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lundi 14 juin 2010

Accepter la réponse

Parfois, nous voudrions bien avoir une réponse à une question que nous nous posons (concernant par exemple une relation avec un ami ou une amie), et nous l'anticipons déjà cette réponse. Nous l'anticipons déjà car elle est formulée dans notre question-affirmation.

Exemples :
"Si tu ne réponds pas à ma lettre, je comprendrai que tu ne veux plus me parler et je cesserai de t'écrire."
"Si tu ne réponds pas à mes coups de fil, je comprendrai que tu ne veux plus que je t'appelle et je cesserai de te téléphoner."
"Si tu ne réponds plus à mes demandes, je comprendrai que tu ne veux plus continuer notre relation et je cesserai alors de t'importuner."
Et il y a plein d'autres exemples.


En fait, nous l'avons formulée, cette réponse, parce que nous avons peur de la réponse que l'autre va peut-être nous donner (ou de la non réponse, d'ailleurs...), et en formulant la réponse dans notre question-affirmation (avant de la recevoir de celle ou celui de qui nous l'attendons), nous avons l'impression de contrôler un peu la situation et nous espérons aussi peut-être, et même surtout, provoquer une autre réponse de la part de l'autre, qui dira : "Non, ce n'est pas cela, tu te trompes ! Je tiens à notre relation !"...
Mais cette façon de faire est un peu "dangereuse", aussi, tout de même, car si la personne est hésitante, ne l'aide-t-on, finalement, à mettre un terme à cette relation à laquelle elle n'arrivait peut-être pas, d'elle-même, à mettre un terme. On lui facilite la tâche, non ?...
Et si nous n'avons pas d'autre réponse que celle que nous avons formulée nous-même dans la question-affirmation, il faudra bien s'en satisfaire... et surtout ACCEPTER cette réponse... puisque ce sera également la réponse de l'autre...

Voilà, c'était ma pensée de 17 h 15... Bonne fin d'après-midi à vous.


PS : Je me demande où je vais chercher toutes ces questions ou pensées ?... Je ne pourrais pas être un peu plus simple, des fois... ;-)

12 commentaires:

  1. COUCOU FRANCOISE. Moi ne pas avoir de réponse ne me dérange pas, à condition d'avoir des nouvelles bien évidement, sinon je "tombe dans le même système de pensée que toi.
    Tu te demandes ou tu vas chercher toutes ces questions? mais dans ta tête bien pleine; remplie de tout ce qui fait que ce blog existe PARDI!!!
    Heu ne cherche pas à faire plus simple ...d'autres s'en charge et c'est chiant ( heu pardon, j'ai chercher mais à mon avis... il n'y a pas d'autre mot)

    Bisous et bonne nuit, dors bien FRANCOISE

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  2. Cela dépend depuis combien de temps dure le "silence", Marie.
    C'est sûr qu'il ne faut pas s'inquiéter au moindre silence, mais lorsque celui-ci dure, tu te poses des questions, tout de même.
    (sourire) Oui, dans ma tête, je les prends toutes ces questions... Mais, fort heureusement, je n'ai jamais mal à la tête, peut-être parce que je me les pose toutes ces questions, justement... ;-)
    D'accord, je ne ferai pas plus simple, tu peux compter sur moi ;-)))
    Gros bisous à toi aussi, Marie, et bonne nuit.

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  3. La question-réponse est une perche tendue à l'autre pour qu'il réponde autrement que ce que la quetion induit...
    Classique....
    Bonne journée.
    Je t'embrasse.

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  4. C'est tout à fait cela, en fait, Herbert...
    Merci à toi, tu as tout expliqué en une seule phrase.
    Passe une très belle journée.
    Je t'embrasse.

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  5. combien de temps dure le silence...
    Pour moi 2 jours, c'est égal à 5 jours.
    10 jours... ça dois faire 6 mois.
    Toujours trop long quand on attend. On dirait que le temps s'arrête...

    Bisous FRANÇOISE

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  6. Le silence, pour moi, c'est l'absence.
    Le silence, pour moi, c'est l'oubli, même si certains disent le contraire.
    Oui, toujours trop long quand on attend, Marie.

    Bon, je ne vais pas tarder à aller à mes 2 heures de Tai chi, et cela va me faire le plus grand bien ! (sourire)
    A plus tard, Marie. Gros bisous.

