mercredi 19 décembre 2012

Bonnes fêtes de fin d'année. A bientôt !

J'avais envie de vous parler encore de plein de choses, mais ces derniers jours, mon travail ne m'en a pas laissé le temps. Ce sera pour plus tard, ce n'est pas perdu. Et puis les fêtes approchent, la petite famille va arriver bientôt pour quelques jours, il faut préparer la maison pour leur venue. Et puis je vais être en vacances et je vais en profiter aussi pour respirer un autre air pendant quelques jours. Je mets donc mon blog en pause jusqu' 5 janvier environ.

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de Noël et de fin d'année, entouré(e)s des gens que vous aimez et qui vous aiment.
Je vous dis à l'année prochaine et je vous embrasse. A bientôt !

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Cadeau : vidéo trouvée ce soir sur internet, belle musique et joli dessin animé. Pour vous... :-)

jeudi 13 décembre 2012

Le (bon) sens des mots

Les mots n'ont pas le même sens pour tout le monde.

Un commentaire déposé sur un blog sur lequel je me rends régulièrement (Alter ego), m'a interpellée. Il m'a fait réfléchir à la difficulté que nous avons parfois à comprendre ce que veut nous dire l'autre, car bien souvent nous ne donnons pas le même sens aux mots, nous ne les prenons pas en tant que mots de l'autre, mais nous nous les approprions et nous leur donnons notre sens propre. Ou inversement, l'autre ne les prend pas forcément avec le sens que l'on veut leur donner, mais leur donne un sens propre à lui. Un mot peut paraître anodin pour quelqu'un, alors qu'il peut déclencher une crise chez l'autre, une peur, une angoisse, un questionnement. Attention aux mots ! Ils peuvent être mal interprétés, et c'est vraiment dommage... car il s'ensuit parfois de tristes malentendus qui n'auraient jamais dû exister.

Quelques citations glanées ici et là :
- « Les plus beaux mots du monde ne sont que des sons inutiles si vous ne pouvez pas les comprendre. » (Anatole France)
- « Chaque homme a des mots qu'on doit éviter de lui dire tout haut. » (Thomas Bernhard)
- « Un mot et tout est perdu, un mot et tout est sauvé. » (André Breton)
- « Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d'entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même... » (Bernard Werber)

photo trouvée sur le net

mercredi 12 décembre 2012

On ne peut s'empêcher de vieillir...

J'ai trouvé cette citation chez Grimini Sue, et je l'ai rapportée jusqu'ici, car elle m'a bien plu ! :-)

« On ne peut s'empêcher de vieillir, mais on n'est pas obligé de vivre en vieux. »
(Joseph Rony)
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mardi 11 décembre 2012

Et cela m'a réjouie !

Photo trouvée sur le net
Ce matin, en partant faire une course en voiture, je regardais le ciel avec ses gros nuages gris, temps morose, temps peu enclin au sourire. 
Et puis, un coin de ciel s'est dégagé et du bleu est apparu. Le soleil en a profité pour faire glisser quelques-uns de ses rayons lumineux. Cela n'a pas duré longtemps, quelques minutes tout au plus, car les nuages ont rapidement caché cette trouée azur, mais cette image m'a parlé. Et je me suis dit que malgré les gros nuages gris les dissimulant, le ciel bleu et le soleil sont toujours là, ils sont juste cachés à nos yeux, ils sont juste derrière, mais ils sont toujours là ! Je ne sais comment l'expliquer, mais cela m'a réjouie ! Il m'en faut peu, me direz-vous, mais n'est-ce pas le fait de s'émerveiller pour des petits riens qui font les instants de bonheur ? (sourire)

lundi 10 décembre 2012

Oui, je continue !

Il y a des périodes où je me demande si je continue à tenir mon (mes) blog(s) ou non. A part quelques exceptions, la plupart des blogueurs/blogueuses qui étaient présents à l'ouverture de mes blogs (Un coeur qui bat, Des mots pour le dire, 2007-2008) ne sont plus là. Ils/elles ont fermé leur espace, ils/elles ont disparu, certain(e)s en prévenant, d'autres sans adieux. Ils/elles étaient les compagnons et compagnes de mes débuts, nous avions partagé, échangé, nous nous étions côtoyés et suivis pendant des années. Ils/elles ne sont plus là et je me demande, moi, ce que je fais encore ici. 

Et puis, c'est au moment où je me pose toutes ces questions que de nouvelles têtes arrivent, de nouvelles têtes fort sympathiques et dynamiques, et alors, je ne me pose plus la question de savoir si je continue ou pas, je dis en souriant : Oui, je continue ! pour eux/elles, et pour tous (toutes) ceux/celles qui sont encore là et qui sont devenu(e)s de fidèles ami(e)s ! :-)
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dimanche 9 décembre 2012

Jeux interdits

Qui n'a pas eu le coeur chaviré et n'a pas été ému en regardant le film Jeux interdits ? En tous cas, pas moi.
Et pourquoi j'ai envie de mettre cette vidéo ce soir ? Je n'en sais rien. Peu importe. Ecoutons et regardons la ensemble...

