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vendredi 24 février 2012

Avez-vous peur du noir ?

Lorsque j'étais enfant, mes parents devaient mettre une petite veilleuse dans la pièce où je dormais car j'angoissais profondément si je me trouvais dans le noir complet. Je dis la pièce, car jusqu'à l'âge de 13 ans environ, je n'avais pas de chambre, je dormais dans un coin de la salle-à-manger dans un lit placard. Vous savez, ces lits que l'on ouvre le soir et que l'on referme le matin, ces lits qui se transforment en meubles pour la journée. Ce meuble, à lui seul, représentait ma chambre. Les moyens financiers de mes parents ne leur permettaient pas de louer plus de pièces dans cette grande maison où nous habitions. Et quand cela fut possible, il fut normal que ce soit tout d'abord ma soeur, puis ensuite mon frère (mes aînés) qui disposent en premier d'une chambre à eux. Puis, alors que cela aurait pu être mon tour, mon père est mort, subitement, et nous avons déménagé. J'ai ensuite partagé une chambre avec ma soeur. Je n'ai jamais eu une chambre pour moi toute seule. J'aurais aimé pourtant avoir ma pièce à moi, rien qu'à moi. Surtout à l'adolescence.
Donc, j'en reviens à la peur du noir, j'avais besoin d'une veilleuse pour pouvoir m'endormir, pour surveiller si personne ne rentrait dans la pièce et ne m'attaque, et surtout, surtout, pour m'assurer que je ne devenais pas aveugle. Devenir aveugle... C'était l'une de mes angoisses de petite fille: devenir aveugle. Je ne sais pas pourquoi j'avais cette peur. Et d'ailleurs, tout en écrivant, je repense à un livre, à un conte, qui a peut-être bien contribué à cette peur... Je ne me rappelle plus du titre de ce livre, c'est dommage, car je le revois dans mes mains, en train de le lire. Il s'agissait d'un conte qui racontait l'histoire d'une petite fille qui était méchante, très méchante, surtout avec sa maman. Je ne sais plus comment cela arrivait, mais celle-ci, sa maman, perdait subitement la vue. La petite fille méchante, peu à peu, apprenait ce qu'était la gentillesse, et à la fin du conte, elle offrait ses yeux pour que sa maman puisse retrouver la vue, mais elle, devenait aveugle. C'était en quelque sorte un sacrifice. Quelle drôle d'histoire à faire lire à une petite fille ! Il y a des histoires que l'on ne devrait jamais faire lire à des enfants, ceux-ci sont facilement impressionnables et encore plus s'ils ne vivent pas dans un climat suffisamment rassurant. Cette peur m'a poursuivie durant de nombreuses années.

A l'heure actuelle, je peux dire qu'elle a pratiquement disparu, mais je dois avouer que je n'aime toujours pas dormir dans une salle complètement obscure. Le cadran lumineux de mon réveil, un rai de lumière venant de la fenêtre me suffisent, juste un petit point lumineux, en fait, cela me suffit, cela me rassure...

Et vous, avez-vous peur du noir ?... Avez-vous des souvenirs liés à cette peur ? Si vous voulez raconter, allez-y, j'en serai ravie... :-)

18 commentaires:

  1. Le noir complet est angoissant parce que par définition nous ne voyons rien, nous les voyants. J'ai toujours dormi dans une pièce où les volets étaient à " claire-voie ". Un peu de lumière passait sur le plafond, en particulier celle des phares de voitures. Donc le passage au noir complet était progressif,et par conséquent,sans crainte.
    En revanche je fais un rêve récurrent : je roule de nuit en voiture et j'oublie de mettre les phares et là, c'est l'horreur ! D'autant plus que l'angoisse de ne pas être vue et la peur de l'accident ne me réveillent même pas. Le cauchemar en somme ! ( et je ne connais pas l'origine et la cause de ce rêve )
    Voilà, bonne journée bien claire et pleine de soleil !!! Amitiés.

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    1. Bonsoir Sable du temps
      Merci pour t'être exprimée à ce sujet. Ton rêve me fait penser à un que je fais parfois : je suis dans ma maison, dans le noir, je veux allumer, j'appuie sur les interrupteurs, mais aucun ne marche, et c'est la panique !
      Bonne soirée à toi, Sable, et bon dimanche. Bises.

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  2. Coucou Françoise

    Moi j'ai peur du noir. J'ai toujours eu peur du noir.
    Je n'aime pas dormir dans une pièce avec les volets clos, mais si j'ai une lampe électrique sous mon oreiller pas de problème.

    Le noir représente pour moi, le fait de ne rien voir et d'être enfermée ! Même si une lampe de chevet est à mes côtés, l'angoisse de ne pas trouver à pouvoir l'allumer de suite me panique !!
    Inutile de te dire "l’ascenseur" je le prends vraiment quand je ne peut faire autrement !!!!
    Il m'est arrivée d'être coincée dans un ascenseur, naturellement j'arrive à me raisonner, mais avant mon cœur bat la chamade !!

