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vendredi 23 avril 2010

Les mots dits...

Ne vous est-il jamais arrivé de dire, sous le coup de la colère ou de l'émotion, des mots qui dépassaient votre pensée, et ensuite de le regretter amèrement ?...
Mais les mots ont été dits, les mots ont été lâchés, les mots ont fait mal... Il est trop tard pour revenir en arrière, et vous avez autant mal que celui ou celle à qui vous les avez dits... Cela fait d'autant plus mal que vous n'avez pas l'habitude de les "cracher" ainsi ces mots, ce n'est pas dans votre nature, mais un excès de fatigue et de surmenage, un excès de tension, et vlan !... celui ou celle qui se trouvait en face de vous, à ce moment-là, s'est tout pris en pleine figure !
Cela ne m'est pas arrivé souvent, mais sincèrement, heureusement, parce que je me suis sentie vraiment trop mal ensuite...
Et vous, arrivez-vous toujours à contenir les mots, ou bien fusent-ils comme des balles à la moindre contrariété ?...

"Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment, ils ont l'air de rien les mots, pas l'air de dangers bien sûr, plutôt de petits vents, de petits sons de bouche, ni chauds, ni froids, et facilement repris dès qu'ils arrivent par l'oreille par l'énorme ennui gris mou du cerveau. On ne se méfie pas d'eux des mots et le malheur arrive. Des mots, il y en a des cachés parmi les autres, comme des cailloux. On les reconnaît pas spécialement et puis les voilà qui vous font trembler pourtant toute la vie qu'on possède, et tout entière, et dans son faible et dans son fort... C'est la panique alors... Une avalanche... On en reste là comme un pendu, au-dessus des émotions... C'est une tempête qui est arrivée, qui est passée, bien trop forte pour vous, si violente qu'on l'aurait jamais crue possible rien qu'avec des sentiments... Donc, on ne se méfie jamais assez des mots, c'est ma conclusion."
Louis-Ferdinand Céline (Voyage au bout de la nuit)

10 commentaires:

  1. Céline dit la même chose que toi.
    Il arrive à chacun de nous de se laisser emporter par les mots et de le regretter.
    Il suffit alors d'en faire l'analyse et de tenter de procéder à leur effacement par un dialogue lucide.
    Bon week-end.
    Je t'embrasse.

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  2. Oui, c'est tout à fait vrai ce que tu dis, Herbert.
    Merci pour tes commentaires toujours si intéressants et qui aident à la réflexion.
    Bon week-end à toi aussi.
    Je t'embrasse.

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  3. BONJOUR,
    et merci, pour cet échange,
    perso, je retiens mes mots,
    mes gestes, mes attitudes, tant que possible,
    mais finalement,
    je crois qu'en ne voulant pas géner,
    en me surveillant....
    je ne suis pas toujours moi...
    Y as t'il une solution magique,
    je ne crois pas......
    Excellente journée a vous.....

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  4. Merci de ton commentaire, Claire.
    Je connais bien ce mot "ne pas gêner, ne pas déranger, ne pas parler, se taire"... et ne pas être soi, au final, et être mal...
    Alors, que faire ? pas facile, non.
    Belle fin de soirée à toi, Claire.

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  5. ...Maudits soient les mots dits...

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  6. Oui, Anonyme, les mots dits sont parfois maudits... tu as raison...
    Il faut se méfier des mots, car ils peuvent guérir des maux, mais parfois en provoquer...

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  7. Françoise,

    j'ai lu votre (même si je préfère le singulier) réponse à mon commentaire de ce matin, sous un autre billet. Et je suis revenue lire ce que vous avez écrit depuis le début. Incroyable comme vos mots me rejoignent et me touchent; certains de vos textes me donnent l'impression de m'entendre penser, vraiment!

    J'avais laissé dèjà un commentaire sur UN COEUR QUI BAT, et j'ai fait une tentative de blogue nommé ÉPHÉMÈRE, il y a quelques mois, l'ai mis en sommeil ensuite, le temps de comprendre les caprices et les fonctionnements Blogger. J'ai changé le nom dudit blogue (auquel je travaille en circuit fermé) pour LES MOTS DITS...il y a un moment. Je n'étais pas certaine de garder ce titre, mais après avoir lu ce billet, pas question de le changer. Parce que ce que vous avez écrit est le reflet miroir de ce que je pense, c'en est épeurant!

    Je n'aime pas trop parler de moi-même, préférant de beaucoup lire les écrits des autres; si j'ouvre mon blogue de nouveau j'ignore à quoi il ressemblera, mais si j'ai une qualité dont je peux me "vanter", c'est celle d'être à l'écoute des autres.

    Si tout va bien je l'ouvrirai à l'automne, et advienne que pourra...

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  8. Bonsoir Lise,

    Oui, je me rappelle du commentaire que vous aviez laissé sur "Un coeur qui bat".

    C'est étrange, oui, parfois, comme l'on peut se retrouver dans les mots de quelqu'un d'autre. Cela m'arrive aussi, et en fait, je trouve cela rassurant. On se sent moins seule, et du coup, mieux comprise.

    Si vous ouvrez ce blog dont vous parlez, je serai l'une de vos lectrices, c'est certain. Je sais à l'avance que ce que vous évoquerez m'intéressera vivement.

    Ne pourrait-on pas se dire "tu" ?... :-)

    Bonne fin de soirée, Lise, et merci.

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  9. Françoise,

    oui bien sur que le "tu' est bienvenu. J'ai touours pensé que l'on pouvait être poli au singulier, et subtillement distant (pour ne pas dire insultant) en utilisant le pluriel "vous". Quand j'ouvrirai mon blogue de nouveau je te le dirai ici, c'est certain.

    J'ai lu ce que tu as écrit à propos de ton frère après son décès, et ça m'avait touchée au coeur car j'ai perdu mon frère unique, que j'adorais, il y a plus de trente ans, ne m'en suis jamais remise. Il s'est enlevé la vie à l'adolescence.

    Sans que tu le sache, tes billets à propos du tien, sur ton blogue principal, m'ont amené une certaine paix, après si longtemps. Les blogues peuvent être infiniment consolants; tu es vraiment une belle personne. Merci encore Françoise!

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  10. C'est moi qui te remercie, Lise, et qui suis ravie et touchée de t'avoir comme lectrice.

    Tant mieux si les textes que j'avais mis lors de la mort de mon frère t'ont apaisée, j'en suis heureuse.

    Je te souhaite une très belle journée.

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.