 

Nous avions l'un et l'autre notre double

Etrange rêve que j'ai fait la nuit dernière. Je vous raconte :

C'était le matin, je sortais de ma chambre et j'allais à la cuisine, où je retrouvais mon mari déjà levé. Mais une porte s'ouvrait, et alors entrait un deuxième et identique mari ! son double, le même exactement ! mais lui ne le voyait pas. Par contre, il me disait qu'il voyait lui aussi mon double, tout près de moi, mais moi je ne le voyais pas. Je lui demandais alors de m'expliquer ce que mon "autre" était en train de faire. Il commençait à me le dire, lorsque je me suis réveillée... Nous avions donc l'un et l'autre notre double, à côté de nous, mais que nous ne pouvions pas voir, tout en voyant néanmoins le double de l'autre.

Il ne m'était encore jamais arrivé de faire un tel rêve. Maintenant, quel sens lui donner ? A moi de chercher... mais si vous avez une idée, je suis preneuse... :-)
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jeudi 6 décembre 2012

Meubler le temps, passer le temps...

Salvadore Dali
« Meubler le temps », « passer le temps », quelles drôles d'expressions ! Le temps n'existe-t-il donc que pour être meublé, que pour être passé ? Pour moi, le temps est précieux, je me rends compte à quelle allure il défile, et je ne voudrais surtout pas le gaspiller à juste le « meubler ». D'ailleurs, je ne comprends pas non plus comment font certaines personnes pour s'ennuyer alors qu'il y a tant de choses si intéressantes et si belles à faire et à découvrir. Lorsque je ne travaillerai plus, bon ce n'est pas tout à fait pour tout de suite, il me semble que je ne pourrai pas rester ainsi à ne rien faire, je ne pourrai pas me satisfaire d'un "ronron" quotidien, il me semble que j'en profiterai au contraire pour faire tout -ou du moins une partie- ce que je n'ai pas eu le temps de faire avant, j'en profiterai pour découvrir, apprendre, rencontrer, afin de m'émerveiller encore et encore. Mais vivre juste pour meubler le temps, ou passer le temps, ah non alors !... :-)
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Rajout de ce samedi soir :
Juste une petite précision à mon billet ci-dessus : prendre le temps de s'asseoir, de se poser, de méditer, de contempler, de sourire à ce qui s'offre à nous, de ne rien faire, n'est pas du temps perdu. Je le fais très souvent. Je ne suis pas une femme à ne pas savoir m'arrêter, oh non ! loin de là ! au contraire même. Ce que je ne comprends pas, c'est le fait de "meubler son temps" avec des choses qui ne nous passionnent pas vraiment, pour lesquelles nous n'avons pas vraiment d'intérêt, que nous faisons juste pour passer le temps, alors qu'il y a tant de belles choses à découvrir.
Voilà, je tenais à préciser ceci, car il m'a semblé que mes mots n'avaient pas été tout à fait compris dans le sens que j'avais voulu leur donner. :-)
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mercredi 5 décembre 2012

Il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre

Image du Blog edensky.centerblog.netTous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c'est une partie de nous-mêmes ; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre. (Anatole France)

mardi 4 décembre 2012

Un signe de lui...

J'ai remarqué que depuis que mon frère n'est plus là, à chaque période anniversaire de son départ, ou période de son anniversaire, il y a un petit signe qui me rappelle qu'il est encore là, pas bien loin. Vous croyez aux signes ? Moi, oui.*
Ce soir, je suis allée passer une commande sur un site internet, PriceMinister pour ne pas le citer, où je n'étais pas allée depuis très très longtemps. On me demande si je suis déjà cliente sur ce site, mon adresse mail et mon mot de passe. Je réfléchis, et je me dis qu'il me semble bien m'être déjà inscrite sur ce site, mais je ne sais plus trop en fait. Bon, je tente le coup. Je mets mon adresse mail, et un mot de passe que j'utilisais à une certaine époque. C'est bon, apparemment, cela fonctionne. Mais à ma grande surprise, au lieu de voir apparaître mon nom, je vois apparaître le nom de mon frère, son prénom, son adresse, son téléphone... Et tout me revient d'un seul coup ! Eh oui, comme mon frère n'avait pas d'ordinateur, donc pas internet, il passait parfois des commandes de mon ordinateur et mettait mon adresse mail pour recevoir la confirmation. Et tout était resté en mémoire sur le site. Sur le coup, cela m'a fait très bizarre. Et puis je me suis dit que c'était encore un petit signe de lui, et cela m'a plu... (sourire)

*Cliquez sur le libellé "Signes" ci-dessous si vous voulez lire les billets que j'ai consacrés à ce sujet.

lundi 3 décembre 2012

Johann Sebastian Bach et Christian Bobin

La très belle musique de J. S. Bach joliment illustrée, et un conte de Christian Bobin (montage trouvé sur Youtube). Ecoutez, regardez, lisez... C'est beau...