    Je ne sais pas très bien pourquoi !! Il y a sûrement une raison, mais.....
    Donc je dors avec les volets mis-clos ♥

    Bon week-end Ma Françoise
    Je t'embrasse très fort
    Claude

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    1. Coucou Claude
      sourire... J'ai toujours une lampe de poche près de moi. Je me dis : on ne sait jamais, s'il y a une panne... :-)
      Cela me rassure de te lire, de vous lire, je ne suis donc pas la seule, même si cette peur s'est tout de même beaucoup atténuée ces dernières années.
      Bon week-end à toi, aussi, Claude.
      Je t'embrasse très fort, moi aussi.

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  3. Je corrige :
    "quand je peux"
    Je suis trop enthousiaste et j'oublie de faire attention aux fautes !!
    Bisous
    Claude

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    1. L'enthousiasme est une qualité, Claude ! :-)
      Bisous.

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  4. honnêtement, je n'ai jamais eu peur du noir.. en fait, je n'ai jamais peur de tout ce qui est "naturel", lié au mouvement de la terre, sa nature etc.. Y être seule est une forme de sérénité.. Il faut dire que j'ai passé mon enfance sur une île quasi déserte à l'époque.. :) bisous

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    1. Ceci explique peut-être cela. Je pense que nos peurs sont liées à notre enfance, et diffèrent donc d'après ce que nous avons vécu, chacun et chacune.
      Bonne soirée, Ella, et bon dimanche. Bisous.

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  5. mes sensations sont tres tres proches de celles D'Ella B,qui par ailleurs s'est exprimer d'une facon d'autant claire qu'eblouissante
    Peut-etre aussi qu'il y a un rapport entre peur du noir et peur de la mort

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    1. "Peut-être qu'il y a un rapport entre peur du noir et peur de la mort"
      Oui, Claude, cela se pourrait aussi. Et c'est peut-être pour cela que j'ai moins peur du noir, ces dernières années. En peu de temps, j'ai été confrontée à la mort en plusieurs fois (disparition de proches, ou proches qui ont frôlé la mort de très près), et je crois que, bizarrement, cela me l'a rendue plus familière, même si cela ne lui enlève en rien son côté révoltant et inacceptable, surtout lorsqu'il s'agit d'un enfant.
      Bonne soirée, Claude, et bon dimanche.

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  6. Il y a un poète africain qui a dit un jour: Ce n'est pas le noir qui nous fait peur. Ce qui nous fait peur est l'idée que nous avons du noir.

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    1. Et ce poète africain n'a peut-être pas tort...
      Bonne soirée à toi, Armando.

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  7. Je ne me rappelle pas avoir eu peur du noir, mais petite, j'avais peur du silence. Je trouve qu'il y a une certaine relation entre silence et obscurité.
    Aujourd'hui à l'inverse, j'adore le silence et le noir ne me dérange pas, bien au contraire, je dors beaucoup mieux lorsqu'il n'y a pas de lumière. Un seul point de lumière dans la chambre peut me déranger, c'est pour ça par exemple que je n'ai pas de réveil électronique.

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    1. Petite, je ne pense pas que le silence me faisait peur. Et maintenant, tout comme toi, j'aime le silence, l'absence de bruit. Mais, par contre, le silence des mots, le silence, l'absence, m'angoissent.
      Merci de ta visite, Pakita, et bonne fin de soirée à toi.

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  8. Enfant, c'est plutôt la peur de la quasi obscurité que j'avais. Je l'oppose au noir- tout-noir. c'est-à-dire que je dormais à l'étage, la fenêtre était à la hauteur du lampadaire de la rue. Il n'y avait pas de volets, mais des rideaux. Tout cela dessinait des ombres et des arabesques sur les murs qui me foutaient la trouille… Alors je préférais me cacher sous les couvertures dans le noir-noir.
    Autrement dit, je préfère une chambre totalement sans lumière la nuit.

    Mais ce qui me frappe le plus dans ton texte, c'est cette histoire des yeux dans ce conte. Quelle horreur !
    comme tu dis, comment peut-on donner de telles choses aux enfants…

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    1. J'ai aussi connu cela, Alain, me cacher sous les couvertures. C'était un peu paradoxal, avoir besoin d'une veilleuse, mais me cacher sous mes couvertures. Je me sentais à l'abri ainsi recouverte. Et ce que tu me dis me remémore un autre souvenir : dans cette pièce où je dormais, se trouvaient deux grands placards dans le mur. Je demandais à ma mère de les fermer à clé pour la nuit, car j'avais peur que quelqu'un ait pu se cacher dedans et sorte la nuit pour me faire du mal. J'étais vraiment une petite fille angoissée... :-(
      Oui, quelle horreur, comme tu dis, cette histoire ! il y avait de quoi traumatiser une petite fille déjà bien peureuse...
      Bonne fin de soirée à toi, Alain et douce nuit.

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  9. coucou Françoise

    Enfant, je n'avais pas peur du noir, et pour cause, ayant intégrée une famille d'accueil qui gardait 5 autres gosses... la plus petite refusait tout nette de dormir sans une lumière. Comme nous étions tous dans le même dortoir, chacun s'endormait avec de la lumière.
    Aujourd'hui le noir ne me gène pas, mais j'aime bien avoir toutes les portes ouvertes !!! sauf la porte d'entrée bien entendu.
    Bisous Françoise, bonne journée.

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    1. Coucou Marie :-)
      Tu aimes dormir la porte ouverte ? J'aime bien que la porte de la chambre soit fermée, quant à moi. Une habitude.
      Gros bisous à toi aussi, et douce nuit, Marie.

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.