2010. Profitez des gens que vous aimez, le plus possible. Profitez de ces fêtes où ils seront près de vous, pour leur dire combien ils vous sont chers.
J'ai une pensée pour ceux qui ne sont plus là et pour ceux qui sont ou qui se retrouvent seul(e)s pour ces fêtes. Je ne les oublie pas.
A début janvier. Je vous embrasse fort.

dimanche 19 décembre 2010

La juste place

J'ai parfois l'esprit un peu éparpillé ou encombré de pensées parasitantes, et je ne donne pas toujours la priorité à ce qui devrait l'avoir... Ou bien je me focalise sur un fait, un événement, et du coup j'oublie le reste qui est tout aussi important, sinon plus.
Il est parfois nécessaire que l'on me le dise, qu'on me le fasse remarquer, pour que tout reprenne alors sa juste place... (Merci M... :-))

Et vous, avez-vous besoin parfois que l'on vous donne de gentils rappels ?


Les fêtes arrivent, j'ai toujours autant de travail, et je n'ai pas fini de faire les courses de Noël...
Je ne serai donc pas encore bien présente ces jours à venir... mais je repasserai vous faire un petit coucou avant samedi :-)
Passez une bonne semaine ! Bisous à vous.

vendredi 17 décembre 2010

Mauvais rêve

Il y a de cela deux ou trois nuits, j'ai fait un rêve très désagréable, un cauchemar, on peut dire.
Je ne me rappelle plus du début de ce rêve, mais je sais qu'un homme menaçant m'immobilisait et m'enfonçait son poing dans l'estomac tellement fort que je ressentais une douleur terrible et que je n'arrivais plus à respirer, ni même à crier. Mon seul échappatoire était de me réveiller. Ce que je fis.
Je pus enfin respirer librement et la douleur cessa.

Morale de cette histoire
Rêver n'est pas toujours bon...
il est parfois préférable de revenir à la réalité... :-)

lundi 13 décembre 2010

La relation avec les autres et la confiance

Ce soir, j'ai mis une citation sur mon blog Un coeur qui bat concernant Nos relations avec les autres. Sans vouloir l'expliquer ici, j'ai envie de dire juste quelques mots sur ce thème si complexe qu'est la relation avec les autres ainsi que la confiance en les autres.

Je pense, tout d'abord, que dans toute relation, il y a un effet miroir. Mais tout le monde le sait, je pense. Si nous entretenons une relation sincère et spontanée avec une personne, nous aurons en face de nous une réponse sincère et spontanée. Si nous faisons confiance en cette personne, elle nous fera confiance de la même manière. Et une relation saine pourra s'établir.
Par contre, si nous commençons à douter, si nous devenons méfiants à l'égard de cette personne, celle-ci deviendra méfiante à notre égard également, et la relation en sera ternie.

Je ne suis pas de nature méfiante. Je ne pense pas que les personnes puissent "mentir", ou manipuler les autres. Pourtant, il y a un peu plus de deux ans, j'ai été abusée par une personne qui s'est fait passer pour quelqu'un d'autre. J'ai été déçue, très déçue, car je lui faisais vraiment confiance, et il s'était créé entre nous une vraie relation d'amitié. Enfin, je le croyais... Depuis, j'ai toujours un petit doute qui s'insinue en moi et je doute parfois de la véracité des propos que l'on me tient. Ma confiance a été ébranlée. Mais malgré tout, j'ai envie de faire confiance en les autres, j'ai envie de ne voir chez eux que leur bon côté et zaper sur le reste... Tant pis si l'on me prend parfois pour une femme un peu naïve ou crédule. Après tout, je le suis peut-être... et c'est tant mieux!... :-)


Rajouté ce mardi 14 décembre :
Je viens de trouver cette citation qui dit tout à fait bien ce que je pense:
Il ne faut à aucun prix qu'un être, par sa trahison, nous décourage d'avoir plus jamais confiance en d'autres êtres. Il aurait trop gagné, s'il avait tué en nous la confiance faite à notre prochain.
(Henry de Montherlant)
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vendredi 10 décembre 2010

La complainte de la butte

Je n'ai pas eu le temps cette fin de semaine de remettre un nouveau billet (beaucoup de travail ces jours), ni d'aller vous visiter, et je repars cet après-midi jusqu'à dimanche soir (une petite virée entre amis dans le Jura, de quoi recharger les batteries ;-)). Je me rattraperai la semaine prochaine, promis :-)

Je vous laisse donc à nouveau avec Mouloudji et cette très belle chanson: "La complainte de la butte", que j'avais chantée au sein d'une chorale il y a déjà quelques années (de bons souvenirs...).

Bon week-end  à vous toutes et tous.
Je vous embrasse.


Les paroles --> ici

mercredi 8 décembre 2010

Et la grisaille devient couleur

Il y a des jours où la vie est grise, terne, inquiétante, des jours où l'on se fait du souci, où l'on s'attend à une mauvaise nouvelle, où l'on est inquiet.

Et puis, il y a des jours où le soleil ré-apparaît, où d'un seul coup, juste par un coup de fil, ou par un mail, la vie reprend ses couleurs, et sa légèreté. Où l'on pousse un grand ouf ! de soulagement.
Et c'est bon !...

Je ne peux vous en dire plus, mais je viens d'avoir, à l'instant, une très bonne nouvelle (qui aurait pu être mauvaise), et je suis soulagée et heureuse !

Belle journée à vous toutes et tous !

mardi 7 décembre 2010

C'est de ma faute

J'ai souvent tendance, lorsqu'il y a un souci, un problème avec une personne, à penser que c'est de ma faute, et à culpabiliser. "Je n'aurais pas dû dire cela, je n'aurais pas dû faire cela". Je réfléchis sur ce que j'ai pu dire ou faire. Mais est-ce que je suis toujours responsable? Je ne pense pas. Pourquoi alors ai-je si souvent tendance à le faire? Cela vient-il de mon éducation ? Peut-être. Lorsque j'étais gamine, il était fréquent de m'entendre dire: "Si tu fais ceci, je vais être triste... Si tu n'es pas sage, j'aurai de la peine...", etc. Le chantage affectif, quoi! Je passe du temps à réfléchir lorsqu'il y a un problème au sein d'une relation pour examiner ce que j'ai pu faire de mal, ce que j'ai pu dire de blessant, et à prendre les torts. Et le pire de tout, si quelqu'un me blesse, ou est désagréable avec moi, je culpabilise de lui faire remarquer, de peur de lui faire de la peine. Et je m'énerve d'être ainsi, vouloir toujours m'excuser, alors que parfois ce sont les autres qui devraient le faire. Ce n'est pas toujours facile de changer de comportement lorsqu'on le traîne depuis tant d'années. Mais enfin, je trouve qu'il y a tout de même une petite évolution, et que je commence à ne pas vouloir toujours porter tous les torts, et c'est tant mieux! ;-)

Et vous, comment êtes-vous ? Avez-vous tendance à culpabiliser facilement? à prendre toujours tous les torts?

dimanche 5 décembre 2010

Faut vivre...

Au gré de mes balades sur le net, sur un blog, j'ai pu écouter une chanson de Mouloudji. J'avais oublié Mouloudji. Et pourtant, comme j'ai pu écouter et aimer ses chansons. Il y a des périodes où l'on oublie, tout simplement, et puis il suffit d'un hasard pour redécouvrir. C'est ce que j'ai fait avec Mouloudji.
Ecoutez cette chanson. Elle n'est pas très gaie, mais qu'est-ce qu'elle est belle !...

FAUT VIVRE - Mouloudji


Les paroles --> ici

dimanche 28 novembre 2010

Semaine sans billets

Cette semaine qui vient, je ne publierai pas de billets.
Je serai très peu présente, tout en étant jamais bien loin. Ma semaine sera entrecoupée de petits départs, et de petits retours.
Je passerai vous visiter si je le peux.
Juste cette citation de Victor Hugo :
Les mots manquent aux émotions.

A bientôt, je vous reviens très vite.
Je vous embrasse.

vendredi 26 novembre 2010

La musique et ses bienfaits

Ah la la ! la musique !...la musique et ses bienfaits!
Ce soir, j'avais un petit coup de blues, alors je suis allée écouter et chercher de la musique sur internet. J'ai trouvé cette vidéo de Leny Escudero qui m'a mise en joie et de bonne humeur! Elle est si belle et si émouvante! Je l'ai déjà mise sur mon autre blog, mais tant pis, je fais un doublon ce soir, je la remets sur celui-ci, pour vous qui venez ici : "Pour une petite amourette"...
Leny Escudero, en plus, c'est toute mon enfance. Mon père l'aimait et l'écoutait. D'ailleurs, c'est moi qui ai hérité de ses 45 tours de l'époque. Leny Escudero était alors un jeune homme. Les années ont passé, mais il a gardé sa voix intacte ET son allure de jeune homme.
Ecoutez et regardez ! Un pur moment de bonheur et d'émotion... Je n'arrête pas de la passer et de la repasser... La musique, c'est du baume pour le coeur. :-)

mercredi 24 novembre 2010

Mais pourquoi donc ?

Sur ton blog "Un coeur qui bat", pourquoi mettre toutes ces citations puisque tu ne les appliques pas dans la réalité?
Un ami m'a demandé cela récemment. Alors, je me suis posé la question. En effet, oui, pourquoi?

Tout d'abord, et en principe, je mets des citations qui correspondent à mon état d'esprit du moment, ce qui est logique, me direz-vous. Par contre, je sais que certaines ne correspondent pas à ma vie, à ma façon d'être dans la vie, c'est pour cela d'ailleurs qu'elles me parlent tant. Il est permis de rêver, d'imaginer, même si je sais que la vie que j'ai ne correspond pas du tout à ce que ces citations disent. C'est sans doute aussi une partie cachée de ma personnalité qui ressort dans leurs mots, leurs idées. Mais c'est plus facile de le dire par les mots des autres, je me dévoile moins, je recopie juste.
Certains jours, les citations que je mets ne sont pas en accord avec mon humeur. Je peux par exemple parler du bonheur, alors qu'en fait, ce jour-là, je ne suis pas en forme, mais c'est une façon de combattre ce blues, mettre des mots positifs pour faire fuir ce mal être du moment.

Lorsque j'étais adolescente, je placardais déjà sur les murs de ma chambre des poèmes, des textes de chansons, des citations, ce n'est donc pas nouveau. Est-ce que j'ai appliqué tout ce que j'avais mis sur les murs, je ne le pense pas. Mais, puisque je ne pouvais pas les appliquer, ni ne pouvais les crier tout haut, je les affichais, cela me faisait du bien. C'était une façon un peu de les vivre.

Et vous, s'il vous arrive de mettre des citations sur vos blogs ou ailleurs, dans quel but les mettez-vous? Est-ce qu'elles sont le pur reflet de votre vie, ou bien reflètent-elles aussi un peu de vos rêves abandonnés ou au contraire espérés?

mardi 23 novembre 2010

Se plaindre... ou juste rire avec eux ?

