Encore un film vu hier soir en replay et dont j'ai envie de vous parler : GOODBYE.
« Mariés depuis trente ans, Grace et Edward coulent des jours paisibles dans leur cottage sur la côte anglaise. Elle, exubérante et volubile, administre la maison. Lui, discret et effacé, achève une carrière d’enseignant. Mais ce matin-là, cette vie bien réglée s’apprête à voler en éclat. À l’occasion de la visite de leur fils Jamie, Edward trouve le courage d’annoncer à sa femme sa décision : dans une heure, il quittera la maison pour une nouvelle vie. Sans elle. » (Télérama)
« Sur la base d'histoire simple, racontée avec un immense talent d'écriture, et d'interprétation, ce mélodrame raconte la séparation d'un couple, et au milieu un fils, adulte. C'est tellement banal et tellement humain à la fois, magnifiquement bien fait, avec autant d'humilité que de pertinence, au service des enjeux dramatiques. » (Allociné)
« Un fils est pris dans la tourmente du divorce douloureux de ses parents après 30 ans de mariage. Finesse des sentiments et des dialogues, superbe réalisation et cadrages dans les côtes sud de l'Angleterre. Les trois acteurs sont somptueux. » (Allociné)
Dans les vingt dernières minutes du film, un échange entre la mère et le fils m'a particulièrement marquée et touchée, c'est aussi pour cela que j'ai envie de vous parler de ce film, mais peut-être que cela ne signifiera rien pour vous...
Hier soir, j'ai regardé un film (en replay) sur Arte : « UN ANGE A MA TABLE ». Un film bouleversant sur la vie de Janet Frame, une écrivaine néo-zélandaise. Janet Frame était une fillette, puis une femme maladivement timide, hypersensible, malmenée par la moquerie des autres, malmenée par la vie, mais qui avait un immense talent pour l'écriture, pour la poésie, et c'est ce qui la sauvera d'un destin qui aurait pu être tragique. Un film que j'ai aimé et que je regarderai sans doute une deuxième fois, voire plus, un film que je vous recommande.
L'histoire
« Les premières années de Janet Frame sont marquées par l’épilepsie de son frère et la noyade de sa sœur aînée. Mais elle possède une énorme soif de savoir et rêve de devenir écrivaine. Convaincue d’être banale et peu attirante, elle se réfugie dans le monde de la poésie. À l'âge adulte, elle est diagnostiquée schizophrène après une tentative de suicide et soumise aux traitements inhumains de la psychiatrie de son temps. Seule l’écriture la sauve d’une lobotomie expérimentale. Elle quitte l’hôpital au bout de huit ans et, avec l’aide de Frank Sargeson, un écrivain excentrique, commence à écrire un roman… »
« Une boule de cheveux en feu pour un esprit qui s’embrase… S’emparant de la vie extraordinaire de sa compatriote Janet Frame, Jane Campion signe un film incandescent, porté par les trois flamboyantes actrices rousses, également habitées, qui incarnent l’écrivaine aux différents âges de sa vie. Se gardant de mettre en scène un biopic sur un phénomène de la littérature, l’intuitive cinéaste excelle surtout à pénétrer le secret de l’enfance, son insouciance, sa solitude et ses tourments. Entre courses éperdues dans les collines venteuses et complicité d’une fratrie nombreuse, illustrée par la drolatique scène d’une tentative d’endormissement synchronisé, Janet grandit à la lisière de la folie, s’éveillant au monde, nourrie d’une étrange poésie. Mais si Un ange à ma table plonge dans le torrent d’émotions de son ultrasensible héroïne, dont la féminité éclot sauvagement, la gravité s’y décline avec délicatesse. Car le talent de l’écrivaine est détaché de sa schizophrénie présumée pour s’ancrer à sa fraîcheur d’âme. "Beaucoup étaient convaincus que cette maladie mentale était sa source d’inspiration. Mais ses douloureuses et véridiques autobiographies ont balayé cette légende et, après avoir lu les trois volumes, j’ai ressenti le besoin de faire connaître Janet et son style d’écriture", pointait Jane Campion à la sortie du film. Un portrait de femme d’une magistrale beauté. »
Je sus que j'étais une rêveuse, simplement parce que la réalité m'apparaissait trop sordide, soumettant année après année nos rêves à un déclin impitoyable. (Janet Frame)
Pour découvrir ou en en savoir davantage sur Janet Frame, lisez cet article paru sur Wikipédia : → Janet Frame
Hier, je suis allée au cinéma voir : « PRESQUE », film de Bernard Campan et Alexandre Jollien. J'ai beaucoup aimé. Je suis évidemment sensibilisée par le handicap, quel qu'il soit, par rapport à mon petit-fils Noé.