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  7. Il faut surtout accepter le fait que la réponse qui nous est donnée, bien souvent, ne corresponde pas à la réponse que l'on attendait. Qu'il y ait réponse ou absence de réponse c'est le même problème. Le silence est en soi une réponse non? Il faut aussi l'accepter. Et le plus dur, accepter que l'autre soit un individu, comme nous même, et que, de fait, il ne nous appartienne pas, et ne nous appartiendra jamais. L'inverse doit être vrai aussi. En attendant une réponse derrière le silence, tu deviens objet, tu deviens dépendance, tu lui "appartiens"... Cela il ne le faut pas. Reste toi même, reste libre, et surtout n'aie pas peur du silence. Derrière le silence peut se cacher une belle musique, mais cette musique, tu t'y es habituée, tu l'as tellement entendue que tu n'y fais plus attention. Hors cette musique c'est ta joie, ton bonheur, c'est ta vie.
    N'attends plus...

    A

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  8. Je ne sais pas si j'ai déjà formulé ces questions-réponses, en tous cas je les ai pensé. Ces questions peuvent être une perche tendue à l'autre pour qu'il nous dise ce qu'il pense. Dans ces questions-réponses on pense à la place de l'autre avec son ressenti et c'est une erreur. Avec certaines personnes je peux avoir des "silences" longs et je sais que l'on ne se perds pas de vue, d'autres je n'aime pas rester longtemps sans nouvelles très longtemps. Pour les personnes avec qui j'ai de longs silences, je suis dans la confiance, je pense à elles souvent. Bisous, Michelle

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  9. Le temps qui passe n'est pas le même pour tout le monde, je l'ai bien souvent remarqué.
    J'essaie maintenant la patience et laisse le temps de la liberté à chacun.
    Mais parfois une inquiétude s'installe, des questions se posent. En donner une demi réponse ne facilite en rien le dénouement, bien au contraire. Nous favorisons alors avec nos menaces une rupture de la relation qui n'aurait probablement jamais eu lieu.
    J'ai pris le parti de ne jamais rien demander mais d'offrir un sourire plein à celui ou celle qui me manque. Ensuite ... à chacun son bout d'écharpe.
    Gros bisous la penseuse ...

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  10. @Bonjour A (sourire)
    Comme chaque fois, ton commentaire est très riche, et aide beaucoup à la compréhension de ce problème qu'est le silence de ou des autres, la manière dont on réagit, dans quelle position l'on se met par rapport à ce silence, l'aliénation presque, oui, tu as raison.
    J'aime beaucoup ton explication, elle est très claire.
    C'est vrai, ne plus attendre après le silence des autres, c'est une immense perte de temps et il y a tellement d'autres belles musiques qui s'offrent à nous et qui ne demandent qu'à nous accompagner sans que l'on soit obligé d'aller les chercher.
    Merci pour tes mots, A. Belle soirée à toi, et gros bisous.

    @Michelle, oui, c'est une erreur de penser à la place de l'autre, et c'est l'une de mes spécialités... Je suis tout comme toi, et c'est un peu contradictoire d'ailleurs, mais avec certaines personnes, je tolère très bien un silence très long, alors qu'avec d'autres, j'ai du mal. C'est sans doute dû aux différences de relations que l'on a avec chaque personne.
    Merci pour ton témoignage, Michelle. Gros bisous à toi aussi.

    @Oui, Fanzesca, c'est ce qu'il faut faire : laisser le temps de la liberté à chacun.
    Le parti que tu as pris ressemble au parti qu'a pris Michèle Morgan (sur "un coeur qui bat", j'ai mis un billet sur "La peur du rejet" et il y a un lien pour lire un texte à ce propos). Elle dit qu'il faut apprendre à donner plutôt qu'à recevoir, ainsi tu n'es plus en situation d'attente.
    La penseuse (sourire) te souhaite une très bonne soirée, et te fais de gros bisous.

    Et merci à vous tous pour votre intérêt et vos commentaires si intéressants les uns que les autres.

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  11. Je lis A et Françoise et Michelle et un peu tout le monde et je me dis que si nous sommes là, c'est que nous avons la même perception des choses.
    Comme vous le dites, ce n'est pas parce que l'on sait, que l'on applique. C'est tellement facile de penser à la place des autres.
    Nous interprétons les silences avec notre ressenti... Très mauvaise chose!
    Mais à force de lire, d'écrire tout ça, ça va bien finir par rentrer dans notre tête et surtout notre coeur meurtri et douloureux..

    Je reviendrai

    Je t'embrasse fort
    Infini

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  12. Oui, Infini, tout finira bien un jour par rentrer dans notre tête... et peut-être même en rira-t-on un jour, qui sait ?... ce serait la meilleure revanche. Tu ne crois pas ?...
    Je t'embrasse fort, moi aussi. A bientôt.

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.