Je me rappelle avoir entendu dire Alice Sapritch qu'elle ne se plaignait jamais auprès de ses amis, qu'elle ne leur parlait jamais de ses soucis, qu'elle ne leur réservait que sa bonne humeur et ses rires.
Je pense que c'était très louable et généreux de sa part.

Mais les amis ne sont-ils pas là aussi pour écouter nos peines, nos tracasseries, ne sont-ils pas là un peu pour nous réconforter, nous consoler s'il y a besoin? Tout comme nous avec eux? Nos amis et nous-mêmes ne devons-nous pas offrir des oreilles attentives à ceux que nous aimons. Si nous savons écouter leurs joies, ne pouvons-nous donc pas écouter aussi leurs peines?

D'un autre côté, je me dis qu'Alice Sapritch n'avait pas vraiment tort. Chacun a ses problèmes, ses soucis, s'il faut encore écouter ceux des autres!
Oui, mais, les amis tout de même...

Qu'en pensez-vous ?

dimanche 21 novembre 2010

Un tag amical : souvenirs, souvenirs...

Coumarine m'a gentiment taguée, en me passant aujourd'hui le relais de l'amitié. Je réponds sans hésiter (ou presque...) à ses questions.


1) Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grand(e) ?" Je voulais être vétérinaire! J'aimais déjà passionnément les animaux, et mon rêve était de pouvoir les soigner, et de m'en occuper.

2) Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ? J'étais abonnée au journal de Mickey et chaque mardi (il me semble que je le recevais ce jour-là) était un jour de fête!  J'aimais lire aussi les "Sylvain et Sylvette". Question "dessins animés", à "mon" époque, il n'y avait guère que "Le manège enchanté", et "Bonne nuit les petits" avec Primprenelle, Nicolas, Nounours et le marchand de sable...

3) Quels ont été vos jeux préférés ? J'aimais, bien sûr, jouer à la poupée, mais j'aimais aussi beaucoup jouer aux petites voitures avec mon frère. Mes parents faisaient rentrer un gros tas de sable, dans la cour, et nous faisions des routes, des tunnels, sur lesquels nous faisions rouler nos petites voitures. J'aimais aussi beaucoup jouer à la ferme. Il faut dire que je passais le mois d'août près de chez mon oncle et ma tante qui avaient une ferme, et plein, plein d'animaux! j'adorais y aller! L'un de mes immenses plaisirs était de descendre en ville avec ma mère, et de nous rendre dans un tout petit magasin, situé à Vaise, où il y avait des centaines et des centaines de petits animaux ou personnages. J'avais le droit d'en acheter un ou deux à la fois: un cheval avec son poulain, le fermier et la fermière. Qu'est-ce que j'étais heureuse, alors! Ce tag me remémore d'ailleurs ce soir ce si bon souvenir...

4) Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ? Curieusement, je n'ai pas de souvenirs de meilleur anniversaire. Je ne m'en rappelle pas. Pourtant, je suis sûre que nous les fêtions, et que nous avions un cadeau. Mais trou noir... je ne me rappelle pas.

5) Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ? Ecrire des livres... Lorsque j'étais gamine, j'écrivais et je dessinais sur un cahier des petites bandes dessinées (je les ai encore d'ailleurs ; tiens! il faudra que je les ressorte :-)), j'écrivais essentiellement des histoires sur des chevaux (mon animal préféré à l'époque). Je me rappelle qu'il y avait un cheval sauvage qu'une jeune fille arrivait à apprivoiser et à dompter... :-)

6) Quel était votre premier sport préféré ? Je n'étais pas du tout, mais alors pas du tout sportive, mais curieusement, j'adorais, et j'étais douée pour grimper à la corde...

7) Quelle était votre première idole de musique ? Je crois me souvenir que le premier 45 tours que j'ai acheté, ou que l'on m'a acheté, était de Eddy Mitchell... Et puis, j'aimais bien aussi Joe Dassin. Bon, j'ai changé de goûts, depuis... ;-)

8) Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu ? Mes parents avaient acheté cette année-là un cadeau en commun pour tout le monde: un électrophone, et quelques 45 tours. C'était magique! Je me rappelle avoir écouté, sans me lasser, l'histoire de "La petite chèvre de monsieur Seguin", racontée magnifiquement bien par Fernandel.

Merci Coumarine, de m'avoir passé ce relais. Tu vois, il m'a remémoré de doux souvenirs que j'avais un peu oubliés... :-)

Je passe ce relais de l'amitié aux personnes suivantes, mais faites-le juste si vous en avez envie, répondez aux questions que vous voulez, il n'y a aucune obligation... : Marie, Katimini, Julie, Chantal, Pricille et Barbara.

vendredi 19 novembre 2010

Ne pas abuser

Comme j'en ai déjà parlé, je crois, je suis une femme assez timide, pas très hardie. Lorsque j'étais jeune, de ce fait, et parce que mon degré de timidité était bien pire encore que celui de maintenant, j'avais l'impression que certaines personnes en profitaient pour me dire des trucs pas toujours très agréables ni sympas, parce qu'ils savaient que je ne réagirais pas, que j'encaisserais. Ils avaient raison, je ne réagissais pas. Quand j'y repense maintenant, je me dis que, finalement, je me laissais "maltraiter", car agir ainsi avec une personne dont on sait qu'elle est trop timide pour réagir, c'est une sorte de maltraitance, je pense. C'est profiter de la timidité de cette personne. Combien de fois, aussi, par exemple, je me suis fait poser des lapins (par des amies ou amis), et je laissais faire sans rien dire. Je ne formulais jamais aucun reproche. Je ne disais rien. Je rentrais chez moi. Et cela n'était jamais réglé, puisque je disais rien. Lorsque j'y repense, maintenant, je me dis que j'étais vraiment "bête" de me laisser traiter de la sorte. Mais je n'osais rien dire, et je ne disais rien.
En prenant de l'âge, j'ai pris de l'assurance, mais parfois encore, il m'arrive de me laisser "traiter" ainsi. Et alors, j'essaie de réagir, car ces souvenirs du temps où j'étais jeune et si timide, me mettent mal à l'aise. Certain(e)s, maintenant, m'incitent et me poussent volontairement à me faire sortir de mes gonds, m'incitent à réagir, mais cela, pour mon bien. Cela les énerve de me voir si gentille et si complaisante. Et c'est vrai, lorsque j'y repense, qu'est-ce que j'ai pu être gentille et complaisante avec certain(e)s, alors que j'aurais dû pousser un bon coup de gueule! Et c'est ce que je vais essayer de faire, dorénavant, pousser de temps en temps un bon coup de gueule! Tiens, cela me fait déjà du bien de l'écrire (sourire).

mardi 16 novembre 2010

Ne pas penser à la place de l'autre

Ne pas penser à la place de l'autre, ne pas penser à la place de l'autre, ne pas penser à la place de l'autre, ...

Il faudrait que j'en écrive des pages et des pages de cette phrase, tiens! comme à l'école, pour bien l'ancrer dans ma p'tite tête.
Eh oui, au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'ai ce gros défaut, je pense à la place de l'autre.
De ce fait, je prête à l'autre des pensées qui ne sont pas forcément SES pensées, mais qui sont les miennes. Ses pensées deviennent alors le fruit de mes pensées à moi.
Parfois, je me fais tout un film sur ce que peut penser l'autre, alors que c'est moi qui ai imaginé ces (ou ses) pensées. Ce peut être un joli film, mais ce peut être aussi un film catastrophe! alors là, c'est beaucoup moins bien, et je m'inquiète!
Si j'arrêtais de penser à la place de l'autre, qu'est-ce que ce serait reposant! ;-)
Bon, je vous laisse, je vais aller faire mes pages d'écriture...

Ne pas penser à la place de l'autre, ne pas penser à la place de l'autre, ne pas penser à la place de l'autre, ...
:-)

lundi 15 novembre 2010

Bob Dylan and Joan Baez : Blowin in the wind

Deux monstres sacrés de la musique américaine réunis lors de cette chanson mythique écrite par Bob Dylan : Blowin in the wind.
Pour elle, et pour lui.


Les paroles + la traduction --> ici

samedi 13 novembre 2010

Novembre et sa peine

Le mois de novembre s'écoule, et chaque jour me ramène un an en arrière, et m'emmène aussi à cette date si douloureuse: le 30 novembre, jour où mon frère est parti.
Bien sûr, la douleur est moins vive. Bien sûr, je m'habitue à son absence. C'est ce qui est terrible, d'ailleurs. Lorsque l'événement surgit, on croit que l'on ne va pas arriver à s'en relever. Et puis, les jours passent, les semaines, les mois, et l'on se rend compte que, malgré tout, ce que l'on pensait impensable, inconcevable, est en train de faire partie du domaine de l'acceptable... Et cela me fait repenser à cette citation de Hanif Kureishi: Les émotions insoutenables s'émoussent avec le temps, c'est entre autres ce qu'elles ont d'insoutenable. 
Je pense à mon frère tous les jours, tous les soirs, sa présence me manque, mais j'ai accepté qu'il ne soit plus là, je ne suis plus en colère. Je regarde des photos de lui, des vidéos de lui, je ressens une grande tristesse, mais j'accepte sa disparition. La vie a repris le dessus. J'ai ma famille, je suis entourée, je ne suis pas seule.

Mais ce soir, je pense à elle. Je pense à elle qui n'arrive pas à combler ce vide. Je pense à elle qui n'a plus son épaule, ni ses mots pour la consoler. Qui donc, mieux que lui, pourrait la consoler, puisque c'est son absence à lui qu'elle pleure. Je pense à elle qui se retrouve bien seule, dans cette grande maison silencieuse. Je pense à elle que les amis délaissent, parfois, malgré leurs promesses.
Ce soir, je pense à elle et à sa peine...

vendredi 12 novembre 2010

Vingt années s'étaient écoulées

Encore un rêve étrange cette nuit...

Je me trouvais dans un ascenseur avec une jeune femme. Nous devions monter au deuxième étage. L'ascenseur ressemblait d'ailleurs plutôt à un téléphérique car il était tout en longueur et montait dans les airs à l'oblique. Il prenait de la vitesse et se mettait à monter à très vive allure. Il ne s'arrêta pas au deuxième étage et poursuivit sa montée à une vitesse de plus en plus rapide. Je m'inquiétai alors de savoir s'il allait bien s'arrêter lorsqu'il serait arrivé en haut. La jeune femme me rassura. En effet, arrivé en haut (de je ne sais quel endroit), il s'arrêta enfin. Alors, nous appuyâmes sur le bouton pour le faire redescendre. Ce qu'il fît à allure modéré.

Je rentrai alors chez moi, et je me rendis compte que, durant ce laps de temps, durant cette montée dans l'ascenseur, vingt années avaient passé! Pour moi, juste quelques heures s'étaient écoulées, je n'avais donc pas avancé en âge, mais les autres, si! Je retrouvai alors l'un de mes petits-fils avec vingt ans de plus! Il était un jeune homme maintenant.
Je me réveillai à cet instant...

mercredi 10 novembre 2010

Collection de marque-pages

Faites-vous des collections? collections de timbres, de cartes, d'objets divers? Etes-vous collectionneurs, quoi!
Moi, sans en avoir des centaines, mais tout au plus une petite quarantaine, j'aime collectionner les marque-pages. Lorsque je me rends dans une librairie, systématiquement, je prends un nouveau marque-pages, il y en a toujours sur la banque. J'en ai de très différents et ainsi je le choisis en fonction du livre que je vais lire. Il y en a de très beaux.
Une amie m'en a envoyés encore récemment (merci Marie, regarde, ils sont là (sourire)).