Un homme arrive au paradis.
Il demande à un ange, à son ange, de lui montrer le chemin qu'ont dessiné ses pas sur terre, par curiosité.
Par enfantin désir de voir et de savoir.
Rien de plus simple, dit l'ange.
L'homme contemple la trace de ses pas sur cette terre, depuis son enfance jusqu'à son dernier souffle.
Quelque chose l'étonne parfois, il n'y a plus de traces.
Parfois, le chemin s'interrompt et ne reprend que bien plus loin.
L'ange dit alors : Parfois votre vie était trop lourde pour que vous puissiez la porter. Je vous prenais donc dans mes bras, jusqu'au jour suivant où la joie vous revenait, et alors vous repreniez votre chemin.
(Christian Bobin - « La vie passante »)
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dimanche 2 décembre 2012

Là-haut, un lieu que j'aime...

Quelques photos d'un petit coin du Puy-de-Dôme que j'aime tout particulièrement. Deux belles journées passées chez ma belle-soeur. Merci à elle de m'avoir si bien accueillie dans sa maison encore empreinte de la présence de mon frère. Là-haut, à 1000 m d'altitude, pas un bruit, le silence, à peine troublé par le murmure du vent dans les arbres. Là-haut, une vue magnifique sur la vallée encore dans la brume. Là-haut, la neige, blanche et apaisante, révélant, deci delà, le passage d'un chevreuil, d'un renard, d'un lapin ou d'un autre petit animal. Là-haut, un lieu que j'aime...



Et n'oublions pas les deux petites minettes...

vendredi 30 novembre 2012

Leonard Cohen - « Hallelujah »

Pour mon frère : cette chanson, ce chanteur qu'il aimait...

 

Trois ans aujourd'hui... et toujours aussi présent dans nos coeurs et nos pensées.
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mardi 27 novembre 2012

Des jours meilleurs...

Photo trouvée sur le net
Ce n’est pas parce que c’est orageux aujourd’hui que cela signifie que tu ne te diriges pas vers le soleil.
[Anthony Fernando]

Lorsque nous traversons une période difficile, voire décourageante, comme c'est le cas pour certains d'entre nous actuellement, il faut se dire que demain sera un autre jour, et qu'après l'orage, le soleil reviendra forcément, apportant avec lui des jours meilleurs. Alors, sourions et espérons...



lundi 26 novembre 2012

La Terre vue de l'espace

Il y a quelques semaines, en surfant sur le net, et en cherchant je ne sais plus quoi d'ailleurs, je suis tombée par hasard sur le site de l'INREES. Et j'y suis restée !... C'est un site traitant de sujets divers en relation avec la médecine, la spiritualité, la science, la psychologie et l'environnement. Je me suis abonnée à leur site et à leur revue (« Inexploré »), car les sujets traités ci-dessus m'intéressent énormément, je dirais même me passionnent !... J'ai envie de vous en faire profiter un peu.

Je vous mets ce soir un petit extrait de cet article : « Jean-François Clervoy, L'homme dans l'espace » (c'est lui qui parle).
« La Terre vue de l'espace, c'est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. On voit que la Terre vit, qu'elle est belle, qu'on a de la chance d'avoir un si beau vaisseau spatial pour abriter notre humanité. On la compare alors à notre autre vaisseau spatial, celui depuis lequel on l'observe -la navette-, dans lequel on doit faire attention, où la quantité d'oxygène qu'on peut respirer par jour est limitée, comme celle de l'eau et de l'électricité que l'on consomme. On n'a certainement pas envie d'en manquer à la fin de la mission, donc on a constamment ce souci, sans que ça soit une obsession, de faire attention aux ressources à bord, qui sont limitées. L'eau, l'oxygène, le carburant… On se fait alors la réflexion que sur terre, c'est pareil : tous les astronautes reviennent des vols spatiaux certainement beaucoup plus sensibilisés qu'ils ne l'étaient auparavant au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées, et qu'il faut apprendre à nos enfants, aux jeunes générations, à ne pas consommer autant que les générations précédentes qui, elles, ont consommé sans compter. Le fait de réaliser que la Terre est un vaisseau spatial aux ressources limitées est un bouleversement amené par la conquête spatiale. »

dimanche 25 novembre 2012

Sûrement pas faux...