C'est une amie blogueuse en décembre 2013 qui m'avait fait connaître Alexandre Jollien.
J'ai lu en 2014 son livre : « Éloge de la faiblesse », un livre qui m'avait parlé bien sûr.
Et depuis, je suis l'actualité de ce philosophe aux paroles justes et sages.
Bande annonce du film PRESQUE :
Synopsis :
« Lausanne. Louis est directeur d’une société de pompes funèbres. Célibataire endurci, à 58 ans il se consacre entièrement à son métier et ne peut se résoudre à prendre sa retraite.
Igor a 40 ans, un esprit vif dans un corps handicapé : il est infirme moteur cérébral. Igor livre des légumes bios sur son tricycle pour payer son loyer et passe le reste de son temps dans les livres, à l’écart du monde, avec ses compagnons de route, Socrate, Nietzsche et Spinoza.
Par un hasard qui n’appartient qu’à la vie, les chemins de Louis et d’Igor se croisent. Sur un coup de tête, Louis décide d’emmener Igor avec lui. Ils partent tous deux en corbillard conduire la dépouille d’une vieille dame, Madeleine, au pied des Cévennes.
A travers ce périple égrainé de rencontres, Louis et Igor vont s’épauler pour conquérir pas à pas un art de vivre, une liberté quant au regard de l’autre, nous délivrant ainsi une leçon ultime : aimer la vie telle qu'elle se donne et se départir de soi. »
« Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes". Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes. »
Ce film, issu d'une histoire vraie, parle aussi, car on l'oublie souvent, de la difficulté des parents d'enfants handicapés à leur trouver une place dans un institut, se sentant parfois complètement abandonnés et démunis.
Un film qui m'a énormément touchée, brassée, bouleversée...
Vous en connaissez la raison...
Hier soir, je suis allée au cinéma voir : "Celle que vous croyez", un film de Safy Nebbou, avec, dans le rôle principal, une Juliette Binoche magistrale et fascinante. Un sujet grave et tellement d'actualité...
Les réseaux sociaux. La virtualité. Les échanges. Le jeu. La séduction. L'amour. Les fausses confidences. Les engrenages du mensonge. La désillusion...
« Pour épier son ex, Claire, quinquagénaire, se fait passer sur Facebook pour Clara, 24 ans. Un thriller savamment construit, surprenant de bout en bout.
Un jour, Claire est larguée par son jeune amant Ludo. L’humiliation est douloureuse pour cette universitaire de 50 ans, déjà quittée par son mari. Est-ce le début de la fin de sa vie amoureuse ? Pour épier Ludo, elle crée un faux profil Facebook : photo volée à l’appui, elle devient Clara, 24 ans, éclatante de charme et de jeunesse. Contactée par Alex, le coloc de Ludo, Claire se prend au jeu de la séduction virtuelle. Il tombe amoureux. Elle aussi. De subterfuges en fantasmes, Claire s’illusionne, perd pied. Mis à part les années, cet avatar n’est-il pas vraiment elle-même ?
Le thème du double inspire Safy Nebbou. On se souvient de L’Empreinte de l’ange (2008) où Catherine Frot décidait de devenir mère à la place d’une inconnue. Et de L’Autre Dumas, en 2010, où Auguste Maquet, le nègre d’Alexandre Dumas, se faisait passer pour l’écrivain afin de séduire une femme. Se cacher derrière une nouvelle identité pour se réinventer, ou pour voler un bonheur auquel on pense avoir droit : cette obsession tenaille Claire. En adaptant le roman de Camille Laurens, le réalisateur aborde plusieurs vertiges : la peur de vieillir, bien sûr, et de l’abandon, mais aussi le mystère amoureux, où les mots et la voix de l’être désiré comptent autant que l’enveloppe charnelle. Le réalisateur donne, d’ailleurs, une construction savante au récit, surprenant jusqu’à la fin, et entretient le suspense par sa mise en scène des messages écrits et des appels téléphoniques. De même, une thérapeute-confidente (Nicole Garcia) finit par prendre des allures de détective, sur la belle musique de polar signée Ibrahim Maalouf.
