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dimanche 3 juillet 2016

Le syndrome du gisant

Je viens de finir de lire un ouvrage passionnant sur « Le syndrome du gisant : un subtil enfant de remplacement ». Dans toutes les familles, ou presque, on peut trouver des "gisants". Je suis peut-être une gisante, vous êtes peut-être un gisant, une gisante...
Je vous laisse lire le résumé ci-dessous, et regarder la vidéo (elle ne dure que 11 mns). Le docteur Salomon Sellam explique très simplement de quoi il s'agit. Prenez le temps, c'est très intéressant.

« Le syndrome du gisant, un subtil enfant de remplacement », du Dr Salomon Sellam.
Quatrième de couverture :
« Notre première mort est biologique. Notre cœur s'arrête. Notre cerveau dépose ses armes. Notre âme prend ses bagages. Nos omoplates se déploient et nous reprenons notre vol. Notre seconde mort survient ensuite, plus ou moins vite, au moment où plus personne ne pense à nous. La tombe n'est plus fleurie, les herbes folles envahissent progressivement notre "suite". Seule et pendant de longues années, demeure gravée dans le marbre, notre identité de locataire terrien notre nom, notre prénom, notre date de naissance et celle de notre départ. Quelquefois, avant cet oubli définitif, les personnes, concernées par notre décès trop prématuré ou source de souffrance, entretiennent notre mémoire à l'aide d'une date, d'un prénom. Notre mémoire, en attente, restera encore reliée à la terre. Puis, un enfant va naître. A son insu, en possède-t-il une partie ? Peut-être ? Dans ce cas, malgré nous, nous vivrons encore, par l'intermédiaire de son corps, de sa voix et de sa pensée. Pour le clan, rassuré, la relève est assurée... »
- « La mise en évidence, preuves à l'appui, de la mise en route d'une Dynamique Automatique de Réparation Transgénérationnelle à la suite d'un drame familial à type de décès ressenti comme trop prématuré, "non admis", injustifié/injustifiable et ses répercussions généalogiques sur plusieurs générations pouvant aboutir à des conséquences médicales, psychologiques ou psychiatriques. »

12 commentaires:

  1. bon en plein dans le mille...je sais que je suis "remplaçante" de mon frère dcd à la naissance mais ça fait toujours un choc quand il en est question
    très intéressant merci Françoise

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    1. Je pense que nous sommes nombreux (nombreuses) à être des remplaçant(e)s, des gisant(e)s, mais nous ne le savons pas toujours car parfois le décès remonte à plusieurs générations en arrière, et nous ne sommes pas toujours au courant.
      Merci à toi, Sylvie. Belle fin de journée.

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  2. Je suis peut-être la gisante de la petite soeur de ma mère, morte 15 jours après sa naissance et qui portait le même prénom que moi.
    Peut-être ou sûrement... Le choc que cela m'a fait quand il y a 4 ans en regardant le livret de famille de ma grand-mère j'ai vu la mention de ce petit ange qui a si pu vécu sur cette Terre.. Pendant 51 ans j'ai ignoré son existence. Ma mère n'en avait jamais parlé.

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    1. Sûrement, je dirais. Parfois, il est plus difficile de le "diagnostiquer", mais pour toi, c'est évident, du fait que tu portes le même prénom.
      Je ne sais pas pourquoi les gens n'en parlaient pas, et gardaient le secret ? C'est tellement important de le savoir.
      Bonne soirée, Suzame. Bisous.

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  3. C'est incroyable et pourtant bien vrai si je me tiens aux explications données par docteur sur l'enfant gisant. J'ai perdu un frère par accident de voiture à l'âge de six ans, ma mère avait donné naissance cinq à six mois plus tard à un autre garçon, qui était d'une ressemblance avec le défunt, presque parfaite: les même tics, le même visage, la même démarche.

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    1. Oui, Bizak, c'est bien vrai, mais quand on y pense, pas si incroyable que cela. Je dirais même que cela se comprend très bien. Nos cellules portent les mémoires de nos parents, grands-parents, et elles n'oublient pas. Et cela se retrouve, comme dans le cas que tu cites.
      Belle soirée à toi, bisous.

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  4. Fascinant... Je me souviens que ma mère - une femme qui savait survivre - m'a un jour autorisée à mettre les habits "du bébé" à ma poupée. "Le bébé" est un enfant mort-né juste avant moi, dont elle avait gardé la layette. J'ai vu qu'elle était émue, au bord des larmes, mais elle "se secouait". Je pense que ce geste l'a libérée et m'a sans doute aussi sauvée de bien des choses....

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    1. Je pense que ta maman avait fait le deuil de ce "bébé", et du coup elle ne t'a pas donné le rôle de le remplacer. Oui, c'est fascinant tout cela, je suis encore en plein dedans ! :-)

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  5. Bonsoir Françoise,
    ton livre a l'air intéressant. J'ai un collègue qui a perdu des faux jumeaux (fille - garçon)- enfants morts nés... Il a par la suite eu un garçon, puis une fille auquels il a attribué les prénoms des jumeaux. ça m' a interpellé! Quel lourd poids fait-on porter sur les épaules de ces enfants!
    Par la suite en m'intéressant de plus près à la vie de Hugo, j'ai appris qu'il avait donné à sa fille Léopoldine le même prénom que son premier enfant (un garçon - Léopold) qui est décédé en bas âge... (avant que Léopoldine ne naisse). A cette époque c'était une pratique courante, persuadé que l'esprit du défunt venait se réincarner dans une nouvel être ... Hugo était par ailleurs connu pour son goût au spiritisme...
    Voila ce que m' a inspiré ton billet.
    Belle soirée.

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    1. Bonjour El Linda
      Les parents n'imaginent pas que donner le même prénom que l'enfant mort né à l'enfant suivant peut lui causer de graves soucis, il me semble que cela est pourtant évident. C'est ainsi que l'on traîne des choses qui ne nous appartiennent pas et qui nous empêchent parfois de vivre notre propre vie.
      Belle fin de journée, El Linda, merci de ta visite.

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  6. Etant superstitieuse, si cela m'était arrivé je n'aurais jamais donné le prénom...J'avais un ami qui portait le poids de ce fameux syndrome du gisant; à 60 ans porter ce prénom lui empoisonnait encore la vie etc.... je ne connaissais pas ce concept mais celui de l'enfant pansement oui. En tout cas merci de ce partage, c'est fascinant. Et finalement ça fait poser des questions sur soi : suis je un gisant qui l'ignore ?? Ai noté les références...Bises

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    1. Oui, c'est fascinant, Lison.
      Bises à toi aussi.

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.