Vous saurez le moment venu que vous avez trouvé votre voie car vous disposerez soudain de l’énergie et de l’imagination nécessaire.
(Jenny Gilles)

lundi 19 novembre 2012

Non, je ne me mettrai pas en colère

Avant de vous mettre en colère contre quelqu'un, pour une raison ou pour une autre, lisez ce court extrait de « La colère » de Thich Nhat Hanh, ou mieux, lisez le livre TOUT ENTIER ! (sourire)

« Quand on est furieux, on a tendance à penser qu'un autre en est responsable. Mais une analyse en profondeur permet de découvrir que les graines de la colère se trouvent en soi. Bon nombre de gens, dans la même situation que vous, ne se mettront pas en colère. Bien qu'ils aient entendu les mêmes paroles blessantes, ils ont conservé leur calme. Pourquoi réagissez-vous ainsi ? C'est peut-être parce que la graine de colère en vous est trop puissante. Elle a été sans doute trop souvent arrosée par le passé, parce que vous n'avez pas employé les bonnes méthodes.
Nous avons tous une graine de colère dans la profondeur de notre conscience. Mais, chez certains, cette graine est plus grosse que celle de l'amour ou de la compassion, par exemple. Si elle a pris une telle puissance, c'est en raison d'une absence de pratique. Lorsque nous commençons à cultiver l'énérgie de la Pleine Conscience, la première chose que nous découvrons, c'est que la cause principale de notre misère ne tient pas à l'autre, mais à la graine de colère présente en nous. Alors nous cessons d'accuser un tiers d'en être à l'origine, le sachant désormais qu'une cause secondaire. Une telle forme de conscience engendre un grand soulagement, et on commence à se sentir mieux. »

dimanche 18 novembre 2012

« Suis-je vivant ? »

Un peu de lecture ?... :-)

Extrait du livre de Frédéric Lenoir : "L'oracle della Luna"

« Exister est un fait mais vivre est un art. Sans nous demander notre avis, Dieu nous a créés : il nous a donné l’Etre. Donc nous existons. C’est un fait et nous n’y pouvons rien. Maintenant, il nous faut vivre. Et là, nous sommes concernés car nous sommes appelés à devenir les auteurs de notre vie. 
Telle une œuvre d’art, nous devons tout d’abord la vouloir ; puis l’imaginer, la penser ; enfin la réaliser, la modeler, la sculpter, et cela à travers tous les évènements heureux ou malheureux, qui surviennent sans que nous y puissions rien. On apprend à vivre, comme on apprend à philosopher ou à faire la cuisine. Et le meilleur éducateur de la vie, c’est la vie elle-même et l’expérience qu’on peut en tirer… 
Nous avons parfois peur de nous ouvrir pleinement à la vie, d’accueillir son flot impétueux. Nous préférons contrôler nos existences en menant une vie étroite, balisée, avec le moins de surprises possibles… L’être humain a peur de la vie et il est en quête de la sécurité de l’existence. Il cherche, tout compte fait davantage à survivre qu’à vivre. Or, survivre, c’est exister sans vivre,.... c’est déjà mourir. Passer de la survie à la vie, c’est une des choses les plus difficiles qui soient ! 
De même, est-il si difficile et effrayant d’accepter d’ être les créateurs de notre vie ! Nous préférons vivre comme des brebis, sans trop réfléchir, sans trop prendre de risques, sans trop oser aller vers nos rêves les plus profonds, qui sont pourtant nos meilleurs raisons de vivre. 
Certes, tu existes, mais la question à te poser, c’est : suis-je vivant ? »

vendredi 16 novembre 2012

Un coeur éclaté

Je découvre cette chanson de Françoise Hardy ce soir. Chanson un peu tristounette, mais si belle... : Un coeur éclaté


On dit qu'il vit seul, a-t-il fait le deuil des idéaux passés ?
Debout sur le seuil, face à ses écueils
Est-il déjà usé ? Comme une lame émoussée

Ni retour de flamme, ni rappel, ni renouveau
A-t-il versé trop de larmes, trop courbé le dos ?

Là bas, loin du monde, lorsque la nuit tombe, par quoi est-il hanté ?
La peur de son ombre, plane-t-elle sur le nombre
De ses amours ratées comme un cœur éclaté ?

Ni geste ni signal, serait-il encore trop tôt ?
A-t-il versé tant de larmes qu'il n'a plus d'eau
Pour baigner son âme et vivre à nouveau ?

Les jours se confondent, a-t-il pu se fondre et apprendre à nager ?
Des lieues à la ronde, personne pour répondre
M'aurait-il mal jugée ? À jamais étrangers

Ni retour de flamme, ni rappel, ni renouveau
A-t-il versé tant de larmes qu'il n'a plus d'eau ?
Privée de son âme, je pars en lambeaux au fil de l'eau.
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jeudi 15 novembre 2012

Simple, comme un coup de fil...

