dimanche 25 février 2024

Né sous une bonne étoile

Un roman que je viens de lire : « Né sous une bonne étoile. » d'Aurélie Valognes.
Une histoire dans laquelle beaucoup d'enfants, et d'adultes aussi, se reconnaîtront. La pire des choses, à mon avis, c'est de mettre une étiquette à un enfant, car celle-ci le suivra toute sa vie, il se conformera au rôle qu'on lui aura attribué et il aura beaucoup de mal à s'en débarrasser. Je suis sûre que nous sommes nombreux à en avoir été les victimes. On peut traiter un enfant de fainéant, alors qu'il est simplement timide, mal à l'aise, ou bien qu'il y a une raison familiale qui l'empêche de s'épanouir et de prendre confiance en lui. 


« A l'école, il y a les bons élèves... et il y a Gustave. Depuis son radiateur au fond de la classe, ce jeune rêveur observe les oiseaux dans la cour. Le garçon aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu'il collectionne. Pourtant, Gustave est travailleur. Il passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à eux ou à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, les leçons ne rentrent pas. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe. A force d'entendre qu'il est un cancre, Gustave finit par s'en convaincre, sans imaginer qu'une rencontre peut parfois changer le cours des choses... »


Extraits :

« Ne laissez jamais personne vous dire que c’est impossible, qu’il ne faut pas rêver, ni espérer, ni viser trop haut, que vous ne valez rien, ou que ce n’est pas pour vous. »

« En règle générale, on n'aime pas trop les gens qui sortent du rang, alors que, au contraire, le monde a besoin de toutes ces intelligences, surtout des plus créatives, celles qui naturellement trouvent les voies de traverse, qui restent inexplorées et qui, au final, apportent les plus grandes révolutions. »

« Gustave fut catalogué "trop timide". Le jeune garçon en sortit amer, se sentant désespérément incompris. Il commençait à en avoir assez des étiquettes qui grattent, des gommettes qui collent et des cases trop étroites dans lesquelles les adultes s'obstinaient à l'enfermer. »

« L'oiseau avait pris son envol et retrouvé sa liberté. Il avait suffi de peu: de l'attention, une main tendue et un peu d'amour. Parfois, dans la vie, on a besoin de trois fois rien pour être sauvé. »

16 commentaires:

  1. Bonjour Françoise, hélas ce livre doit bien refléter ce que subissent les élèves les plus fragiles. Personnellement j'y ai eu droit enfant d'entrée les profs mont pris en grippe J'étais fille de paysan et enfant adopté, la totale pour être rejetée par ces bonne sœurs dont la majorité des élèves étaient filles de notaires d'avocats, bref de familles aisées. Alors quand elles me disaient en essayant de me dissuader de faire des études, condamnée à être une femme au foyer sans avenir, crois moi la haine et la colère me montait vite au nez.
    Depuis je déteste ces bonnes sœurs frustrées qui se faisaient plaisir en t'humiliant. Pourtant cela n’était pas au stade d’aujourd’hui dont les jeunes filles harcelées se suicident pour faire stopper cette haine dont elles sont l’objet. Le monde est cruel et les enfants le sont tout autant. Rabaisser un enfant c’est lui enlever toute confiance en lui ou elle pour toute sa vie.
    Heureusement la vie souvent se charge de redresser ces maladresses avec des rencontres fortuites qui redonnent le courage et l’espoir.
    Ces fameuses rencontres dont je parles si souvent ayant fait l’expérience tout au long de ma vie et encore aujourd’hui. Alors là est la récompense sur tout ce que on a pu endurer et pourtant j’ai eu si peu, comparé à d’autres qui ont moins de chance.
    Comme tu les dis si bien "parfois il suffit de trois fois rien..." Bonne fin de dimanche et des bisous.

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    1. J'ai une amie qui a subi, elle aussi, les brimades et méchancetés de certaines bonnes sœurs dans un orphelinat. Son défaut : être orpheline à 8 ans ! J'espère qu'il n'existe plus de tels endroits ! Heureusement, elle a rencontré ensuite sur son chemin des personnes bienveillantes qui l'ont aidée à prendre confiance en elle et à lui faire oublier ces moments cruels.
      Merci pour ton commentaire, Marie. Bonne fin de dimanche à toi aussi, gros bisous.