Alors, et vous, êtes-vous collectionneurs?...

mardi 2 novembre 2010

Garder ou jeter ?

Il y a des périodes où l'on a envie de tout garder: souvenirs, lettres, objets, habits (même si l'on ne rentre plus dedans ;-)), des périodes où tout cela nous emplit d'une douce nostalgie. Où l'on sourit en y pensant. Où l'on se nourrit de ces souvenirs. Où l'on a besoin d'en être entouré(e) et de savoir que c'est à portée de main.

Et puis, il y a des périodes où l'on a envie de tout jeter, de faire du tri, de faire du vide. Parce qu'on a besoin de respirer et tous ces souvenirs ou objets inutiles nous donnent l'impression d'étouffer. Les jours ou les moments de colère, sans doute. De déprime, aussi.

Je suis plutôt du genre "conservatrice", mais quand cela me prend, je suis capable aussi de faire un tri sévère, et de me sentir soulagée ensuite, de me sentir mieux, plus légère.

Et vous, êtes-vous du genre à tout conserver, ou bien faites-vous du tri régulièrement?

jeudi 28 octobre 2010

Dédicace à mes ami(e)s

Il y a des jours où l'on est fatigué(e), où l'on est surchargé(e) de travail, où l'on n'a pas le moral, des jours où rien ne va. Il y a des jours où l'on se sent seul(e), triste, découragé(e), des jours où l'absence de certains nous fait cruellement mal, des jours où l'on a envie de pleurer.

Et puis, il y a des personnes qui sont là, visibles ou parfois dans l'ombre, des personnes qui ne font pas de bruit, mais qui sont pourtant bien présentes, des personnes qui vous aident (sans forcément toujours s'en rendre compte), des personnes qui vous aiment, qui sont attentives, et qui vous offrent des sourires, des attentions, des mots doux, et tout cela, par pure gentillesse, générosité, bonté, par amitié aussi, et qui n'attendent rien en retour. Ces personnes-là, je voudrais leur dire combien leur bienveillance m'est douce et combien je les aime...

Il y a ainsi des gens qui vous délivrent de vous-même - aussi naturellement que peut le faire la vue d'un cerisier en fleur ou d'un chaton jouant à attraper sa queue. Ces gens, leur vrai travail, c'est leur présence.
(Christian Bobin)

jeudi 21 octobre 2010

Quand les objets reprennent vie...

Les objets ont leur vie propre. Le temps peut s'arrêter pour eux, et reprendre, pareillement, sans qu'on en connaisse toujours la raison.
Il y a déjà quatre ou cinq ans, ou peut-être même plus, l'horloge/minuterie de notre cuisinière s'était arrêtée de fonctionner. Impossible de la faire redémarrer. Elle était restée coincée à 9h. Elle demeurait donc depuis silencieuse. Quant à la minuterie, évidemment, impossible de s'en servir. Sans heure, pas de minuterie.
Hier matin, alors que nous sommes en train de déjeuner, mon mari me dit : "Tiens, regarde!!! l'horloge de la cuisinière s'est remise en route!" Et en effet, à nouveau, sans que l'on fasse quoi que ce soit, les aiguilles de l'horloge de notre cuisinière ont décidé de se remettre à tourner, et par conséquent, la minuterie est, elle aussi, prête à reprendre du service.
Etrange, non ?...
J'ai trouvé cette petite histoire amusante, et j'ai eu envie de vous la raconter... (sourire)
Bonne fin de semaine à vous, et bon week-end !

vendredi 15 octobre 2010

Attention aux phrases assassines

Ne vous a-t-on jamais balancé des phrases "assassines" lorsque vous étiez enfant? des phrases qui vous ont poursuivi tout au long de votre vie? qui vous ont empoisonné l'existence?
Au lieu de nous les balancer ces phrases, les personnes qui les proféraient, n'auraient-elles pas dû essayer de comprendre?

En voici quelques-unes dites, entre autres, par des professeurs:
-Françoise est toute blanche, n'est-elle pas malade? (quand j'étais jeune, j'habitais en ville, je ne voyais pas souvent le soleil, donc j'étais toujours très pâle, mais je n'étais pas malade, non, je vous assure!)
-Françoise n'est pas vivante (je parlais très peu, j'étais lente, et surtout très timide. Pas vivante, n'importe quoi! il y a de ces expressions vraiment débiles, je dirais...)
-Françoise ne parle pas (à force qu'on me le dise, en effet, je m'étais enfermée dans le mutisme le plus complet...)
-Françoise n'aime pas l'effort (je me pose toujours la question encore aujourd'hui...)
-Françoise n'en sera pas capable (ben oui, c'est sûr, on me le disait, donc j'en étais persuadée!... et maintenant, je me demande toujours si...)
etc, etc.

Les professeurs, et autres personnes d'ailleurs, ne se rendent pas compte combien ces phrases peuvent mettent le doute en vous, et vous ôter toute confiance. Combien ces phrases peuvent vous enfermer dans un personnage, dont on a, ensuite, bien du mal à sortir! Combien ces phrases peuvent vous donner de complexes! S'ils le disent, c'est que ce doit être vrai!

J'entends encore des parents ou des professeurs dire devant leur enfant: "Oh mais lui, c'est un fainéant!", ou bien : "il ne saura jamais faire", ou bien "il est moins intelligent que son frère", "elle est moins jolie que sa soeur", etc.
Que de dégâts ces phrases peuvent occasionner dans l'estime qu'a l'enfant de lui, le décourager à tout jamais d'entreprendre, bref lui pourrir la vie!...
Faites attention à ce que vous dites aux enfants, professeurs et jeunes parents! s'il vous plaît!...


Et vous, fidèles lecteurs et lectrices, qu'en pensez-vous? Des phrases assassines vous ont-elles poursuivi tout au long de votre vie, vous poursuivent-elles encore?...

lundi 11 octobre 2010

La nanette et ses nonos

Je vais vous raconter une petite histoire. Une petite histoire rigolote. Un souvenir.
C'est l'histoire de nanette et de ses nonos...
Lorsque j'étais gamine, j'avais eu envie d'avoir des oiseaux, des oiseaux en cage. Oui, je sais, c'est pas terrible des oiseaux en cage, mais bon... J'étais arrivée à convaincre ma mère, qui m'avait donc acheté un couple de cordons bleus. C'était moi qui m'en occupais : je leur donnais à manger, à boire, je nettoyais leur cage. Je les avais appelés : nono et nanette. J'aimais les regarder, je les trouvais beaux. Mais ils ne chantaient pas beaucoup (les pauvres, je les comprends...).


Au bout de deux ou trois semaines, nous remarquâmes que nono, le mâle (celui qui a des tâches rouges sur les joues) avait de moins en moins de duvet sur la tête. Il devenait chauve, si je peux dire.. ;-). Et un matin, en nous levant, nous avons trouvé le pauvre petit nono, mort. Nous avons eu de la peine, et nous avons décidé alors de le remplacer par un autre nono pour que la petite nanette ne déprime pas. Nous sommes donc allées acheter un autre petit nono que nous avons installé avec la petite nanette. Ils avaient l'air de s'entendre. Mais ils ne chantaient toujours pas plus.
Quelques jours après, nous remarquâmes à nouveau que le nouveau petit nono perdait son duvet sur la tête. Nous avons donc pris le temps, régulièrement, de les observer, de loin. Et nous vîmes alors la nanette donner des coups de bec sur la tête du pauvre nono. Que faire ? Lorsque nous la voyions faire, nous intervenions, mais nous n'étions pas toujours là. Et au bout de quelques semaines, ce qui devait arriver, arriva : le deuxième nono subit le même sort que le premier...
Nous avons donc décidé de ne pas le remplacer. Tant pis pour la nanette, elle avait eu ce qu'elle voulait, elle allait se retrouver seule. Eh bien, figurez-vous qu'au bout de quelques jours, elle se mit à chanter à tue-tête, elle que l'on n'entendait jamais chanter, ou si peu !... Elle nous faisait des roucoulades à n'en plus finir ! Et elle sautait, toute heureuse, de perchoir en perchoir ! Comme quoi, c'était une nanette très indépendante, qui ne voulait pas, tout simplement, qu'on l'encombre d'un nono !... (sourire)

Voilà. C'était l'histoire de nanette et de ses nonos...

vendredi 8 octobre 2010

Le premier amour du monde

Magnifique chanson et sublime voix de Serge Reggiani.



Le soleil est venu
Et reparti cent mille fois
Depuis le jour du premier jour
Du premier amour

Le premier amour du monde
Le premier amour du monde?
C'était... quand ?
Et d'abord, comment se sont retrouvés
Comment se sont retrouvés
Le Ciel et l'Océan ?

Il a pris sa main sans le savoir
Sans savoir où les menait la peur du premier soir
Il a pris son corps contre le sien
Sans savoir qu'un deuxième matin
Renaîtrait des cendres du premier matin

Ils ne savaient pas que d'autres jours
Suivraient le premier jour
Ils ne savaient pas que la naissance
La naissance engendre la vie
Et d'abord comment pouvaient-ils savoir
Comment pouvaient-ils savoir
Puisque les mots n'existaient pas
Puisque les mots n'existaient pas
Comment pouvaient-ils savoir
Que l'Amour s'appellerait l'Amour?

Ils ne savaient pas qu'ils inventaient
La vie et la mort et la lumière du mois de mai
Ils ne savaient pas que leurs enfants
Peupleraient la terre d'autres enfants
Ni que leurs coeurs allaient faire marcher le temps

Et ce soir en marchant
En marchant à contretemps de nos vingt ans
Nous faisons ce qu'ont fait longtemps
Longtemps des millions d'amants
Et je prie en pensant
A ce premier amour du monde
Que jamais ne vienne le jour
Du dernier amour

(Texte d'Eddy Marnay, 1972)

mercredi 6 octobre 2010

Le temps d'un rêve

Oui, encore un rêve ce matin. Mais depuis que je suis gamine, je rêve énormément, et surtout, je me souviens de mes rêves, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde, je crois.

Cette nuit, j'étais chez mon frère et ma belle-soeur. Nous étions tous les trois et nous cuisinions. Mon frère était de l'autre côté de la table. Je le regardais et soudain je réalisais que nous étions dans un rêve. J'allais alors vers lui, et je le serrais très fort dans mes bras. Je lui en donnais la raison, je savais que ce n'était qu'un rêve, je voulais donc en profiter pour le toucher, pour le prendre dans mes bras. Je voulais profiter de sa présence, car je savais bien qu'une fois réveillée, ce ne serait plus possible.
J'ai cette chance, si on peut dire, de pouvoir ainsi retrouver dans mes rêves des personnes disparues (notamment ma mère) et de pouvoir leur parler, de pouvoir les "toucher". J'ai vraiment cette sensation quasi réelle de les toucher. C'est assez troublant, d'ailleurs.