Des fois, on hésite. Cela fait si longtemps. On n'ose plus. On repousse encore. On se dit qu'on le fera dans quelques jours. Seulement, les jours passent, les mois passent, et on ne le fait pas. Et puis un matin (ou un soir d'ailleurs...), on se dit : ça suffit ! et on se décide enfin. On prend le téléphone, on compose le numéro, et on attend, le coeur battant... Et quelle joie alors d'entendre la voix amie ! cette voix amie aussi heureuse et émue d'entendre la nôtre ! Aucun reproche ! Seulement le bonheur de pouvoir se parler à nouveau. Mais pourquoi a-t-on attendu aussi longtemps pour se rappeler ?!!! On ne s'en souvient même plus, et cela n'a aucune importance. On est heureux, c'est cela qui importe !...

Soucieux

Photo : Francis Noël
N’est-il pas dommage d’être réellement soucieux pour une pensée qui n’a d’autre réalité que de n’être qu’une pensée ?
(Jacques Castermane)

Oui, cela est dommage, mais il y a des jours où l'on n'arrive pas à se concentrer, à être dans l'instant présent. Nos pensées s'obstinent, elles vont, elles viennent, elles ne lâchent pas prise...
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mardi 13 novembre 2012

Les personnes âgées ont été jeunes, qu'on se le dise !

Suite au film que j'ai vu hier : "Amour", j'ai recherché des photos d'Emmanuelle Riva alors qu'elle était toute jeune. Elle avait tourné entre autres dans le film : "Hiroshima mon amour". Ceci parce que dans le film que j'ai vu hier, Emmanuelle Riva, par certaines expressions, m'a fait penser à ma mère et que cela m'a rappelé une certaine période. Lorsque ma mère était en maison de retraite, les relations avec le personnel soignant n'était pas toujours de très bonne qualité, surtout lorsqu'elle a commencé à ne plus savoir vraiment qui elle était et qu'elle a commencé à perdre pieds avec la réalité et à devenir très perturbée.
De par sa maladie (similaire à la maladie d'Alzheimer), elle ne pouvait plus rester seule chez elle, cela devenait dangereux, et nous avions donc trouvé une place dans une Mapad (maison d'accueil pour personnes âgées dépendantes). La directrice était une personne très humaine et très chaleureuse, c'est ce qui nous avait fait choisir cette maison. Le personnel était compétent, mais pourtant je n'aimais pas toujours la manière dont certains soignants s'occupaient de notre mère, la considérant comme si elle avait toujours été cette vieille dame perdue et de ce fait, lui manquant parfois de respect. Afin que ce personnel perçoive notre mère différemment et réalise qu'elle n'avait pas été toujours cette vieille dame perdue, nous avions mis sur le mur de sa chambre quelques photos d'elle la représentant lorsqu'elle était une jeune femme belle, souriante et pleine de vie. 

Comment les personnes ne réalisent-elles pas qu'elles seront un jour elles aussi des personnes âgées, fragiles, ayant besoin d'être respectées et aimées ? C'est quelque chose que je n'arrive pas à comprendre non plus. Si tout va bien, nous sommes tous "condamné(e)s" à devenir vieux, qu'on se le dise !...
Emmanuelle Riva - « Amour »
Emmanuelle Riva - « Hiroshima mon amour »

AMOUR

Au cinéma, hier soir : "AMOUR", un film de Michael Haneke, avec deux merveilleux acteurs : Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. Ce film a obtenu la Palme d'or au Festival de Cannes 2012.

Résumé (Télérama)
Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l'étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d'une petite attaque cérébrale. Lorsqu'elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d'un côté. L'amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve. 

Mes mots
Un film bouleversant, dont on ne sort pas indemnes. En plus de cette belle histoire d'Amour, ce film nous touche pour d'autres raisons. D'une part, parce que nous (re)pensons bien sûr à nos parents qui ont, pour certains, vécu une histoire un peu semblable ; d'autre part, parce qu'il nous projette dans notre propre avenir, avec nos questionnements et nos incertitudes, bien légitimes.

Critiques --> ici .

lundi 12 novembre 2012

Un rêve

Cette nuit, dans un rêve, un homme était en face de moi et voulait me parler, mais au moment de le faire, il ne parvenait pas à articuler un seul mot, à émettre un seul son... Si bien que je repartais en me demandant ce qu'il avait bien voulu me dire...

