Pour finir la journée joliment, je vous mets ce texte que j'ai lu chez gentitroubadour...
oh pardon ! chez gitantroubadour (sourire).
« Un homme cheminait, le front bas, le long de la plage.
De temps en temps, il se penchait, ramassait au bord des vagues, sur le sable, on ne savait quoi, et le jetait au loin dans la mer.
Un promeneur qui l'observait avec curiosité s'approcha de lui, le salua et demanda :
- Que faites-vous ?
- Vous le voyez, répondit l'autre, je rends à l'océan ses étoiles de mer. La marée les a apportées, elles sont restées là, sur le sable. je dois les remettre à l'eau, sinon, c'est sûr, elles vont mourir.
- Des étoiles de mer, signala le promeneur, rien que sur cette plage, il y en a des milliers. Et le long de toutes les côtes, tous les jours, il s'en échoue des millions, que vous ne pourrez pas sauver ! C'est leur destin. Vous n'y pouvez rien changer.
L'homme ramassa une étoile, la tint un instant dans sa main...
Il murmura : oui, sans doute, vous avez raison.
Mais en la rejetant dans les vagues, il ajouta :
- Mais pour elle, ça change tout. »
« Un peu comme le petit colibri qui transportait des gouttes d'eau dans son bec pour éteindre un incendie de forêt : " Je fais ma part... "... » (dixit gitantroubadour).
« Le petit colibri » de Pierre Rabhi, un très joli conte aussi...
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samedi 2 mai 2020
lundi 24 octobre 2016
La modération, un art de vivre
J'avais recopié ce texte de Pierre Rabhi il y a plusieurs mois. Je ne sais pas pourquoi je ne l'avais pas encore publié. C'est donc pour aujourd'hui. Lisez-le, lentement, calmement. Il dit des trucs vraiment bien cet homme. :-)
« Il est dommage que le temps passé à essayer de savoir s'il existe une vie après la mort ne soit pas consacré à comprendre ce qu'est la vie, et, en comprenant son immense valeur, à agir pour en faire un chef-d'oeuvre inspiré par un humanisme vivant et actif, au sein duquel la modération serait un art de vivre. Il serait dommage, après avoir été repu de souffrance et de non-sens, de se demander au terme de sa propre vie non pas s'il existe une vie après la mort, mais s'il en existe vraiment une avant la mort, et ce qu'elle représente dans le mystère de la vie. Une existence accomplie se mesure-t-elle à la réussite économique, politique, ou autre ? Tout est élément éphémère dans ce fleuve peu tranquille que nous appelons l'histoire. Même ceux que nous nommons les "grands hommes" y disparaissent, ne laissant au creux de notre mémoire qu'une empreinte évanescente dans l'immensité infinie du silence. Toutes les disciplines scientifiques réunies ne peuvent nous éclairer, parce qu'elles ne nous donnent à comprendre que les fragments d'un phénomène qui échappe à la compréhension globale. Elles ont cependant le mérite, pour les âmes humbles, de mettre en évidence l'impossibilité pour la pensée, de nature limitée, de nous permettre l'accès à une réalité de nature illimitée. Cependant, lorsque la pensée prend conscience de ses limites, silencieuse, elle nous conduit jusqu'aux rivages de l'inconnu. Elle s'apaise alors, découvre la sobriété, et nous introduit à une contemplation dénuée de tout questionnement sans objet, de toute attente ou ambition, qui ouvre notre être profond à ce qui n'est réductible à aucun langage. Il est probable que le silence auquel se heurte notre désir de savoir l'essentiel de l'essentiel soit la cause de nos plus grands tourments, et transforme la vie en un enfermement, alors que l'univers tout entier nous invite à la liberté la plus absolue. Nos connaissances ont pu nous expliquer comment une humble graine germe et perpétue la vie, mais n'ont jamais élucidé le pourquoi de la vie. »
-> Pierre Rabhi (Vers la sobriété heureuse, p. 90-91)
« Il est dommage que le temps passé à essayer de savoir s'il existe une vie après la mort ne soit pas consacré à comprendre ce qu'est la vie, et, en comprenant son immense valeur, à agir pour en faire un chef-d'oeuvre inspiré par un humanisme vivant et actif, au sein duquel la modération serait un art de vivre. Il serait dommage, après avoir été repu de souffrance et de non-sens, de se demander au terme de sa propre vie non pas s'il existe une vie après la mort, mais s'il en existe vraiment une avant la mort, et ce qu'elle représente dans le mystère de la vie. Une existence accomplie se mesure-t-elle à la réussite économique, politique, ou autre ? Tout est élément éphémère dans ce fleuve peu tranquille que nous appelons l'histoire. Même ceux que nous nommons les "grands hommes" y disparaissent, ne laissant au creux de notre mémoire qu'une empreinte évanescente dans l'immensité infinie du silence. Toutes les disciplines scientifiques réunies ne peuvent nous éclairer, parce qu'elles ne nous donnent à comprendre que les fragments d'un phénomène qui échappe à la compréhension globale. Elles ont cependant le mérite, pour les âmes humbles, de mettre en évidence l'impossibilité pour la pensée, de nature limitée, de nous permettre l'accès à une réalité de nature illimitée. Cependant, lorsque la pensée prend conscience de ses limites, silencieuse, elle nous conduit jusqu'aux rivages de l'inconnu. Elle s'apaise alors, découvre la sobriété, et nous introduit à une contemplation dénuée de tout questionnement sans objet, de toute attente ou ambition, qui ouvre notre être profond à ce qui n'est réductible à aucun langage. Il est probable que le silence auquel se heurte notre désir de savoir l'essentiel de l'essentiel soit la cause de nos plus grands tourments, et transforme la vie en un enfermement, alors que l'univers tout entier nous invite à la liberté la plus absolue. Nos connaissances ont pu nous expliquer comment une humble graine germe et perpétue la vie, mais n'ont jamais élucidé le pourquoi de la vie. »
-> Pierre Rabhi (Vers la sobriété heureuse, p. 90-91)
samedi 31 janvier 2015
Pierre Rabhi, un homme sage
J'ai regardé cette vidéo chez Kristel, et j'ai envie de la partager avec vous :
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