Ce matin, en me réveillant, j'ai réalisé que la fête de la Toussaint approchait, et qu'il y avait seulement un an, j'étais loin de m'imaginer que cette année, j'irai fleurir la tombe de mon frère...

mardi 5 octobre 2010

Encore un rêve

Dernièrement, j'ai fait un rêve qui aurait pu être très angoissant, pourtant il ne l'était pas. Du moins, je ne l'ai pas ressenti comme tel.

J'ai rêvé que je rentrais chez une voisine (c'était une dame qui habitait en face de chez nous lorsque nous habitions dans le bourg, et qui n'est plus de ce monde depuis de nombreuses années). Je rentrais dans sa cuisine, puis dans sa chambre (il n'y avait que deux pièces), et tout était taillé dans la pierre (une pierre gris clair): les murs, le sol, et même le lit. On aurait dit l'intérieur d'un caveau. Mais je n'étais nullement angoissée, je trouvais cela étrange, c'est tout.
Et je me suis réveillée.

Je ne sais comment l'interpréter. S'il y a interprétation !... ce qui n'est pas le cas pour tous les rêves... Mais c'est vrai que moi, j'aime bien leur en trouver une... :-)

jeudi 30 septembre 2010

Epilogue (Deuils)

J'ai lu, récemment, un livre sur les deuils et j'avais envie de partager ce passage avec vous. Il est un peu long, mais je n'ai pas "su" le couper. Tout est intéressant à lire...

(...) 
Toute vie s' « achève » sans être achevée. La tâche des survivants est de l'achever, en en construisant le récit, en en constituant l'épilogue. Quand il n'y a plus rien à faire, il reste à dire, dans la parole ou l'écriture, ce qu'a été un être, dire et d'abord construire, dans l'après-coup, le sens d'une existence. Le sens d'une vie étant à constituer, et non pas simplement à reconstituer. Travail d'archéologue, d'historien, à la recherche de la vérité « objective », mais aussi de poète ou de romancier.
Car il ne s'agit pas simplement de découvrir, il s'agit d'inventer, de produire le mot de la fin, il s'agit de se faire non pas simplement chercheur, en accomplissant une tâche de policier, mais créateur : il s'agit de faire d'une personne – parent, ami, enfant perdu – un personnage. Création singulière, à chacun son image, son souvenir, sa construction. Créer ce personnage, c'est nous faire auteurs. En cela chacun de nous, à l'occasion d'un deuil, rencontre l'opportunité de faire œuvre d'artiste. Or cette œuvre que nous créons, ce portrait du disparu deviendra la forme sous laquelle il sera conservé dans les mémoires. Grâce à la constitution d'une parole, poétique, puisque créatrice.
Ainsi éviterons-nous au mort une seconde mort, celle dont nous les survivants sommes responsables quand nous ne gardons le souvenir que de la mort de nos morts, c'est-à-dire des circonstances des modalités de leur mort. Savoir anonyme, aseptisé, quasi policier. Nous savons presque toujours de nos ancêtres, ou des membres de notre famille que nous n'avons pas connus, de quoi ils sont morts et à quel âge, mais souvent nous n'en savons rien de plus. Après ce long silence des endeuillés, interdits de lamentations, mais aussi d'évocation, on aimerait non pas voir revenir le temps des cris, mais advenir le temps de la parole.
C'est sans doute faute de parole que nous sommes parfois tentés de hurler notre mal de vivre ; et si la parole nous manque, ce n'est pas toujours faute de mots, c'est parfois faute d'oreilles : « Nous cherchons peut-être des oreilles autant que des mots. » Mais si les oreilles nous manquent c'est que nous ne trouvons pas les mots pour nous faire entendre. Les autres rejettent les choses et les mots de la mort, les mots vides de la bêtise qui les renvoient à leurs propres deuils et à leur propre impuissance. Tous se détournent de nous, les affligés. Et dans la solitude, il ne nous reste que les larmes. Ou les cris.
Puisque notre puissance de comprendre ne peut s'exercer que sur la vie, c'est à la vie que nous devons être attentifs, à la vie de ceux qui nous ont quittés. Les morts ont besoin de nous. Nous seuls pouvons les faire survivre dans les mémoires. Après le temps du deuil, vient le temps du commentaire. Le mort ne doit pas occulter le vivant. C'est de la vie que nous avons à parler, c'est une vie que nous avons à comprendre. Constituer une parole sur la vie du disparu, moment essentiel du travail du deuil.
Mais cela ne suppose ni hurloir ni parloir. Le deuil ne doit pas se faire et se dire hors de notre commune demeure. Il n'est ni une maladie, ni un délit. Pas de risque de contamination, pas de honte à « être en deuil ». Il n'y a pas de raison d'isoler les endeuillés, de les envoyer crier ou parler ailleurs. Ils doivent pouvoir rester parmi les autres, sans être condamnés au silence.
Il ne s'agit pas non plus de les réduire, trop tôt, à la parole. Il s'agit de les y conduire. Cela sera d'autant plus facile que l'on aura respecté le rythme et le temps du deuil, sans tenter de brûler des étapes. Toute blessure suscite un processus d'auto réparation, que nous ne devons pas entraver : après le cri, les larmes, après les larmes, les plaintes, et la parole vide et répétitive, et stérile, du regret. Puis vient le temps du récit, récit de la mort, puis de la vie. Après le récit le commentaire. Et enfin l'épilogue. Qui achèvera le travail du deuil. Ainsi nos disparus trouvent-ils enfin place dans notre mémoire, et la mémoire des nôtres, non sous la forme de cadavres encombrants, mais sous la forme de personnages de si douce compagnie, modèles ou repères, complices ou témoins, et même pourquoi pas encore destinataires, pièces maîtresses en tout cas, de notre univers.
A chacun de se construire, et de se réparer, non par l'oubli mais par la mémoire, non par le hurlement ni par le silence mais par la parole. Pas besoin pour guérir de biffer ou de taire. Pas besoin non plus de cris ou de larmes. Se souvenir de nos disparus bien souvent, « ce n'est pas triste ». 

Du cri à la parole, de Annie Chalanset  
Deuils, Vivre c'est perdre
, éditions Autrement, série mutations, n° 128 - mars 1992

dimanche 26 septembre 2010

La lenteur est-elle un défaut ?

Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat !
(Marcel Proust)


Cette citation n'a pas un lien direct avec mon billet de ce soir, mais pourtant elle me l'a inspiré.
- Faites-vous partie des gens qui sont pressés ou des gens qui sont plutôt lents ?
- Etes-vous toujours en avance, pile à l'heure ou toujours en retard ?

Quant à moi, je vous réponds...
Je fais partie des personnes lentes... Pendant longtemps, j'ai eu le complexe d'être lente. A force que l'on me dise (parents ou professeurs) : "Allez, Françoise, dépêche-toi ! Allez, Françoise, qu'est-ce que tu peux être lente !" etc., je pensais vraiment avoir un très gros défaut. Jusqu'au jour où je me suis demandée pourquoi est-ce que ce serait un tel défaut d'être lente ? C'est quoi la lenteur, d'abord ? La lenteur, pour moi, c'est prendre son temps. La lenteur, c'est ne pas courir. La lenteur, c'est le contraire du stress et à choisir, je préfère la lenteur au stress. Les gens stressés, qui bougent beaucoup, qui parlent beaucoup et vite, qui sont toujours pressés, me fatiguent. Je ne suis pas à leur rythme, je n'arrive pas à suivre leur rythme. De plus, je les agace d'être lente, et ils m'agacent d'être stressés et pressés.
Il m'arrive tout de même, je vous rassure, de bien m'entendre avec des personnes "non" lentes, ceci quand nos différences se complètent et ne se gênent pas. Quand nos différences savent se respecter. Quand nos différences s'enrichissent mutuellement. J'apporte alors du calme à ces personnes pleines de bouillon (on m'a dit plusieurs fois que j'étais "reposante"), et elles me donnent en échange un peu de leur énergie.

Pour ce qui est d'être en avance, ou en retard... j'avoue aussi que je suis souvent en retard, ou bien alors pile à l'heure, mais jamais en avance. Je ne sais pas être en avance. Je ne sais pas pourquoi, en fait. Peut-être à cause de ma lenteur, justement. De plus, lorsque je dois me rendre quelque part, je calcule pile le temps qu'il faut, je ne compte pas les imprévus que je peux trouver sur la route. Mes retards ne sont pas non plus de gros retards, 10 à 15 mns tout au plus. Je connais pire... Quoique j'ai fait des progrès, car lorsqu'on côtoie ou vit avec des gens qui sont toujours en avance, on apprend à être un peu moins en retard (sourire).

Voilà. Si vous avez envie de me dire comment vous êtes, vous, j'en serai ravie.
Allez, racontez moi... (sourire)

vendredi 24 septembre 2010

Confusion

Les gens font souvent un vrai amalgame entre ces deux phrases:
- Je ne t'aime pas, et
- Je n'aime pas ce que tu fais.
Et pourtant, il y a une très grande différence entre les deux.

On peut aimer une personne mais ne pas toujours approuver ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, ce qu'elle lit, etc., mais cela ne veut pas dire qu'on ne l'aime plus. Au contraire, se permettre cette franchise, oser lui dire ce qu'on pense vraiment, c'est la respecter, et c'est donc l'aimer. Aller dans son sens, alors qu'on pense le contraire, serait hypocrite et risquerait de fausser la relation.
Idem, lorsqu'on s'adresse à un enfant. Il serait bon de dire les choses ainsi : Je n'approuve pas ce que tu as fait, mais cela n'enlève en rien l'amour que j'ai pour toi. Cela éviterait bien des souffrances inutiles.
L'amour ou l'amitié, peu importe, ne sont pas des sentiments que l'on donne, et que l'on retire ainsi, du jour au lendemain, parce qu'en face, la personne a fait quelque chose qui nous a déplu. On aime la personne, mais on n'aime pas tout ce qu'elle fait, c'est tout.
Enfin, c'est ce que je pense... :-)

jeudi 23 septembre 2010

Il est permis de rêver...



Imaginez que vous avez la permission d'être heureux et de jouir pleinement de votre vie. Votre existence est libre de tout conflit avec vous-même et avec autrui.