Ce rêve est tout à fait inhabituel. Il m'est déjà arrivé, dans un rêve, de vouloir pousser un cri et qu'aucun son ne sorte, mais de rêver que quelqu'un veuille me parler, et n'y arrive pas, c'est une première ! :-)
Ce n'est qu'un rêve, c'est vrai, mais je pense que les rêves ont toujours un sens. Lequel donner à celui-ci ?... Je ne sais pas encore.
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mercredi 7 novembre 2012

Tous ces objets inutiles

photo prise
sur le net
Je réfléchis parfois à tous ces objets inutiles que l'on peut entasser dans une maison. Quand on y pense, c'est fou ! Il y en a peu d'objets, finalement, dont on se sert régulièrement par rapport à ceux dont on ne se sert pas. C'est incroyable ce que l'on peut entasser comme objets inutiles dans une maison ! des objets dont on ne se rappelle parfois même plus l'existence, rangés dans un coin, oubliés.
Vous ne trouvez pas ?...
Et si je faisais un bon tri, tiens ! ce serait peut-être une excellente idée ! :-)

La chanson de Prévert - Serge Gainsbourg

Si belle chanson... et de saison...

 

lundi 5 novembre 2012

Le tintamarre du silence


Le silence peut être plus assourdissant
que le bruit
car on aura beau se boucher les oreilles
il continuera son tintamarre !


dimanche 4 novembre 2012

Parfois, je ne comprends pas...

Amma
Un objet change-t-il simplement parce qu'il est nommé différemment ? L'eau, par exemple, se dit vellam en malayâlam et pani en hindi ; sa couleur et son goût changent-ils pour autant ? Non. Chacun comprend Dieu et le vénère en fonction de sa propre culture. (Amma)

Oui, il serait tellement simple de respecter la religion de l'autre, qu'il soit chrétien, juif, musulman, bouddhiste, ou autre. Et pourtant, voyez tous ces hommes qui s'entre-tuent au nom de la religion... Quelle absurdité !... Quelle contradiction avec le mot Amour !...
Et ce n'est, hélas!, pas récent. Rappelez-vous le temps des croisades...
Parfois, je ne comprends pas la réaction de l'homme... parfois, je ne comprends pas l'homme...
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mercredi 31 octobre 2012

Quand la cloche tinte...

Depuis que je vais au groupe de méditation et de pleine conscience du jeudi soir, j'ai aménagé, chez moi, dans mon bureau, un petit coin pour méditer. Un coussin, un banc, deux bougies, une petite sculpture de Bouddha (merci G.) (je ne suis pas bouddhiste mais j'aime la philosophie de cette religion), une carte postale représentant la vierge Marie (merci M., mais de quoi avais-tu donc peur ?... (sourire)). Et puis, A., ma belle-soeur, m'a offert une petite cloche (voir la photo) qui a vraiment un très joli son. Ce billet, juste pour vous raconter que chaque fois que mes petits-fils viennent à la maison, ils sont attirés par ce petit coin de mon bureau et ils adorent faire tinter la cloche. Et moi, j'adore les voir faire. D'ailleurs rien que d'en parler, j'ai un immense sourire... Et puis, j'ai l'impression que les dieux leur sourient, eux aussi, à ce moment-là, et qu'ils les protègent... :-)

dimanche 28 octobre 2012

une personne qui croit en vous...

Je ne disposerai que de peu de temps pour écrire cette semaine, aussi je vous propose ces quelques lignes de Laurent Gounelle, tirées de son livre : « L'homme qui voulait être heureux ».

« Vous vous souvenez qu’hier nous avons parlé du bébé qui apprend à marcher et ne se décourage jamais, malgré ses échecs à répétitions ?
- Oui
- S’il persévère et finit par réussir, c’est notamment parce qu’aucun parent au monde ne doute de la capacité de son enfant à marcher, et aucune personne au monde ne va le décourager dans ses tentatives. Alors qu’une fois adulte, nombreux seront les gens qui vont le dissuader de réaliser ses rêves. »

« S'il y a dans votre entourage une personne qui croit en vous, qui croit en votre capacité de réussir votre projet et vous le fait sentir quand vous la voyez, cela balayera vos doutes, et vos peurs s'effaceront comme par magie. La confiance en vous que cette personne vous témoignera sera contagieuse. Elle vous insufflera la force de réussir et vous donnera l'energie de déplacer des montagnes. »

Il suffit de quelques mots, cela suffit parfois... Merci à ces personnes-là ! :-)
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jeudi 25 octobre 2012