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  2. J'ai lu ce livre et je l'ai beaucoup apprécié.

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    1. Un tel livre ne peut qu'être apprécié, c'est mon avis.
      Bonne fin de journée, Suzame.

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  3. C'est probablement l'une des choses les plus difficiles à vivre que d'être catalogué, enfermé dans une case, que d'autres vous assènent ce que vous êtes (mauvais évidemment). À ce sujet j'aime beaucoup cette réflexion enfantine : « c'est celui qui le dit qui y est ! » Je n'ai pas trouvé meilleure projection de ses propres problèmes et errances sur les autres. Hyper néfaste évidemment.
    La bonne éducation c'est un peu : « je vais tenter de t'aider à apprendre et à découvrir par toi-même qui tu es. C'est toi qui est le meilleur placé pour le savoir. Éventuellement je peux t'aider à vérifier ce qu'il en est. ». Ce serait bien de faire cela dans l'enfance. Au lieu de 40 ans après devoir aller consulter un psy pour chercher des réponses justes.

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    1. Oui, ce que tu dis dans la deuxième partie de ton commentaire, est ce qu'il faudrait dire aux enfants, cela éviterait en effet de devoir consulter un psy à l'âge adulte.
      Bonne soirée, Alain.

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  4. Pas mal de cancres dans le milieu scolaire, ont plus tard, réussi pleinement dans le métier qu'ils ont eux-mêmes choisi, et pour lequel ils avaient des dispositions. Le "filtre" de l'école n'est donc pas toujours pertinent, ni définitif. Par contre, cela sous entend qu'il faut se battre pour se faire une place, car on ne peut pas compter que sur la chance, ou le hasard.
    Bonne semaine

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    1. Oui, il faut se battre, et comme tu le soulignes, certains "cancres" ont fait de brillantes études, ou alors ont suivi une voie dans laquelle ils ont pu s'épanouir.
      Bonne semaine, Antoine.

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  5. Bonjour Françoise. Je ne suis pas très lecture et pour dire vrai , pas lecture du tout lol. Ceci dit l'ouvrage que tu nous présentes aujourd'hui que j'ai survolé. Le résumé ne m'a pas l'air mal du tout. Après tout pourquoi ne pas le découvrir. Je te remercie pour ton gentil petit mot sur mon blog. Bonne semaine. Bises et à plus tard.

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    1. Bonsoir Émile
      La lecture, on aime ou on n'aime pas, moi j'adore ! :-)
      Merci pour ton commentaire. Bonne soirée, bises.

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  6. Je viens de vérifier, ce titre est disponible à ma médiathèque, je vais donc l'emprunter prochainement mais avant j'en ai encore un en attente.....
    Merci pour le partage, bonne soirée Françoise !!!

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    1. Alors tu me diras si tu as aimé cette histoire, gitantroubadour, mais je pense que ce sera oui ! :-)
      Bonne soirée également.

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  7. Un sujet sensible qui mérite que l'on s'y arrête. Ce n'est pas facile d'être un élève, pas facile non plus d'être prof !!

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    1. Oui, j'imagine que le métier de prof n'est pas facile non plus, bien sûr...
      Bonne soirée, Cathie.

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  8. Coucou Françoise, j'ai lu ce livre il y a déjà un moment et je l'avais bien apprécié comme tous les livres d'Aurélie Valognes !
    je poste ici aussi pour te donner mon nouveau lien puisque mon blog a disparu depuis la migration de canalblog et que j'ai de moins en moins d'espoir de le voir revenir. Et je n'ai pas pu poster sous ton article pour Pastelle, cela me fait bien trop mal au cœur !

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    1. Coucou Virevolte
      C'est le premier livre d'Aurélie Valognes que je lis, et je pense que j'en lirai d'autres.
      Je note ton nouveau lien de blog.
      Oui, je comprends pour Pastelle...
      Bonne fin de journée, Virevolte.

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