Imaginez-vous vivre sans craindre d'exprimer vos rêves. Vous savez ce que vous voulez, ce que vous ne voulez pas, et quand vous le voulez ou non. Vous êtes libre de changer votre vie de la façon dont vous le souhaitez vraiment. Vous n'avez pas peur de demander ce que vous voulez, de dire oui ou non à quiconque.
Imaginez-vous vivre sans craindre d'être jugé par autrui. Vous n'adaptez plus votre comportement en fonction de ce que les autres peuvent penser de vous. Vous n'êtes plus responsable de l'opinion d'autrui. Vous n'avez plus besoin de contrôler quiconque, et personne ne vous contrôle plus non plus.
Imaginez-vous vivre sans juger les autres. Vous pouvez facilement leur pardonner et vous détacher de tout jugement à leur égard. Vous n'avez plus besoin d'avoir raison, ni de donner tort à autrui. Vous vous respectez vous-même, ainsi que les autres, et ceux-ci vous respectent en retour.
Imaginez-vous vivre sans craindre d'aimer et de ne pas être aimé. Vous n'avez plus peur d'être rejeté, ni besoin d'être accepté. Vous pouvez dire : Je t'aime, sans honte ni justification. Vous pouvez parcourir le monde le coeur totalement ouvert, sans craindre d'être blessé.
Imaginez-vous vivre sans avoir peur de prendre des risques et d'explorer la vie. Vous n'avez plus peur de perdre quoi que ce soit. Vous ne craignez plus d'être vivant, et vous n'avez pas peur de mourir.
Imaginez que vous vous aimez tel que vous êtes. Vous aimez votre corps tel qu'il est, et vos émotions telles qu'elles sont. Vous savez que vous êtes parfait comme vous êtes.

Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz, p.110-111.



Il est permis de rêver, pense-t-on en lisant cet extrait, mais ne dit-on pas que rien n'est impossible si on le désire VRAIMENT !...
Je vous conseille de lire ce petit livre. Il est clair et vite lu. Et sa lecture est très enrichissante. Je le feuillette souvent. De plus, il est plein de pensées positives et il fait du bien.

mercredi 22 septembre 2010

Un autre rêve...

Je suis en voiture sur l'autoroute, et j'essaie de rattraper la voiture où se trouvent mes fils et leur cousin. Mais leur voiture est plus puissante, et au bout d'un moment, je renonce, et je prends une bretelle de sortie.

Toujours dans le même rêve, je gare ma voiture sur une place. Et je déambule à travers les rues d'une ville. Je vais faire des courses (des cadeaux pour Noël, il me semble). Je vois plein de jolies petites choses à offrir, en vitrine, mais je n'achète rien. Et lorsque je décide de retourner à ma voiture, schéma classique dans un rêve, je ne me rappelle plus où je me suis garée. Habituellement, lorsque je rêve à cela, je commence à paniquer, je cherche et évidemment je ne retrouve pas ma voiture. Mais dans celui de cette nuit, je n'angoisse pas, et j'arrive à refaire en sens inverse tout le trajet de l'aller. Et ouf ! j'aperçois ma voiture sur la place où je l'avais garée.
Et je me réveille...


Dans la première partie du rêve, il me semble évident que je réalise que ma jeunesse est derrière moi, et qu'il est inutile de courir après, c'est du passé.
Dans la deuxième partie du rêve, ma foi, il me semble que je deviens plus sûre de moi, et que j'arrive à surmonter cette difficulté avec aisance (sourire).

mardi 21 septembre 2010

La pensée engendre la pensée

Unissez-vous avec respect, et aussi profondément que vous le pouvez, à vos pensées les plus élevées. Chaque pensée accueillie et notée est comme l'oeuf dans un nid : d'autres seront déposées à côté. Les pensées jetées ensemble au hasard forment un cadre où d'autres choses seront notées et décrites. Peut-être est-ce là l'intérêt principal de l'habitude d'écrire, de tenir un journal ; nous nous souvenons de nos meilleures pensées et nous nous entraînons. Mes pensées forment ma société. Elles ont une individualité, une existence séparée, une personnalité. Si, par hasard, j'ai noté quelques pensées sans lien et que je les réunisse, elles m'ouvrent tout un nouveau champ, où il est possible de labourer et de réfléchir. La pensée engendre la pensée.
(Henry David Thoreau)


Je disais l'autre jour que j'avais environ 50 brouillons* de billets. En fait, je me rends compte, en lisant cette citation, que ce ne sont pas des brouillons que j'ai, mais ce sont des pensées, des pensées que j'ai notées, au fur et à mesure qu'elles me venaient à l'esprit. Et ces pensées, je vais peut-être pouvoir les réunir, comme le dit Henry David Thoreau, pour m'ouvrir un "nouveau champ" où il me sera "possible de labourer et de réfléchir". Cette idée me plaît beaucoup ! (sourire)

Cliquez sur ce lien pour en savoir plus sur ce philosophe --> Henry David Thoreau

*que j'ai eu la bonne idée de ne pas avoir encore jetés !... ;-)

lundi 20 septembre 2010

Rêve d'une nuit de septembre

J'ai fait ce rêve il y a quelques jours déjà, et je ne sais pourquoi, il me revient en mémoire ce matin :

Le feu a pris dans la forêt, derrière la maison. Il avance à toute allure. Il passe dans le pré, brûle tout sur son passage. Il arrive sur la maison. La maison brûle, entièrement.
Je me retrouve dehors avec juste un petit sac contenant quelques papiers, et je me dis : "Eh bien voilà, je dois reprendre tout à zéro, maintenant..."

vendredi 17 septembre 2010

Une histoire de brouillons

Je crois bien que je vais faire du tri dans ma "remise" à brouillons...
J'explique pour ceux qui ne tiennent pas de blogs et qui n'en connaissent pas le fonctionnement. A l'intérieur du blog, il y a un endroit où l'on prépare nos billets, et si l'on ne veut pas publier ceux-ci tout de suite, on les met en "brouillons". Ils attendent donc bien sagement.
Je suis allée compter mes brouillons, tout à l'heure. J'en ai comptabilisé plus de... 50 !!... Bon, il s'agit souvent de quelques idées ne demandant qu'à être développées. Mais voilà, lorsque je les ai écrites, ces idées, j'avais un autre état d'esprit. Et je crois bien que je vais en mettre une bonne partie au panier, de ces brouillons ! hop !... Je me gênerais, tiens donc !... ;-)
C'est comme pour les livres, en fait. On achète parfois certains livres, à une certaine période, et puis, on n'a pas le temps de les lire, alors on les met de côté, en se disant qu'on les lira plus tard. Mais plus tard, notre vie a évolué, nos idées aussi, et ils ne nous parlent plus.
C'est pareil avec certains de ces brouillons, en fait. Je n'ai plus envie de les développer, ils ne m'intéressent plus. Je ne vois pas l'intérêt, maintenant, de parler de choses qui ne me passionnent plus... Pourtant, d'habitude, je suis plutôt "conservatrice", mais je dois changer, sans doute... Et le changement, c'est la vie ! ;-)

Enfin bref, c'était juste une histoire de brouillons, ou une histoire "brouillon", comme vous voulez, rien de plus !... ;-)

Sur ce, je vous souhaite de passer un très bon week-end et je vous embrasse bien fort.

mercredi 15 septembre 2010

Ma si jolie campagne

Après une petite semaine de vacances (qui n'était pas prévue), je reviens enfin. Je pensais revenir plus tôt, mais comme le travail tardait à arriver, j'ai prolongé mon séjour de quelques jours, et j'avoue que cela m'a fait un bien énorme !

J'ai vraiment de la chance, je me rends compte, d'avoir ce petit coin de paradis (ma petite maison bleue, pour ceux qui ne le savent pas encore ;-)) où me rendre lorsque j'ai besoin de me reposer, de me ressourcer, de recharger les batteries, de changer d'air. Dès que je me retrouve là-bas, c'est comme si je me trouvais très loin de chez moi (elle n'est pourtant qu'à une petite trentaine de kilomètres), mais l'effet dépaysant est instantané. Je prends enfin le temps de me poser et de respirer. Je mets mes chaussures de marche, je prends mon bâton, et je m'en vais sillonner les sentiers à travers la forêt, marcher dans les champs de blé fraîchement coupé, traverser les prés, passer d'une vallée à l'autre. Je savoure chaque instant. C'est le bonheur, quoi ! :-)

Vous voyez, sur la photo ci-dessous, ma petite maison bleue se trouve dans le petit village qui est tout au loin, droit devant vous. Vous le voyez ? Vous pouvez cliquer sur la photo pour voir en plus grand. J'ai fait cette photo lors d'une balade de plus de deux heures tout de même... (sourire)

J'irai vous visiter demain, il est trop tard pour ce soir.
Passez une douce nuit. Je vous embrasse.

jeudi 9 septembre 2010

Les gares, les trains

J'aime les gares, j'aime les trains. Peut-être parce que lorsque j'étais enfant, nous prenions le train pour partir en vacances avec mes parents et que c'était alors la fête !
Avant le départ, je me rappelle, mon frère et moi, nous étions excités comme des puces, on riait, on chantait ! on était heureux, quoi !
Mes parents expédiaient tout d'abord une grosse malle quelques jours avant. Le jour du départ, chacun muni d'une autre petite valise (trop heureux, nous les gosses, d'avoir notre petite valise), nous prenions tout d'abord le bus qui nous emmenait à la gare. Arrivés à la gare, nous allions sur le quai, attendre l'arrivée du train qui allait nous emmener... devinez ou ?!!... eh oui, déjà dans la petite maison bleue (qui n'avait pas encore les volets bleus à l'époque...) ! Nous montions dans le train, nous nous installions, et attendions avec impatience que le train se mette en route. Pendant le trajet, nous regardions, émerveillés, le paysage défiler sous nos yeux. Le train s'arrêtait à l'époque à une multitude de petites gares. Il fallait environ deux heures et demi pour s'y rendre. Et après, un cousin venait nous chercher en voiture pour finir d'arriver, car la gare n'était pas très proche de la petite maison. C'était une vraie expédition !... ;-)

Est-ce que ce sont ces souvenirs de jours de joie qui me font tant aimer les trains, les gares ? Peut-être bien que oui. :-)
Je n'ai pas souvent l'occasion de voyager en train, maintenant. C'est dommage.

Voici une photo de la gare de Besançon, prise de la fenêtre de l'hôtel où nous avons passé deux nuits au mois d'août.
C'était le matin, vers 8h. J'aime bien... :-)


Je repars demain matin quelques jours dans ma petite maison bleue.
A bientôt ! Bisous à vous.

lundi 6 septembre 2010

Je vais vous parler d'elle...

Je vais vous parler d'"elle"... Elle, c'est une jeune fille que j'ai appris à bien connaître, au fil des années...