Plus que la toxicité des réseaux sociaux où tout peut s’inventer, c’est bien le mensonge, aux autres et à soi, qui est décortiqué dans ce thriller romanesque et singulier. Face à François Civil, parfait en romantique moderne, Juliette Binoche a rarement été aussi fascinante : égarée ou sensuelle, elle fait fusionner Claire et Clara dans son apparence même, comme si l’amour la rajeunissait. Une nouvelle Mme de Merteuil pour ces liaisons dangereuses virtuelles. »
Michèle Morgan nous a quittés hier à l'âge de 96 ans.
« Le Quai des brumes » de Marcel Carné 1938
« T'as d'beaux yeux, tu sais... », la célèbre réplique de Jean Gabin à Michèle Morgan.
Oui, elle avait de beaux yeux, et un immense talent.
Adieu belle Michèle...
J'ai vu ce soir au cinéma un TRES BEAU film : JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan, un huis clos familial d'une intensité magnifique.
L'histoire :
« Le héros, âgé de 34 ans, revient dans sa modeste famille provinciale, avec le projet d'annoncer sa mort prochaine. Il n'a pas vu sa mère, son frère aîné et sa petite sœur depuis douze ans. Il n'a pas jamais rencontré sa belle-sœur, même à l'occasion de la naissance de ses neveux. Il est devenu écrivain, pour le théâtre, dans la capitale. »
La bande annonce :
Si vous voulez en savoir plus sur ce film, cliquez sur -> Télérama
Ce soir, je suis allée voir au cinéma «
Les Innocentes », un film de Anne Fontaine, un film dur, bouleversant, et magnifique ! Et une très belle interprétation. Un film que j'ai beaucoup aimé, mais qui me laisse un goût amer, car de tels drames existent encore dans certains pays...
Je vous mets ci-dessous les critiques de
Télérama ainsi que la bande annonce.
« Un couvent polonais, en 1945. Dehors, dans l'hiver, la guerre s'attarde. L'occupant soviétique est partout, ses soldats rôdent dans le froid comme des bêtes affamées. Quelques mois plus tôt, ces loups sont entrés chez les nonnes, laissant derrière eux une trentaine de femmes traumatisées et - pour quelques-unes - enceintes.
Anne Fontaine, cinéaste éclectique (de Coco avant Chanel à Perfect Mothers ou Mon pire cauchemar), s'est inspirée d'un fait historique réel et du journal intime d'une Française, médecin pour la Croix-Rouge, seul recours des religieuses isolées. C'est cette série de rencontres que développe le film : la progression d'un apprivoisement mutuel, d'une confiance patiemment tissée, visite après visite. Filmée en quasi-huis clos, dans la grisaille du couvent, cette histoire de naissances et de renaissance, tout en scènes délicates et justes, repose en grande partie sur le talent des interprètes. Lou de Laâge est lumineuse, qu'elle donne la réplique à son collègue et amant Vincent Macaigne (dans le rôle d'un faux cynique amoureux) ou qu'elle se confronte à ses patientes polonaises, dont la bouleversante Agata Buzek.
La jeune doctoresse est moderne, rationaliste, athée. Ses patientes cloîtrées sont repliées sur leur secret, leur honte et leur souffrance. Entre ces femmes si différentes, la cinéaste sait pourtant construire un lien fort, salvateur, le rendre crédible et touchant : une affaire de solidarité féminine et, au-delà, de réponse fraternelle à la violence du monde. Un transfert progressif de la foi, vers l'humain. (Cécile Mury) »
Encore un très beau film ce soir, que je vous conseille d'aller voir : « The Danish girl » de Tom Hooper, avec Eddie Redmayne et Alicia Vikander dans les rôles principaux.