Juste quelques flocons qui tombent

Dans ma région (j'habite en Haute-Loire), il paraît qu'il va neiger à basse altitude cette fin de semaine. Juste quelques flocons...
Cela m'a remémoré une chanson, une "vieille" chanson, interprétée par Antoine. Cette chanson s'appelle : "Juste quelques flocons qui tombent".  Je n'ai jamais été fan d'Antoine, mais j'aimais pourtant cette chanson. Avec Simone, une amie d'enfance, nous adorions l'écouter. Elle fait partie d'une certaine époque de ma vie, une époque légère et insouciante, mais aussi profondément marquante.
J'ai découvert ce soir cette chanson sur Youtube et je l'ai écoutée avec beaucoup de plaisir, avec bien sûr une pointe de nostalgie et quelque peu d'émotion.
Simone, mon amie d'enfance, si tu passes par là, je te la dédie...
Et vous, mes ami(e)s du net ou d'ailleurs, écoutez-la... :-)

 

mardi 23 octobre 2012

Taire ses sentiments

Comme je le disais dans mon précédent billet, le film que je suis allée voir hier soir m'a pas mal secouée. C'est entre autre l'histoire d'une mère et de son fils qui ne savent pas se parler, qui ne savent pas exprimer leurs sentiments et qui vivent l'un à côté de l'autre dans, ce qu'on pourrait croire, l'indifférence, le silence ou parfois même dans la violence. Il faudra attendre le moment ultime pour que les mots tant attendus sortent enfin.
Mon histoire est toute autre, bien sûr, mais si ce film m'a secouée, c'est peut-être parce que je ne sais pas, ou plutôt je ne sais pas aussi bien que je le voudrais, dire mes sentiments, exprimer mes émotions. Dire ces mots : "je t'aime, je vous aime" n'est pas chose facile pour moi. Il m'arrive toutefois de les dire lorsque j'ai bu un petit verre de trop. Mais il faut le petit verre de trop. Les gens concernés savent que je les aime, bien sûr, mais j'aimerais pouvoir leur dire plus spontanément, plus souvent... Il est vrai que je suis issue d'une famille où l'on ne s'épanchait guère sur ses sentiments, où l'on ne disait pas les mots, où les tensions et les silences régnaient bien trop souvent, alors que des mots auraient suffi à alléger l'atmosphère parfois.
Taire ses sentiments. Ne pas montrer ses émotions. Lorsque je suis heureuse, je ne saute pas de joie, non ! je souris, c'est tout. Lorsque je suis triste, les larmes ne coulent pas, ou si peu, on pourrait croire que je suis peu atteinte par le chagrin, alors qu'à l'intérieur, tout chavire, tout bascule...
Que j'envie les personnes qui laissent libre cours à leurs émotions ! qui arrivent à sortir de leur réserve ! Cela doit faire tellement de bien. Pourtant, j'ai fait des progrès depuis que je suis jeune. Avant, c'était pire... alors, j'ai de l'espoir... et comme j'aime le dire parfois : mais je me soigne !... (sourire)

lundi 22 octobre 2012

Quelques heures de printemps

Au cinéma, ce soir : "Quelques heures de printemps", un film de Stéphane Brizé avec, dans les rôles principaux, Vincent Lindon et Hélène Vincent (magistrale !).
Un très beau film, dur, très dur. Il m'a profondément émue et touchée. On ne ressort pas indemne d'un tel film...

Le résumé (Télérama) :
A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois qu'il reste à vivre, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ?

Critiques -> ici


vendredi 19 octobre 2012

au moins, ils vous aiment...

L'avantage des gens qui vous aiment, c'est qu'ils vous comprennent mieux que vous. Et s'ils ne vous comprennent pas vraiment, au moins ils vous aiment.
(Jean-Michel Guenassia)

mercredi 17 octobre 2012

La Pointe du Passage - Une île

J'ai pris cette photo à la Pointe du Passage de Saint Armel (Bretagne). Tout en regardant cette île, j'ai repensé à cette chanson de Serge Lama : "Une île," que j'ai toujours beaucoup aimé écouter et qui m'émeut à chaque fois. Je dépose donc aussi cette si belle version où Lama chante avec Anggun.


Un monde parallèle (Rêve)

Cette nuit, j'ai rêvé à mon frère. Chaque année, lorsque la date anniversaire de sa mort approche (cela fera trois ans fin novembre), il vient me rendre visite presque chaque nuit. J'étais en compagnie d'une amie, chez moi, et mon frère était là. Dans mes rêves, mon frère est toujours souriant et serein, il est vrai que ma relation avec lui était sereine et souriante. Il s'installait sur le canapé, et feuilletait une revue. Avec mon amie, nous nous demandions si nous étions bien dans la réalité, ou bien si nous rêvions. Je me suis approchée de mon frère, et je lui ai demandé de me pincer le bras, pour voir si j'allais ressentir de la douleur et savoir ce qu'il en était. J'ai ressenti de la douleur (c'est étrange d'ailleurs de pouvoir ainsi ressentir de la douleur dans un rêve), et je me suis donc dit que nous étions bien dans la réalité. Mais pourtant, il y avait quelque chose qui n'allait pas, puisque mon frère était là, alors qu'il était mort. Alors avec mon amie, nous en avons conclu que nous devions être dans la réalité d'un monde parallèle...

