lundi 22 décembre 2025
jeudi 16 mai 2024
L'autre, cet inconnu...
samedi 13 mai 2023
Les pâquerettes de mon pré
samedi 26 novembre 2022
Christian BOBIN, le poète au cœur d'enfant
J'ai lu plusieurs de ses ouvrages, j'aimais son écriture, j'aimais la poésie de ses mots.
La part manquante
« Ce qu'on apprend dans les livres, c'est-à-dire "je vous aime". Il faut d'abord dire "je". C'est difficile, c'est comme se perdre dans la forêt, loin des chemins, c'est comme sortir de maladie, de la maladie des vie impersonnelles, des vies tuées. Ensuite il faut dire "vous". La souffrance peut aider - la souffrance d'un bonheur, la jalousie, le froid, la candeur d'une saison sur la vitre du sang. Tout peut aider en un sens à dire "vous" , tout ce qui manque et qui est là, sous les yeux, dans l'absence abondante. Enfin il faut dire "aime". C'est vers la fin des temps déjà, cela ne peut être dit qu'à condition de ne pas l'être. La dernière lettre est muette, elle s'efface dans le souffle, elle va comme l'air bleu sur la plage, dans la gorge. "Je vous aime." Sujet, verbe, complément. Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement de temps pour s'atteindre. »
vendredi 19 mars 2021
Un peu de neige et un merle chanteur...
vendredi 4 décembre 2020
Sur le chemin...
dimanche 8 avril 2018
L'art de vivre...
L'art de vivre consiste à garder intact le sentiment de la vie et à ne jamais déserter le point d'émerveillement et de sidération qui seul permet à l'âme de voir.
(Christian Bobin)
lundi 16 novembre 2015
« Quand je n'écris pas... »
-> « La grande vie » - Christian Bobin
mardi 6 octobre 2015
Ecrire l'inconsolable...
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| Photo prise sur le net |
« Ecrire l'inconsolable engendre une paix, comme une lampe qui tourne et propose ses ombres chinoises à l'enfant au bord de s'endormir. Quand je pense aux gens que j'aime et même à ceux que je n'aime pas, quand j'y pense vraiment, les bras m'en tombent. La vie s'approche de nous. Elle guette le moment favorable pour frapper puis, à chacun, elle lance : chante, maintenant. Vas-y, chante. Ecris. »
-> "La grande vie" - Christian Bobin
samedi 3 octobre 2015
« Cette vision m'a brisé le coeur »
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| Photo prise sur le net |
« Dans un pré j'ai vu un agneau suivre sa mère au millimètre près. Il n'y avait aucune distance entre elle et lui. Il y en avait beaucoup moins qu'entre des amants de légende. Il venait de naître et n'avait qu'elle pour guide. Elle était ses yeux, son âme, son unique certitude sur la terre. Cette vision m'a brisé le coeur. L'air est entré par la brisure. »
-> "La grande vie" - Christian Bobin.
jeudi 1 octobre 2015
« La grande vie »
Après le déjeuner, nous avons circulé dans le rayon livres d'un magasin, une habitude que nous avons, aimant autant l'une que l'autre lire. J'ai acheté "La grande vie" de Christian Bobin. Sur l'une des premières pages, une phrase qui m'a parlé et qui m'a décidée à l'acheter : « Ceux qui nous sauvent de notre vie ne savent pas qu'ils nous sauvent. » Je vous en mettrai des extraits.
Un éclair vient de zébrer le ciel noir, en face. Le tonnerre a suivi. L'orage approche...
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mardi 3 mars 2015
A bonne distance...
Certaines choses et certains êtres ont besoin de la distance qui les sépare de nous, et que cette distance demeure infranchissable. Ils y puisent leur nourriture. »
-> Christian Bobin
dimanche 23 novembre 2014
un amour et une mort
-> Christian Bobin
lundi 3 décembre 2012
Johann Sebastian Bach et Christian Bobin
Un homme arrive au paradis.
Il demande à un ange, à son ange, de lui montrer le chemin qu'ont dessiné ses pas sur terre, par curiosité.
Par enfantin désir de voir et de savoir.
Rien de plus simple, dit l'ange.
L'homme contemple la trace de ses pas sur cette terre, depuis son enfance jusqu'à son dernier souffle.
Quelque chose l'étonne parfois, il n'y a plus de traces.
Parfois, le chemin s'interrompt et ne reprend que bien plus loin.
L'ange dit alors : Parfois votre vie était trop lourde pour que vous puissiez la porter. Je vous prenais donc dans mes bras, jusqu'au jour suivant où la joie vous revenait, et alors vous repreniez votre chemin.
(Christian Bobin - « La vie passante »)
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