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mardi 3 mars 2015

A bonne distance...

« Le malheur c'est que, si vous réussissez à attraper un solitaire, vous le perdez : il n'est plus seul. Ce qui brillait autour de lui commence à s'éteindre. Les vers luisants sont fascinants dans le ciel plein d'herbe des bas fossés. Dans le creux de la main, ils n'ont presque plus de charme et ne donnent qu'une lumière pauvre, avare.
Certaines choses et certains êtres ont besoin de la distance qui les sépare de nous, et que cette distance demeure infranchissable. Ils y puisent leur nourriture. »
-> Christian Bobin

16 commentaires:

  1. C'est si vrai ! Et joliment illustré :)

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  2. Coucou, justement il faut les laisser là où ils sont et éclairent. C'est un peu comme certaines personnes qui éclairent un chemin, il ne faut pas les sortir de leur contexte.
    ?? Réflexions!

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    1. Réflexions, Marie-Jeanne ! :-)
      Bisous.

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  3. Et par chance Bobin est là pour éclairer notre lanterne ! ;-)
    Bonne journée Françoise.

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    1. Bien dit, Philippe ! :-)
      Une douce nuit à toi.

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  4. Comme c'est curieux...
    C'est à prendre au propre comme au figuré, sans parler forcément de l'insecte...
    ;-)

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  5. Christian Bobin est comme un phare dans la nuit . J'aime beaucoup son roman "le très bas" . Bonne journée Françoise.

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    1. Je ne l'ai pas lu, Jerry.
      Bonne nuit à toi, et merci de ta visite.

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  6. Je ne connaissais pas cette citation de Bobin (et pourtant, j'en transmets beaucoup...;-)
    Elle est très juste. Merci !

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  7. un peu comme les coquillages sortis de leur univers, ne scintillent plus
    bonne journée à toi

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  8. Il faut vraiment sortir la nuit dans la campagne pour voir des vers luisants. Comme les vers luisants, il y a des personnes qui brillent lorsqu'elles sont seules et s'éteignent dès qu'elles sont accompagnées. C'est ce qu'on appelle se suffire à soi-même. Leur lumière est superbe.

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    1. Oui, c'est vrai, Lauriza. :-)
      Une douce nuit à toi, merci de ta visite.

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.