Ce matin, en me levant, j'ai tout de suite regardé si je n'avais pas un bleu sur le bras. Il n'y en avait pas. J'aurais aimé pourtant...

lundi 15 octobre 2012

Texte inspiré du tableau "Automate" de Edward Hopper

Suite à une idée de The Bluebird qui est : « Choisir une toile d'Edward Hopper, inventer et raconter sur votre blog l'histoire qui, selon vous, s'y rapporte », je me lance !!! et j'accepte évidemment les critiques !... :-)

Edward Hopper - « Automate »

Elle entre dans la salle, souriante, gracieuse, s'installe à une table et commande un café. C'est une femme amoureuse, à n'en point douter, elle rayonne. Comme elle a de la chance de l'avoir rencontré, son "prince charmant", comme elle aime le dire. Cela fait tout juste un mois qu'ils se connaissent, mais il lui semble qu'ils se connaissent depuis toujours. Le hasard les a fait se rencontrer, heureux hasard, et cela a été le coup de foudre. Ils se sont vite aperçus qu'ils avaient plein de choses en commun, plein de choses à partager, plein de choses à se dire. Enfin, c'est surtout lui qui parle. Elle aime l'écouter, elle boit ses paroles. Elle l'admire tellement, il connaît tellement de choses. Elle est comme une enfant, émerveillée par ce qui lui arrive, c'est un cadeau du ciel.

Elle regarde sa montre. 20h10. Il est légèrement en retard, ce n'est pas très grave, pense-t-elle. Et elle continue à rêvasser.

"Viens vivre avec moi, ma belle. Tu verras, comme je t'aimerai", lui a-t-il dit la dernière fois. Elle a ri alors, et lui a dit qu'elle trouvait qu'il était peut-être un peu tôt pour envisager de vivre ensemble. Elle avait trouvé qu'il était alors bien pressé. Mais elle avait réfléchi, depuis, et puis, oui ! elle avait décidé de dire oui ! La prochaine fois qu'il lui poserait la question, sûrement ce soir, elle dirait "Oui ! je viens vivre avec toi, mon amour". Elle le suivrait n'importe où, elle l'aimait tant ! Elle ne pourrait dorénavant plus se passer de lui, elle le savait, elle l'attendait depuis tellement longtemps. 

L'heure tourne. Il est déjà presque 21h00. Bientôt une heure de retard... Cela ne lui est encore jamais arrivé d'avoir tant de retard. En principe, c'est lui qui arrive toujours le premier, et elle arrive juste quelques secondes après. Serait-ce un signe ? Non, elle se dit qu'il a dû avoir un imprévu, une urgence, il a beaucoup de travail en ce moment, lui a-t-il dit, il ne va sûrement pas tarder à arriver.

Elle commande un autre café. Mais son visage a changé. Son teint si rose est devenu blafard. Sa pâleur est accentuée par la lumière blanche du néon. Son regard, si joyeux tout à l'heure, est devenu inquiet. Elle tourne la cuiller dans sa tasse, régulièrement, comme un automate. Elle n'arrive plus à penser, l'angoisse l'a saisie. "Que se passe-t-il ? Que lui est-il arrivé ?" Et impossible de le joindre, elle ne sait même pas son nom ! Quelle idiote, elle ne sait même pas son nom ! S'il ne vient pas ce soir, comment pourront-ils se revoir ? Ils changent de lieu de rendez-vous chaque fois. Elle sent des gouttes de sueur couler sous ses aisselles, elle a subitement très froid, des frissons glacés parcourent son corps. Elle enfile son manteau qu'elle avait négligemment posé sur la chaise, en arrivant, ce joli manteau vert qu'elle avait acheté en pensant à lui, le vert étant sa couleur préférée. Elle met son chapeau, elle ne veut pas qu'on la regarde, qu'on la voit, elle se sent trop mal et elle a l'impression que tout le monde a les yeux braqués sur elle, et l'observe. 

Le temps passe. Il ne viendra pas... elle le sait, maintenant. Pourquoi n'est-il pas venu à ce rendez-vous ? L'a-t-elle blessé l'autre soir, lorsqu'elle a ri alors qu'il lui demandait de tout quitter pour partir avec lui ? Elle ne se moquait pas de lui, mais c'était sa façon à elle de réagir lorsqu'elle était émue et troublée. Elle est désemparée, elle a envie de pleurer, comme une petite fille. Il ne viendra pas, non, il ne viendra plus. Elle le sait, mais elle n'arrive pas à partir, elle est comme clouée sur sa chaise, inerte, sans vie, vidée de son âme...