Elle essaie d'être toujours avenante, gentille, souriante, même si parfois elle est contrariée et qu'elle sent la colère en elle ou les larmes monter. Elle sait très bien cacher ses émotions.
Même si elle est déçue par la réaction ou l'attitude de certaines personnes, elle leur trouve toujours des excuses. Elle trouve toujours des excuses à tout le monde, elle n'aime pas être fâchée, elle ne supporte pas.
En fait, sa peur principale est la peur de déplaire. Peur de déplaire, oui. Donc, elle va régulièrement dans le sens dans lequel les autres veulent qu'elle aille. Elle ne contredit que rarement, de peur qu'on ne l'aime plus si elle avait l'audace de le faire. C'est elle qui le dit. Et pourtant, elle en aurait des choses à dire...
Je commence à en avoir assez, tu sais ! m'a-t-elle dit l'autre jour, le coeur gros et au bord des larmes... parce qu'au fond d'elle, elle est en désaccord, et elle ne supporte plus d'être ainsi, elle ne supporte plus de ne pas oser, de toujours se taire...
Je lui dis qu'il faut qu'elle apprenne avant tout à être elle, qu'elle ne doit pas se laisser dominer par cette peur de déplaire. Si elle ne plaît pas à une personne, cela ne veut pas dire qu'elle déplaira à tout le monde. Non ! Et puis la vérité de l'autre n'est pas forcément la vérité de tous. Chacun a sa vérité, chacun peut penser différemment et les gens qu'on dit intelligents acceptent cette différence.
Ne dit-on pas que toute différence est enrichissante ? Alors...
Et puis, il faut qu'elle apprenne à dire non, lorsqu'elle a envie de le dire. Une fois qu'on a commencé, c'est même très agréable de savoir dire non, non à ce qu'on veut nous imposer, non à des idées non conformes à ce qu'on pense.
Elle a sûrement dû manquer de mots d'encouragements, de mots la complimentant sur ce qu'elle était, sur ce qu'elle faisait, et maintenant, elle a du mal avec cela. Elle se dévalorise toujours, elle n'ose pas entreprendre, elle a peur d'échouer. Et du coup, en effet, elle échoue ou bien elle n'arrive pas au bout de ce qu'elle a entrepris. Et c'est décourageant, à force...
Mais je vais l'entourer, je vais prendre soin d'elle*, je vais la prendre dans mes bras**, comme si j'étais sa mère... je vais la bercer doucement, tendrement... et lui dire des mots aimants... pour qu'elle prenne confiance en elle, pour qu'elle se sente aimée... et qu'elle ose enfin être "elle"...

*elle : cette jeune fille dont je vous parle, vous l'avez sans doute deviné, n'est autre que moi, il y a quelques (de nombreuses) années... mais il lui reste encore du chemin à parcourir... et je vais l'aider...
**Coumarine a fait un très beau billet à ce propos... -->Ici

dimanche 5 septembre 2010

L'amitié

L'une des plus jolies chansons de Françoise Hardy.
Je vous la dédicace à vous, mes ami(e)s du réel et du virtuel...
L'amitié, c'est si précieux... (sourire)

vendredi 3 septembre 2010

Les araignées

Deuxième thème de la journée, beaucoup moins sérieux que le précédent.

Aujourd'hui, j'ai sauvé... une araignée !...

En septembre, les jours diminuent, les fins de journées sont plus fraîches, les nuits plus froides, et les araignées rentrent dans les maisons. C'est bien connu.
De grosses araignées, en plus ! bien velues, avec de grandes pattes !...
Hier soir, avant d'aller me coucher (le soir, je ne suis pas bien téméraire), j'avoue en avoir tué deux... Je n'aime pas les tuer, mais la peur peut faire faire des choses bêtes... N'est-ce pas ?...
Tout à l'heure, avant de passer à table, je vais rincer un verre dans l'évier, et que vois-je ?... une grosse araignée qui était tombée au fond du bac ! Que faire ?... La tuer, encore ? comme les autres ?...
Non ! Celle-ci aura la vie sauve !
Je prends une casserole, une grande casserole, et je m'arrange, m'aidant du fond d'évier, pour la faire monter dedans. Et je sors vite dehors, en agitant bien la casserole, pour que l'araignée ne puisse pas en sortir. Je traverse l'allée, et je libère la "belle" !... et la bête, en même temps... ;-)
Je suis contente de moi !... Non seulement, j'ai vaincu ma peur (je l'ai regardée de près tandis qu'elle était dans l'évier, je me demande bien pourquoi ces petites bêtes nous font si peur...), et de plus, j'ai épargné une vie !...
Parce que les araignées, les insectes, les petites bêtes, c'est la vie aussi !...
Ma belle-soeur, qui est plus téméraire que moi, et qui ne craint pas ces petites bestioles, les prend même dans sa main pour les emporter dehors.
Je n'en suis pas encore là... (sourire)

Apprendre à se respecter

Pensée du matin :
Pour que les autres nous respectent, il faut tout d'abord apprendre à se respecter soi-même.


Article de Jacques Salomé paru dans Psychologies.com (extraits) :

Dans le monde d’aujourd’hui, dans les modes de vie qui sont les nôtres, se respecter relève d’une véritable ascèse et cela d’autant plus que nous commençons notre existence avec un handicap fondamental.
Nous sommes conditionnés ?

En effet, nous avons été, pour la plupart d’entre nous, définis très tôt par les désirs et les peurs de nos parents, conditionnés par les croyances, les valeurs et les pressions de notre environnement, asservis à des entités politiques et économiques face auxquelles notre liberté de choix et d’influence s’amenuise et, parfois même, est réduite à néant. "Je ne me sentais pas respecté chaque fois que ceux qui m’aimaient me dictaient, avec les meilleures intentions et la plus grande sincérité, comment je devais être, ce que je devais ressentir, ce que je devais dire."

- Se respecter suppose de prendre le risque de se définir. De se positionner, de s’affirmer et même de se confronter dans des rapports de force qui ne nous sont pas toujours favorables.
- Se respecter commence souvent par un conflit intrapersonnel qui se déplace sur un proche pour devenir un conflit interpersonnel.
- Se respecter suppose la capacité de dire non. Et, donc, celle de prendre le risque de faire de la peine à des proches, à des personnes significatives de notre vie.
- Se respecter, c’est accepter l’éventuelle frustration de ceux qui m’entourent quand je témoigne de ma différence, de mon altérité.
- Se respecter est une démarche d’amour à l’égard de soi-même chaque fois que ce que nous faisons ou disons est en accord avec ce que nous éprouvons.
- Se respecter est une lente démarche d’intégration qui ne relève pas de la simple volonté, mais qui s’inscrit dans un combat au quotidien.


Pour lire l'article dans son intégralité, cliquer --> ici

mercredi 1 septembre 2010

Ne faites pas de suppositions

Nous avons tendance à faire des suppositions à propos de tout. Le problème est que nous croyons ensuite qu'elles sont la vérité. Nous serions prêts à jurer qu'elles sont vraies. Nous faisons des suppositions sur ce que les autres font ou pensent, forts de quoi nous en faisons une affaire personnelle, puis nous leur en voulons et nous leur communiquons du poison émotionnel par nos propos. Voilà pourquoi chaque fois qu'on fait des suppositions, qu'on prête des intentions à autrui, on crée des problèmes. Nous faisons des suppositions quant aux raisons d'agir d'autrui, nous les interprétons de travers, nous en faisons une affaire personnelle, et nous finissions par créer tout un drame pour rien du tout.
Toute la tristesse et les drames auxquels vous avez été confrontés dans votre vie proviennent de cette habitude de faire des suppositions, de prêter des intentions à autrui et de prendre les choses personnellement. Le rêve de l'enfer tout entier découle de ces comportements.
(...)
Il vaut toujours mieux poser des questions que de faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir
.
Source : Les quatre accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, éd. Poches Jouvence, p. 65.

Exemples de suppositions :
- Vous êtes invités chez un couple d'amis. Lorsque vous arrivez, vos amis ont l'air de faire la tête, de ne pas être contents que vous veniez, que vous soyez là. Vous vous dites qu'ils ont quelque chose contre vous, que vous avez fait quelque chose qui leur a déplu, vous vous imaginez tout un tas de choses. Alors qu'en fait, ils se sont disputés juste avant que vous n'arriviez, et qu'une tension s'est créée entre eux, vous n'y êtes donc pour rien du tout...
- Une amie a dit qu'elle vous téléphonerait tel soir, à telle heure. Vous attendez, et le coup de fil n'arrive pas. Vous allez penser qu'elle vous a oubliée, qu'elle se fiche pas mal de vous, alors que, tout simplement, elle a eu un imprévu.

On peut en trouver plein des exemples ! Je suis sûre que vous en avez !

Et vous savez quoi ? Je suis la reine des suppositions, et je suis bien décidée à me soigner !... (sourire)

lundi 30 août 2010

L'homme qui voulait être heureux

L'homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle

Quatrième de couverture :

Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...

Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.

Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.


Extrait :
Vous savez, l'amour est la meilleure façon d'obtenir un changement chez l'autre. Si vous allez vers quelqu'un en lui reprochant ce qu'il a fait, vous le poussez à camper sur sa position et à ne pas écouter vos arguments. Se sentant rejeté, il rejettera vos idées. Si, à l'inverse, vous allez vers lui en étant convaincu que, même si ce qu'il a fait ou dit est désastreux, il est, au fond de lui, quelqu'un de bien et qu'il avait une intention positive en le faisant, vous l'amenez à se détendre et à s'ouvrir à ce que vous voulez lui dire. C'est la seule façon de lui offrir une chance de changer.
J'adhère complètement à ces quelques lignes tirées du livre.
Et je rajoute : Toute relation devrait être basée sur l'amour. Avec l'amour, tout est possible. Avec l'amour, on obtient le meilleur de chacun.
La colère, l'agressivité, ce n'est pas bon. C'est destructeur. On fait du mal non seulement à l'autre, mais aussi à soi.
En principe, même si je suis contrariée, ou en colère, j'essaie toujours de rester calme. Il m'est arrivé pourtant de "sortir de mes gonds", et je n'en ai éprouvé aucune satisfaction, au contraire. J'ai ensuite détesté ma colère.
La lecture de ce livre m'a confirmé dans le fait que si nous avons avec les personnes des relations basées avant tout sur l'amour et le respect, nous aurons avec elles des relations saines et sereines.

J'ai tout de même "cogité" pendant mes vacances, il ne faut pas croire !... (sourire)

Retour de vacances

Coucou, me voici de retour !
Je vais bientôt revenir avec mes questions "existentielles" (sourire)
mais pas trop... j'en ai peut-être un peu assez de me prendre la tête... ;-)
J'ai lu deux livres qui m'ont bien parlé, et si je suis leurs conseils, j'arriverai peut-être à vivre plus légèrement, en me posant moins de questions. Ces deux livres sont : "L'homme qui voulait être heureux", et "Les quatre accord toltèques". D'ailleurs, je vous conseille de les lire. S'ils ne donnent pas forcément la réponse à toutes les questions que l'on se pose, cela ne fait pas de mal de les lire, au contraire !
Bonne rentrée à vous et à très vite !

PS : au fait, j'ai passé des vacances calmes et tranquilles dans ma petite maison bleue, tout à fait ce qu'il fallait pour me "retrouver"... :-)

jeudi 12 août 2010

Mes livres de vacances

Que n'oubliez-vous jamais d'emporter lorsque vous partez en vacances ?
Moi, ce sont... des livres !!!...
Ci-dessous, mes livres (et pas devoirs... ;-)) de vacances :

L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers
de Nicole Versailles
(que l'on connaît mieux sous le nom de Coumarine... :-))
Ceci est une histoire de femmes.
Une histoire de vieux chagrins oubliés dans des photos sépia et des souvenirs inconsistants.
Ou presque.
Ceci est pourtant une histoire d'amour...

Mon terroir, c'est les galaxies
de Julos Beaucarne
Un recueil de considérations diverses, profondes, drôles et étonnantes où il est question de Front de Libération des Arbres Fruitiers, de sage-femmes accoucheuses d'hommes déjà vivants et de pays du rêve où personne n'est interdit de séjour.