Résumé et critiques de
Télérama :
« Gerda et Einar Wegener, couple fusionnel, partagent la même passion pour la peinture. Gerda a du mal à vendre ses oeuvres tandis qu'Einar a beaucoup de succès avec ses paysages. Un jour, la jeune femme demande à son mari de jouer les modèles en portant une robe et des chaussures de femme. Einar s'exécute et découvre, bouleversé qu'il adore ça. Par jeu, Gerda propose à Einar de se faire passer pour une femme lors d'une fête. Einar prend le nom de Lili et se fait aborder par Henrik, tombé sous le charme. Il se laisse embrasser tandis que Gerda assiste à la scène. Désemparée, elle demande à son mari de ne plus jamais changer d'identité... »
« Il était né Einar Wegener, au Danemark en 1882, et fut un des premiers hommes à devenir femme, sous le nom de Lili Elbe, après une opération dite aujourd'hui de « réassignation sexuelle ». Avant d'en arriver là, Einar dut échapper à des médecins prêts à le lobotomiser pour guérir sa « perversion » ou à le faire enfermer chez les fous... Les moeurs médicales et la morale d'hier ne sont pourtant pas le sujet de cette reconstitution. C'est d'un voyage identitaire qu'il s'agit. A travers l'histoire d'un homme qui ose se déclarer et s'affirmer femme, Danish Girl célèbre en effet le courage d'être soi-même. Un sujet d'une éternelle actualité. (...) »
-> Pour lire la suite, cliquez sur
Télérama.
Hier soir, séance cinéma. Je suis allée voir : « 45 ANS », un TRES BEAU FILM de Andrew Haigh avec Charlotte Rampling et Tom Courtenay. J'ai beaucoup aimé.
Synopsis et critique pris sur
Télérama :
« Kate et Geoff Mercer vivent un bonheur tranquille depuis 45 ans. Alors qu'ils s'apprêtent à célébrer leur anniversaire de mariage avec des amis, Geoff reçoit une lettre de Suisse l'informant que le corps de son ancienne compagne a été retrouvé. Elle avait trouvé la mort dans les années 1960 alors qu'ils faisaient une excursion. Kate veut en savoir plus, mais pour Geoff, ce sont des souvenirs douloureux. Au fil des conversations, Kate s'aperçoit que son mari n'a jamais vraiment oublié cette femme et que celle-ci fut l'amour de sa vie. Désemparée, elle va de découvertes en découvertes alors que la date de la fête approche... »
« Tout se joue, pour paraphraser Nathalie Sarraute, sur un oui ou sur un non... Allongée, la nuit, dans le lit conjugal, Kate pose une question à son mari. Cette femme, disparue il y a un demi-siècle dans les glaces des Alpes et dont on vient de retrouver le corps, cette Katya dont il ne lui a jamais parlé, mais qui semble avoir eu une si grande place dans sa vie, l'aurait-il épousée, jadis, si elle n'était pas morte ?... Sans la moindre hésitation, comme une évidence, Geoff lui répond « Oui. » Et rien ne compte plus, soudain, pour Kate que ce oui. Tout s'écroule. Ce n'est pas vraiment de la jalousie, mais une brisure. Un brusque anéantissement. Comme si un virus, entré par effraction dans son organisme, détruisait à une vitesse folle toute sa mémoire, et les souvenirs qu'elle y avait soigneusement sauvegardés.
Elle tente de réagir. Dans quelques jours aura lieu cette fête — pour leurs quarante-cinq ans de mariage, quelle ironie ! — et il lui faut lancer des invitations, acheter des cadeaux. Elle essaie, donc, de se persuader que sa réaction était folle. Irraisonnée. Déraisonnable... D'ailleurs, la vie semble reprendre son cours. Un soir, elle danse avec Geoff au son de Smoke gets in your eyes et ils font même l'amour, comme avant. Mais le fantôme de cette rivale au prénom si semblable au sien ne la quitte plus. Elle s'interroge. Que d'hypocrisies, que d'impostures : elle se croyait l'élue, elle n'était que la doublure. Elle n'a servi à Geoff que de pansement, de remède contre ses doutes et ses angoisses. Elle hurle en silence. Comme l'héroïne d'Alberto Moravia (et de Jean-Luc Godard) qu'un détail insignifiant poussait au mépris, elle découvre la haine...
C'est un film discret et terrible où le réalisateur a l'intelligence de faire du troisième âge non pas une génération molle et assoupie, mais ardente et tourmentée. La sagesse ? Un attrape-nigaud, un leurre que le moindre déchirement efface. Plutôt doué (il avait détaillé la complexité d'une aventure gay dans Week-end), Andrew Haigh mise constamment sur la cruauté furtive. Il n'atteint pas tout à fait, hélas, la subtilité d'un Joseph Losey adaptant Harold Pinter, mais s'en approche. Charlotte Rampling (nommée à l'Oscar) et Tom Courtenay, eux, sont à l'aise dans cet univers chuchoté et menaçant. Leurs voix, leurs intonations et même leurs silences créent, à chaque instant, une ambiguïté toute musicale. (Pierre Murat) » (source : Télérama)
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