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mercredi 29 octobre 2014

"Je suis mort !"

Je ne comprends pas les gens qui disent lorsqu'ils sont fatigués : "Je suis mort !". Ou ceux qui le disent lorsqu'ils savent qu'ils vont perdre à un jeu. "Je suis foutu, je suis mort !". Cela me choque à chaque fois. Et cela me dérange encore plus lorsque je sais qu'ils viennent de perdre un proche. Cela m'est arrivé de l'entendre dire de quelqu'un qui avait perdu quelqu'un de sa famille peu de temps avant. Mais savent-ils vraiment ce que c'est que la mort, la vraie ? Non, évidemment. Moi non plus, d'ailleurs. Mais je sais la peine que j'éprouve lorsque quelqu'un qui m'est cher, vient de mourir. Et jamais je ne pourrais dire "je suis morte" parce que je suis fatiguée ou parce que je vais perdre à un jeu. Jamais.

19 commentaires:

  1. Je ne suis pas mort, encore. Donc pendant que je suis vivant, j'en ai profité pour écrire mon épitaphe : "Ma chair quitte mes os, c'est un divorce à l'amiable"...

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    1. Bien trouvé, Jeanmi. :-)
      Bonne soirée à toi, et merci de ta visite.

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  2. Il y a pire, récemment (ça fait un an ou deux à peine), c'est l'expression "va mourir" pour "va te faire voir". Je la trouve encore plus choquante !

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    1. C'est vrai, Béatrice, elle est encore plus choquante car adressée à autrui. :-(
      Merci de ton passage et bonne soirée.

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  3. Oui Béatrice, je trouve ça affreux aussi. Et pourtant, Françoise, il n'y a que l'embarras du choix :
    crevé, fatigué, épuisé, éreinté, flapi, vidé, exténué, claqué, brisé, rétamé, fichu, usé etc...

    Je t'embrasse Françoise.

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    1. Oui, Marie, il n'y a que l'embarras du choix. Mais après tout, comme quelqu'un me l'a fait gentiment remarqué, chacun est libre de s'exprimer comme il le sent.
      Je t'embrasse moi aussi, Marie. Tes visites sont toujours un plaisir pour moi. :-)

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  4. Bonjour Françoise
    Ne joue jamais au bridge (le partenaire du déclarant devient le « mort »)
    Je ne suis pas du tout choqué, pas plus que je ne le suis quand tu ne verses pas de larmes à un enterrement, pas plus pour un fou rire partagé par trois sœurs dans un corbillard où leur père avait émis des gaz comme le font parfois les morts.
    Quelle est donc cette nouvelle tyrannie des mots ? :-)
    Alors quoi, on n'a plus le droit d'utiliser des expressions au sens figuré ?
    Adieu mort de faim, de soif, de rire, de trac, adieu "échec et mat"(mat veut dire "mort", note pour le commentaire précédent "crever" veut également dire "mourir", donc "je suis crevé" est choquant également)
    On ne doit plus dire "Tu es aveugle ou quoi ?", on ne peut plus broyer du noir, on ne doit plus dire "c'est petit.." à Mimie Mathy, "Il faut voir..." à Gilbert Montagné,etc
    Je me fiche pas mal de ce que les gens disent ou font, je suis plus sensible à ce qu'ils ressentent dans leur for intérieur.

    PM

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    1. Ton commentaire vient mettre un peu d'humour dans ce billet, PM, et je t'en remercie. C'est vrai qu'il ne faut pas trop se prendre au sérieux, mais on peut néanmoins être choqué(e), touché(e), cela est légitime, je pense.
      J'avais écrit il y a quelques temps un texte qui disait en gros que même si nous étions très différents les uns des autres, nous pouvions avoir la même intelligence, celle de respecter les autres. Je respecte donc tout à fait ta façon de voir et de dire les choses. Les différences d'opinion, si elles sont respectées, sont toujours source d'enrichissement.
      A bientôt, PM, et merci de ton intérêt pour ce billet. :-)

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  5. Bonsoir,
    je reste muet devant ces gens.
    Pour ma part, je n'ai jamais dit cela. Peut-être parce que j'ai été dans la proximité de la mort bien des fois... Avoir mal, être épuisé, souffrir, sont la vie.
    Je n'ai pas de mot pour ces gens qui utilisent n'importe quels mots pour s'attirer de la sympathie...
    J'utilise les mots que je pense. Alors il est préférable que je n'utilise pas de tels mots... (J'ai dit une fois à quelqu'un : "crève, mais surtout crève lentement en souffrant à la folie"... Je le pensais...)
    Le sens figuré m'indiffère... Les jeux d'esprit...

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    1. Bonsoir Gilles, je suis contente de te revoir par ici. :-)
      Je pense que l'on peut dire tous les mots mais, comme je le dis plus haut, en sachant respecter l'autre, car sa sensibilité est peut-être différente de la nôtre. Nous sommes tous des êtres différents les uns des autres et il est donc normal de ne pas avoir tous la même façon de voir les choses. Je me rends compte que la tolérance est importante, et que j'en ai manqué dans ce billet. On ne peut pas juger les autres, de quel droit le pourrait-on ?
      Merci de ta visite, Gilles, et au plaisir de te lire, ici ou ailleurs.

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    2. Je bénis le Ciel d'avoir suffisamment de recul, d'imagination et d'humour pour apprécier le second degré et la liberté, le détachement que procure cet état d'esprit, cette victoire personnelle sur les épreuves douloureuses de la vie qui n'épargne personne, cette satisfaction d'échapper à l'aigreur et l’amertume qui affectent ces personnes dépourvues de toute fantaisie.
      PM

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  6. Purée les pisse-froid ! :-)

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    1. Chacun a (et non "à") sa place : les pisse-froid... comme les pas pisse-froid... :-)

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  7. quand on a été touché de très près par la mort on ne peut employer ce mot à la légère...
    La mort c'est le néant...et quand elle nous touche on est atteint au plus profond de nous-mêmes...
    Je ne joue pas avec ce mot.... Il est trop lourd à porter..
    Bisous Françoise

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    1. Oui, Loula, je sais que tu as connu la pire des choses qui puisse arriver.
      Je t'embrasse fort et te souhaite un bon week-end.

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  8. Il m'arrive d'employer "je suis morte de fatigue" tout comme dans des moments de grands doutes ou de détresse "je suis morte de l'intérieur". Je n'y donne pas le même sens et autant le premier n'a pas de sens (j'en emploie d'autres indifféremment), autant le 2nd a un sens lourd car j'ai perdu quelque chose de moi signifie t'il. Cependant dans la 1ere expression je n'y associe en rien l'idée de décès, de chagrin. et pourtant j'ai eu un décès qui m'a causé et me cause encore du chagrin. mais c'est comme un meuble à tiroirs, ce n'est pas le même tiroir. oh je dois être confuse dans mes raisonnements !!! Bisous Françoise

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    1. Non, Lison, tu n'es pas confuse. Et tu as tout à fait le droit de t'exprimer comme tu le sens, sans te justifier. En fait, chacun est libre, mais cela fait du mal parfois à entendre lorsqu'on vient de perdre quelqu'un et que l'on est blessé dans sa chair, c'est juste cela que je voulais dire dans ce billet. Je ne blâme personne.
      Belle fin de dimanche à toi, et de très gros bisous, Lison.

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  9. Une expression qui me choque également . Un peu spécial de l’employer ainsi ...

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.