Les quatre accords toltèques
de Don Miguel Ruiz
Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif afin de retrouver la dimension d'amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques.

Lumières d'automne - Journal VI
de Charles Juliet
"Les années ont passé et l'automne tant attendu a fini par venir. L'automne, saison du déclin, mais aussi saison des récoltes, de l'abondance, de la maturité. En ces mois de l'année, la lumière qui certains jours inonde les champs n'est plus celle de l'été. De même, sous l'effet du temps écoulé, la lumière interne s'est modifiée. Enfin stable, apaisée, elle est désormais plus claire et plus vive."

Les filles et les pères
de Alain Braconnier
Les pères ont une influence décisive sur l'avenir de leur fille, sur la femme qu'elle sera. Pour les filles, la relation qui les unit à leur père est déterminante, et elle le restera quand, de jeunes filles, elles deviendront mères, amantes, épouses

L'Art et la pratique du Reiki
de Patrice Gros
Redécouvert à la fin du XIXe siècle par un théologien de Kyoto, le Reiki prend sa source dans les divers courants de la pensée bouddhiste. Trop souvent présenté comme une simple technique de guérison, il est avant tout un art de soigner et une philosophie de vie essentielle.

L'amour est très surestimé
de Brigitte Giraud
Onze destins, onze nouvelles racontent la fin de l'amour. Avec une justesse et une précision douloureuse, Brigitte Giraud ausculte le désir moribond, les compromis honteux, les naufrages intimes et les silences des couples en train de se perdre. Elle traque les mensonges et le deuil, l'exil intérieur, la vie qui bascule et chacune de ses phrases, chacun de ses personnages nous tend un miroir.

La conversation amoureuse
de Alice Ferney
"Le rire était au coeur de leurs manigances galantes. C'était leur gêne, le bruit de leur déloyauté, parce que le sens des mots et des gestes avait beau être évident, ils faisaient mine, en plein cour amoureuse, de ne pas entendre en eux le grand tintamarre du sang."

Et comme chaque année, j'en emporte trop (8 pour 15 jours). Je n'aurai sûrement pas le temps de tous les lire, mais tant pis, j'aurai le choix !... :-)
Cette fois, je vous dis à bientôt (fin août).
L'heure des vacances a sonné !...
Bises à vous toutes et tous.

mardi 10 août 2010

Résignation

Une dernière réflexion "remue-méninges" avant les vacances... ;-)

Ce matin, en me réveillant, j'avais le mot "résignation" dans la tête.
Pour moi, les mots que l'on a dans la tête en se réveillant le matin, sont importants. Ils sont tirés d'une réflexion qui s'est faite d'une façon inconsciente pendant le sommeil, et il faut en tenir compte...
C'est juste moi qui le dis, hein !... Aucun preuve scientifique... ;-)
J'ai cherché sur le dictionnaire les synonymes de résignation.
J'ai trouvé : abandon, renoncement, soumission, désespérance, passivité, renonciation, désintéressement, ...
Pfff... de quoi déprimer, non ?...
Je n'aime pas tous ces synonymes du mot "résignation".
Mais j'en ai trouvé un autre, par contre, qui me plaît bien. Le mot : acceptation.
Se résigner = accepter ce qui est et que l'on ne peut changer, et du coup, accepter d'être ouvert à autre chose ! C'est plus tonique, dynamique, et positif, non ?...

D'ailleurs, je vais bientôt me résigner... à être en vacances !... (sourire)
.

vendredi 6 août 2010

Je le dis... mais je fais le contraire...

Qu'il est dur parfois d'être cohérent avec ce que l'on dit, et ce que l'on fait...
Tout comme moi, il doit vous arriver de prendre de bonnes résolutions, de les dire, de les clamer haut et fort, et puis... et puis, voilà... vous faites tout le contraire.
Les contradictions et moi, ça me connaît. Il paraît, en plus, que je ne suis pas du tout logique. Mais c'est quoi la logique, d'abord ? Chacun a sa propre logique. Qui détient la bonne ?...
Bon, mais c'est un autre sujet, que j'aborderai un autre jour, peut-être...
Donc, revenons à nos moutons. Un exemple de contradiction :
Tous les matins, je me lève et je me dis : "Bon, aujourd'hui, tu fais attention à ce que tu manges, car tu as pris des kilos ces derniers temps !" (et oui... :-( ). Et je suis bien décidée ! Et puis, la journée passe, et, et... je craque !... Et rien ne peut m'arrêter ! Je file dans le congélateur, et je me prends un bon gros magnum, vous savez, le plus gros, le plus calorique !... Et je le mange avec... huumm... délice...
Et puis, après, évidemment, je me traite de tous les noms, mais c'est trop tard.
Et tous les jours, ou presque, c'est le même scénario...
Contradictoire, non ? Envie de maigrir, mais envie de ce gros magnum. Ou bien de cette bonne barre chocolatée, bien calorique, elle aussi. Et bien évidemment, c'est toujours le magnum ou la barre chocolatée qui ont le dernier mot !...
Je n'ai peut-être pas assez de volonté ? Ou bien ne suis-je pas assez motivée ?
Je compare parfois ce besoin de sucre (voir billet d'il y a quelques jours) au besoin qu'éprouvent les fumeurs. Si je ne mange pas, à cet instant précis, ce magnum ou cette barre chocolatée, je suis en manque. Et tant que je ne l'ai pas mangé, je ne pense qu'à ça et je n'arrive pas à me concentrer sur autre chose ! Comme un fumeur sans cigarette !
Mais alors, que faire pour m'arrêter ? Je n'ai pas encore trouvé la solution...
Et j'ai toujours mes kilos en trop !!!... ;-)

jeudi 5 août 2010

Sa musique...

Je suis en train d'écouter de la musique, des chansons, qu'écoutait mon frère... non sans une certaine nostalgie...
Mon frère était un passionné de musique, et son grand plaisir était de nous faire découvrir un nouveau chanteur, un nouveau groupe, un nouveau morceau. Il avait une culture musicale extrêmement riche. Il était incollable ! C'était un passionné, quoi !...
Certains soirs de fête, il prenait sa guitare et chantait pour nous. Entres autres, pour mes 50 ans, où nous nous étions tous regroupés autour de lui, et l'avions accompagné de nos voix. Quel moment de bonheur...
Et maintenant qu'il n'est plus là, nous écoutons "sa" musique, nous prenons le temps de la découvrir. Il est dommage, parfois, d'attendre que la personne ne soit plus là, pour entrer dans son univers, pour découvrir sa passion, et de ne plus pouvoir la partager avec lui.
Mais chuttt... pour l'instant, j'écoute Julos Beaucarne qui chante en duo avec une dame (dont j'ignore le nom...), Julos Beaucarne, un vrai poète qu'appréciait tant mon frère...

Si vous voulez l'écouter, cliquez ici


Donne-moi la main

Donne-moi la main et nous danserons
Donne-moi la main et tu m'aimeras
Et tu m'aimeras

Nous serons ainsi qu'une seule fleur
Ainsi qu'une fleur, une fleur c'est tout
Une fleur, c'est tout

C'est le même chant que nous chanterons
C'est le même pas que nous danserons
Que nous danserons

Comme un seul épi nous ondulerons
Comme un seul épi, un épi, c'est tout
Un épi, c'est tout

Tu t'appelles rose et moi espérance
Mais nous oublierons ton nom et le mien
Ton nom et le mien

Et sur la colline, nous ne ferons plus
Qu'une unique danse, unique, c'est tout
Unique, c'est tout

Julos Beaucarne

Somatiser

Entre le corps et la tête, parfois tout s'embrouille...
"Psychosomatismer" ou "somatiser", c'est tout simplement quand ton esprit influe sur ton corps au point de le rendre malade. Biologiquement parlant plus tu stresses, plus tu ouvres la porte aux microbes et virus car tu as moins d'énergie pour tes défenses immunitaires. Statistiquement on estime que l'esprit serait ainsi à l'origine d'une pathologie sur deux !
(...)
Des petits bobos...
La somatisation "fonctionnelle" est la première étape allègrement franchie. Ca te gratte sans qu'une bête t'ait piqué ou que tu fasses de l'allergie ? T'as comme une douleur mais en fait t'arrives pas à la localiser précisément ? Ces petits symptômes qui sont plus de l'ordre de la gêne que du véritable problème de santé peuvent être uniquement liés à un léger trouble psychologique. Comme par hasard, ils arrivent à un moment où t'es pas trop en forme et s'en vont dès que t'as à nouveau la pêche.
(...)
... aux gros tracas !
La somatisation dite "organique" est plus spectaculaire. Là pour le coup ton corps en prend plein la figure. Certaines maladies sont ainsi sérieusement réputées pour n'être dues qu'au stress, à la déprime, etc... Elles ne sont que l'expression d'un problème plus profond et, en quelque sorte, remontent à la surface et débordent en devenant trouble physique !
Source --> taSante.com

L'un de mes amis m'a dit, récemment, qu'il somatisait. Je me demande si je ne somatise pas, moi aussi, parfois... (???)

Depuis quelques temps (j'en avais parlé sur un billet précédent), je souffre de légers (car ils ont diminué) vertiges tous les matins en me levant, et parfois dans la journée.
Vertiges --> Tête
--> Est-ce que je ne me prends pas trop la tête avec des choses qui n'en valent pas la peine ?...
--> Est-ce que je ne cherche pas trop d'explications à tout ?...
--> Est-ce que je ne passe pas trop de temps à réfléchir, réfléchir et réfléchir... ;-)

Je souffre également régulièrement de maux de gorge (vous saurez tout... (sourire))...
--> Ne serait-ce pas tous ces mots qui me restent en travers de la gorge ?
--> Ne serait-ce pas tous ces mots qui n'arrivent pas à sortir, tous ces mots contenus, tous ces mots non dits ?...

A la fin de la semaine prochaine, je serai en vacances. J'en profiterai pour évacuer toutes les ondes négatives, tout ce qui peut me prendre la tête et je ne la remplirai que de bonnes ondes ! Je dégagerai aussi tous ces vilains maux (mots) de ma gorge et je retrouverai une voix claire.
C'est bien fait pour cela les vacances, non ?...
Adieu les vertiges !!!... et tous les maux !!!... :-)

Et vous, avez-vous tendance à somatiser ?...
.

mercredi 4 août 2010

A force de...

A force de trop en vouloir,
on en arrive à tout perdre...

A force d'être trop exigeant,
on se retrouve seul...

A force de se taire,
on ne trouve plus les mots...

A force de dire oui,
on ne sait plus dire non...

A force de ne pas s'écouter,
on se pare de maux...

A force de trop hésiter,
on laisse partir ses rêves...

A force de se mentir à soi-même,
on passe à côté de sa vie...


