et aussi de partager avec vous mes photos, mes lectures, mes goûts musicaux...

mardi 27 septembre 2016

Petit tour dans le Sud de la France

Cliquez sur ce lien -> ​ Petit tour dans le Sud de la France, vous pourrez voir les autres photos que j'ai faites lors de ma petite escapade méditerranéenne !


lundi 26 septembre 2016

La Côte Bleue

Je n'étais pas au bord de l'Océan cette fois, non, non, j'étais au bord de la Méditerranée, sur la Côte Bleue. Regardez la couleur de l'eau ! Le temps de défaire mes bagages, de faire deux ou trois choses, et je reviens avec plein d'autres photos ! :-)


dimanche 18 septembre 2016

« Parce qu'il rend un peu de vie aux défunts... »

Pour​ Célestine et pour Pascal :

« Parce qu'il rend un peu de vie aux défunts, leur permet de survivre dans notre pensée, le souvenir soigne la perte. Il la colmate en empiétant un peu sur la béance de l'absence. Au début, la mort et la douleur causée par la séparation définitive envahissent tout ; on ne perçoit que le manque, l'absence du disparu. Puis, peu à peu, la pensée recrée la présence, la douleur est infiltrée de réminiscences de moments heureux partagés, les morts redeviennent vivants dans nos souvenirs. Finalement, on se surprend à continuer une relation affective avec les morts qui nous sont chers. La vie nous a séparés, mais le lien perdure au-delà de la disparition. Et, inconsciemment, nous faisons tout pour préserver ce lien. Il y a une fidélité aux personnes disparues qui n'a rien à voir avec la pathologie. On la provoque, on l'entretient. Il suffit par exemple qu'une grand-mère meure pour qu'on évoque avec émotion sa confiture de cerises ou ses pommes de terre sautées à l'ail. Quelle que soit la saveur des confitures et des pommes de terre que l'on pourra manger par la suite, on les trouvera toujours moins bonnes, simplement parce qu'elles n'ont pas été cuisinées par la grand-mère. Les vivants ne feront jamais les choses comme le faisaient les morts, et c'est tant mieux. C'est une façon de garder une place aux défunts, de continuer à les faire vivre, de reconnaître qu'ils sont irremplaçables. »
-> Marcel Rufo - extrait de son livre : "Détache-moi !" (pp. 153-154)
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vendredi 16 septembre 2016

C'est une parenté faite de silences, de regards, ...

« J’ai toujours pensé qu’il y avait des familles sur la terre et que, en plus de ceux qui partagent votre sang et votre enfance, il y a aussi les familles du hasard, ceux que l’on reconnaît confusément comme étant son parent, son pair, son ami, son amant, comme ayant été injustement séparé de vous pendant des siècles que vous avez peut-être partagés sans vous connaître. Ça n’est pas ce qu’on appelle la famille de l’esprit ni celle des corps, c’est une parenté faite de silences, de regards, de gestes, de rires et de colères retenus, ceux qui se choquent ou s’amusent des mêmes choses que vous. Contrairement à ce qui se dit, ce n’est pas pendant la jeunesse qu’on les rencontre le plus souvent mais plus tard, quand l’ambition de plaire est remplacée par l’ambition de partager. »
-> Françoise Sagan

mercredi 14 septembre 2016

« La Part de l'autre »

« La plus haute nuisance n'a donc rien à voir avec l'intelligence ou la bêtise. Un idiot qui doute est moins dangereux qu'un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n'est pas l'erreur qui est dangereuse mais le fanatisme de celui qui croit qu'il ne se trompe pas. »

LA PART DE L'AUTRE - Eric-Emmanuel Schmitt
« 5 octobre 1908 : Adolt Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde... »

Ma dernière lecture, un livre passionnant.

lundi 12 septembre 2016

dimanche 4 septembre 2016

Personne ne peut quitter son temps

Un texte que j'ai aimé lire chez ​ Jean-Jacques :

« Après Mai-68, beaucoup ont choisi de changer de vie à défaut de pouvoir changer le monde.
Ils sont partis vers des lieux alternatifs -île, montagne, désert- ou ont entrepris un voyage sans fin autour du monde.
Tout quitter est enivrant. Ce n'est pas la fuite du fugueur -un élan sans autre but que de quitter un plancher qui brûle sous les pieds-, ni de l'exil tragique du migrant poussé par la nécessité, ni la dérive du vagabond sans toit ni loi.
Cette rupture raisonnée porte un projet de vie, préférant la communauté à la famille étroite, le partage à la propriété, la nature à la ville, la frugalité du potager au consumérisme des grandes surfaces. Si de nombreuses utopies se sont effondrées sur des conflits de vaisselles pas faites, de jalousies amoureuses ou de griefs économiques, ces entreprises ont été riches et certaines demeurent encore bien ancrées dans leur "ailleurs meilleur" * , selon les mots du chanteur Robert Charlebois.
L'essentiel du tissu social contemporain, en France est nourri de migrations réussies. Cependant, si chacun peut choisir de quitter l'espace, personne ne peut quitter son temps. Nous avons beau naviguer dans l'espace, l'époque nous enserre. Nous ne sommes chez nous nulle part. Le chez-soi, du point de vue de l'anthropologue, reste une chimère.
Imaginons un propriétaire qui aurait un terrain étendu jusqu'à l'horizon. Quand il se murmure "ceci est à moi", son coeur gonfle de plénitude. Mais un marcheur, rien dans les poches, traverse ce même territoire. il n'est pas chez lui, mais il est au monde, précisément car ce dernier ne lui appartient pas. Au moment de mourir, cette condition de solitude sous le ciel, avec rien qu'un peu de temps restant, devient l'unique vérité de l'humain.
Le nomade le sait bien. Son expérience est anthropologiquement celle de l'espèce humaine circulant sur la planète au cours de l'hominisation . Elle symbolise aussi, physiquement et philosophiquement, le mode le plus intense de présence à soi et au monde dans nos sociétés déchirées de frontières meurtrières et de trouées de zones privatisées. »
-> Véronique Nahoum-Grappe

vendredi 2 septembre 2016