Affichage des articles dont le libellé est Sauvage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sauvage. Afficher tous les articles

jeudi 27 juin 2013

Sauvage…

Dans ma pelouse, devant la maison, il y a quelques massifs de fleurs, des fleurs que j'ai envie d'appeler des fleurs domestiques, achetées dans un magasin et repiquées directement dans la terre. Des roses, des lys, des iris, des pétunias, … C'est joli, c'est coloré, c'est agréable à regarder, c'est entretenu, j'aime bien.
Et puis, un peu derrière la maison, un peu moins en vue, il y a un autre massif, celui que je préfère. C'est un massif "sauvage". J'ai eu envie cette année d'avoir un massif sauvage. Sauvage parce qu'en fait y poussent toutes les fleurs des prés qui le désirent : des boutons d'or, des fleurs de trèfle, des oeillets sauvages, des fleurs d'églantiers, etc., et où se mêlent également de la menthe. Ce massif-là, je ne le désherbe pas, je laisse tout ce qui veut bien pousser. Mais en fait, de la mauvaise herbe, il n'y en a pas beaucoup, les fleurs sauvages sont trop contentes d'avoir leur massif à elles, et elles prennent toute la place. J'aime ce massif.

Je suis une ancienne fille de la ville, mais j'ai pourtant toujours préféré les lieux un peu sauvages : les coins perdus et un peu reculés de campagne où l'on ne rencontre personne si ce n'est quelques biches ou chevrettes ; les côtes sauvages de l'Océan contre lesquelles viennent se jeter les vagues avec force. Mais ne me disait-on pas, lorsque j'étais gamine, que j'étais une petite "sauvage"  ? En effet, je me cachais, je fuyais les gens, je m'enfermais dans ma chambre. Même si je suis devenue plus sociable, et heureusement, la petite sauvage est toujours tapie au fond de moi. On ne change pas ainsi et, quelque part, tant mieux, car j'ai appris à l'aimer cette petite sauvage… et aussi à l'apprivoiser… (sourire)
.