A vous de continuer, si le coeur vous en dit :

A force de ...

mardi 3 août 2010

Le démarchage par téléphone

Le démarchage par téléphone, je n'aime pas du tout !...
Je vous explique un cas où j'ai vraiment détesté celui que j'ai eu à l'autre bout du fil.
Il y a plusieurs mois, j'avais reçu un appel où j'avais, soit-disant, fait une promesse de don. Je me rappelle, moi, avoir dit :
- Envoyez moi le courrier, si vous voulez, et j'aviserai lorsque je l'aurai lu.
C'était en fait pour me "débarrasser" de cet homme un peu trop insistant et qui commençait à m'agacer prodigieusement.
Quelques jours plus tard, j'ai en effet reçu la lettre de cet organisme au courrier. On me disait de la remplir, de la signer et de la renvoyer avec la promesse de don que j'avais faite au téléphone (quelle promesse de don ?...).
Je l'ai rangée dans un coin, ayant d'autres préoccupations à cette époque-là (c'était peu de temps après la mort de mon frère).
Il y a quelques semaines, je reçois à nouveau un coup de fil de cet organisme, et le même homme qui vient me faire la morale !
- Madame, vous aviez fait une promesse de don, et nous n'avons rien reçu ?...
Moi, je lui dis :
- D'abord, je ne vous ai fait aucune promesse de don, et puis, vous savez, en ce moment, je traverse une période difficile, j'ai d'autres choses à penser.
- Madame, si vous traversez une période difficile, c'est parce que vous n'avez pas tenu votre promesse, c'est pour cela que vous recevez des ondes négatives et qu'il arrive des malheurs dans votre vie !
- Quoi !!!! Ah non, alors !!!...
Et je raccroche, absolument furibarde ! et très contrariée !
J'ai détesté cet homme au plus haut point, et pourtant, c'est rare que cela arrive.
Je crois que c'est la première fois que je raccroche le téléphone au nez de quelqu'un.
Non mais, aller dire ça ! Et quand je pense que ça doit marcher auprès de certains : faire culpabiliser, dire des trucs comme ça, pour empocher quelques sous ! Ce n'est vraiment pas glorieux d'agir ainsi ! Et d'ailleurs, tout en vous le racontant, je sens encore la colère monter en moi. Non mais !!!...

Je précise que je ne suis pas tout le temps comme ça. Au contraire, très souvent, je prends le temps d'écouter -après tout, c'est leur travail-, et ensuite, je leur dis que je ne suis pas intéressée. Certains n'insistent pas, mais alors d'autres !... pfff...

Et vous, comment réagissez-vous aux démarchages par téléphone ?...
Etes-vous patients ? ou bien écourtez-vous vite la conversation ?

lundi 2 août 2010

Alors, sourions...

Je suis en train de lire "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle.
Pas mal, comme livre.
Quelques extraits, et réflexions, pour vous donner une idée :

Quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit en positif ou en négatif, on se comporte d'une manière qui reflète cette chose. On la démontre aux autres en permanence, et même si c'était à l'origine une création de l'esprit, cela devient la réalité pour les autres, puis pour soi.

(...) si vous êtes, au fond de vous, convaincu que tout le monde est sympathique, vous allez vous comporter de manière très ouverte avec les gens, vous allez sourire, vous montrer détendu. Et, bien sûr, cela va les conduire à s'ouvrir eux-mêmes à se détendre en votre présence. Vous aurez inconsciemment la preuve que le monde est bien sympathique. Votre croyance se renforcera. Mais il faut comprendre que tout ce processus est inconscient. C'est en cela qu'il est puissant. A aucun moment, vous ne vous direz consciemment: "C'est bien ce que je croyais, les gens sont sympathiques." Non. Vous n'aurez pas besoin de vous le dire, parce que, pour vous, c'est normal. C'est ainsi, les gens sont sympathiques, c'est une évidence. De la même manière, ceux qui croient qu'il faut à tout prix se méfier des autres trouvent naturel de rencontrer des gens fermés, désagréables, même s'ils le déplorent par ailleurs.

Il est reconnu qu'un visage ouvert et souriant attire, tandis qu'un visage fermé, renfrogné éloigne. Normal, en fait. Si quelqu'un fait la g..., nous n'avons pas envie de nous en approcher. De même, si quelqu'un détourne le regard, nous évite du regard, cela n'incite pas à aller vers lui. Alors que si quelqu'un nous regarde et nous sourit, nous sommes tout de suite plus à l'aise, nous répondons à son sourire, et nous avons envie d'engager la conversation.
C'est pareil pour nous, selon le regard et le visage que nous offrons aux autres.

Alors, sourions !!!... :-)

mercredi 28 juillet 2010

Juste un petit mot

Ce soir, juste un petit mot explicatif à propos de ce blog.
Je voudrais vous dire que ce que j'écris ne correspond pas forcément à mon état d'esprit du moment. Ou même parfois, que je prête mes mots à l'histoire d'autres personnes. Et qu'il ne faut donc pas toujours prendre au pied de la lettre (c'est le cas de le dire... ;-)) tout ce que j'écris.
Je joue avec les mots, je m'amuse avec eux. Ne voyez pas toujours du "noir" dans mes mots, même si certains jours, je l'admets, ils ne sautent pas de joie. Ou alors j'en changerai la couleur, et la texture. Voulez-vous que je les écrive en couleur ? en rouge peut-être, ou en bleu ?... Je plaisante...
Il est évident qu'il y a des choses en moi qui ressortent dans mes billets, des blessures, qui remontent parfois à bien longtemps, mais je les laisse sortir, je leur laisse la liberté de s'exprimer par mes mots. Ainsi ces mots en liberté m'évitent-ils peut-être de traîner des maux à l'intérieur de moi. Je les laisse s'exprimer, je les aide à s'exprimer, ainsi ils ne m'encombrent plus et je peux alors mieux respiiiiiiirer.
Voilà. J'avais envie de vous dire cela, ce soir... pour éviter que certaines de mes amies ne s'inquiètent... ;-)
Belle fin de soirée à vous, et douce nuit.

dimanche 25 juillet 2010

Il me faut du sucre

Lorsque j'étais une petite fille, et que je tombais et que je me faisais mal, ou lorsque j'avais du chagrin et que je pleurais, ma mère me consolait en me donnant des bonbons, du chocolat ou des gâteaux, du sucré, quoi ! "Tu t'es fait mal ? Tu pleures ? Attends, je vais te donner un bonbon, tu verras, ça ira mieux"...
Maintenant, lorsque j'ai le cafard, lorsque je suis angoissée, bref, lorsque je suis mal dans ma peau, dans ma tête, j'ai le réflexe : "sucre". Et il me faut absolument quelque chose de sucré : chocolat ou gâteaux. Et ce sucre me fait du bien, m'apaise.
Certains, lorsqu'ils vont mal, ne mangent pas, n'ont pas d'appétit. Moi, ce n'est pas que j'ai un gros appétit, lorsque je vais mal, mais il me faut du sucre ! du sucre à tout prix !
Comme quoi, mais nous le savons bien, les habitudes se prennent lors de l'enfance. Les bonnes ou les mauvaises habitudes.
L'excès de sucre n'est pas très bon pour la santé, je le sais, mais je n'ai rien trouvé d'autre pour le remplacer...
Et vous, quel est votre "sucre" à vous ?...

vendredi 23 juillet 2010

Trouver le juste milieu

Réflexion toute personnelle de milieu d'après-midi...

- Plus nous courons après l'autre, plus nous le suivons, et plus nous le perdons... plus nous le faisons fuir...

Non ?...
Vous n'avez pas cette impression bizarre, parfois ?...

Peut-être sommes-nous trop présents ? trop demandeurs ?
Peut-être que cette présence est trop envahissante, trop étouffante ?
Peut-être que cette présence est perçue comme une intrusion ?

Oui mais, pour peu que l'on arrête de courir après l'autre, qu'on arrête de le suivre, celui-ci trouvera que l'on devient indifférent, et nous le reprochera également...

Ce n'est vraiment pas évident de trouver le juste milieu... parfois...

jeudi 22 juillet 2010

L'avant... et l'après...

Pour elle...
pour elle...
et puis pour toutes les autres...

Elle aimerait tant se retrouver
plusieurs années en arrière,
à l'époque où tout allait bien,
à l'époque où son rire clair résonnait
dans les pièces de la grande maison,
où tout était si vivant et animé,
où la vie coulait, fluide et légère, sans souci,
où tout n'était qu'insouciance et joie.
C'était l'avant...

Et puis, soudain, l'impensable se produit !
l'impensable qu'elle n'avait jamais imaginé,
l'impensable qui la glace,
qui la saisit si violemment
qu'elle pense ne jamais pouvoir se relever

Et il y a l'après...
l'après où tout est bouleversé,
l'après avec les questions, les pourquoi
l'après où elle perd tout repère,
l'après où la peur s'insinue en elle,
l'après où elle devient tellement fragile et vulnérable
l'après où elle essaie de refaire surface, malgré tout,
l'après où tout est à reconstruire...

Il y a l'avant... il y a l'après... où plus rien n'est désormais pareil...

mercredi 21 juillet 2010

... parce que tu les as attirés là

Ce soir, juste cette citation qu'un ami a laissée il y a quelques temps sous le billet "Poubelle... ou pas..." (voir au 25 juin) , citation que j'ai trouvée intéressante.

Chaque personne, tous les événements de ta vie sont là
parce que tu les attirés là.

Ce que tu choisis de faire avec eux n'appartient qu'à toi.
(Richard Bach)

mardi 20 juillet 2010

Aimer les gens tels qu'ils sont

Lorsque nous aimons les gens, je pense que nous devons les aimer tels qu'ils sont, ou bien alors c'est que nous ne les aimons pas vraiment.
Certaines attitudes, certains comportements peuvent nous agacer chez certains de nos amis, de nos proches. Ou bien nous les acceptons avec leurs défauts (enfin, qui sont pour nous des défauts, mais en sont-ils vraiment ?), ou bien nous décidons d'arrêter de les fréquenter. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas parfaits nous non plus (et heureusement), et certaines de nos attitudes peuvent aussi agacer les autres.
Aimer les gens, c'est les accepter tels qu'ils sont, et ne pas vouloir les mettre dans un moule qui ne serait pas le leur. Ils ne seraient plus eux. Qu'est-ce que ce serait ennuyeux de pouvoir formater les gens comme nous le voudrions ! *
De toute façon, comme je le dis souvent, nous ne pouvons pas plaire à tout le monde et nous ne pouvons pas non plus pas aimer tout le monde. C'est logique. Et c'est tant mieux.
Et aussi, et surtout, ne rien exiger, que ce soit en amitié ou en amour. Si nous respectons les autres, si nous les aimons, nous n'avons pas le droit d'exiger, d'imposer.
Savoir accepter ce que l'on nous donne, donner sans forcément attendre en retour, voilà ce que devraient être les relations avec les gens que nous aimons. Pas toujours facile, je vous l'accorde, mais au moins pas de frustration et pas d'attente. Juste le plaisir de recevoir et de donner. Utopique ? Peut-être... mais réalisable, oui, sûrement.

*Je repense à ce livre de Boris Vian : "Et on tuera tous les affreux". Il faudra que je vous en parle. Fameux ce livre ! ;-)
Voici déjà le résumé de l'histoire : cliquez sur Résumé