et aussi de partager avec vous mes photos, mes lectures, mes goûts musicaux...

lundi 22 septembre 2014

Les conseils (ou conseilleurs) sont-ils toujours les bienvenus ?

Peut-on ou doit-on conseiller quelqu'un sur ce qu'il ou elle doit faire ? C'est la question que je me pose aujourd'hui.

Cet été, sur un livre que l'on m'avait prêté, j'ai lu : « (...) souviens toi que l'aide la plus précieuse est celle qui t'est demandée. Il existe une différence entre aider quelqu'un et ne pas se mêler de ses affaires. Comment te sens-tu lorsqu'une personne s'impose en te donnant des conseils ou en voulant te guider alors que tu ne lui as rien demandé ? Généralement, ta première réaction est de résister aux conseils de l'autre parce qu'en-dedans de toi, une petite voix te dit : "Quand j'aurai besoin de ses conseils, je lui ferai signe." Règle générale, nous aimons bien régler nos problèmes nous-mêmes. C'est au moment où nous nous apercevons qu'une situation dépasse nos limites, que nous demandons ou acceptons l'aide de quelqu'un d'autre. Ce n'est pas parce que tu désires aider les autres que tu es nécessairement une personne qui sait faire plaisir aux autres. C'est bien souvent le contraire qui se produit. Une personne qui veut trop aider... »* N'ayant pas la suite de cette phrase, je continuerai par: "(Une personne qui veut trop aider) peut devenir pour l'autre intrusive et vite indésirable." Nous ne pouvons pas dicter aux autres ce qu'ils doivent faire. Nous pouvons être en désaccord, oui, mais nous ne pouvons pas décider à leur place. S'il y a demande de leur part, nous pouvons les aider à y voir plus clair, en les écoutant, en discutant avec eux, mais notre aide doit s'arrêter là. Ce n'est pas toujours facile, évidemment, car les personnes n'agissent pas toujours comme nous le ferions, nous, mais nous devons respecter leurs choix. C'est leur vie, après tout. Je pense qu'il faut savoir rester à sa place même si l'envie nous démange d'intervenir... Je ne parle pas ici évidemment de situations de mise en danger, de situations de violences où, dans ce cas, il faut intervenir, je parle ici de décisions prises dans la vie de tous les jours par nos enfants ou par nos amis, par exemple.

Et vous, qu'en pensez-vous ?


*Extrait du livre : "Ecoute ton corps" de Lise Bourbeau, p. 157.

15 commentaires:

  1. Les conseils venant de personnes que nous estimons sont supportables et s'ils sont en outre percutants ou surprenants ils ont de forte chance d'être pris en compte. Mais le conseil à tout-va est franchement imbuvable! L'empathie ne signifie pas avoir une solution pour tous les problèmes...
    Bonne journée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis d'accord avec toi, Gine. Je pense que le fait d'être à l'écoute et d'être présent, est à lui seul une aide précieuse.
      Bonne fin de soirée à toi, et une belle nuit.

      Supprimer
  2. Bonjour,encore un vaste sujet que voila. Souvent sur les forums ou les blogs on voit des sujets qui sont formés en demande de réponses, alors oui je l'avoue je donne mon avis en fonction de mon expérience. Mais je ne force jamais j'explique ce qui pourrait être une solution à un problème. Chacun à son libre arbitre. Pour d'autres cas particuliers par exemple dans la famille ou avec des amis, si on me demande mon avis je le donne je crois que c'est un devoir. c'est trop facile parfois de faire l'autruche de se désintéresser d'un problème surtout si c'est grave. j'essaie de ne jamais avoir de reproches à me faire sur des conseils que j'ai donné à mes enfants par exemple, car ensuite ce sont eux qui décident mais au moins je les avais prévenus c'était de mon devoir. Il y a aussi des cas précis où donner des conseils peut être une bonne chose, cela éclaire la personne qui ensuite fera son choix définitif;
    Pour conclure, il ne faut jamais s'imposer mais expliquer, conseiller, oui.( enfin pour mon cas)
    A ma décharge j'ai eu deux professions où j'ai du conseiller alors j'ai accompli mon devoir.
    D'autre part, ne pas vouloir accepter l'aide de quelqu'un c'est une forme l'orgueil. j'ai été confronté à ça, et certains conseils en font partis.
    je vais me faire tacler mais pas grave, j'assume toujours ce que je dis et surtout écrit.
    Bonne journée. Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Marie-Jeanne,
      On peut en effet s'intéresser à un problème, en discuter, cela aide la personne dans sa décision, mais ne pas s'imposer, ce qui est tout à fait différent. Il faut que ce soit la personne qui choisisse. Elle est la plus apte, en principe, à savoir ce qui est bon pour elle ou pas. D'ailleurs, tout en relisant ton commentaire, c'est ce que tu dis (sourire).
      Pourquoi donc te ferais-tu tacler, Marie-Jeanne ? Chacun a le droit de penser différemment et surtout de s'exprimer. :-)
      Bonne soirée à toi, et une douce nuit. Gros bisous.

      Supprimer
    2. Marie-Jeanne,
      J'ai souvent refusé l'aide de quelqu'un ; non pas par orgueil, mais souvent parce que ce quelqu'un voulait aider sans me demander si j'étais disposé à cela. En ce qui me concerne, je ne demande jamais de l'aide, et si je le faisais c'est bien parce que j'aurais épuisé toutes mes ressources.
      Je ne compte sur personne en ce monde. Et cette optique m'a évité bien de problèmes !
      ;-)

      Supprimer
  3. "J'ignore si l'aide demandée est la plus précieuse." (j'y reviendrai)
    J'aime bien l'adage "aides-toi, le ciel t'aidera"
    Mais, me direz-vous, quid de la personne incapable de s'aider elle-même ?
    Oui, il faut l'aider, reste à trouver le comment et le quand.
    Dans un de tes commentaires, il est écrit " ne pas vouloir accepter l'aide de quelqu'un c'est une forme d'orgueil."
    Probable mais pas certain.
    Ne pas vouloir signifie parfois ne pas pouvoir, une absence totale et incontrôlable de "volonté", un esprit figé dans une neurasthénie inaccessible.
    En outre, il n'est pas toujours aisé de mettre de l'ordre dans notre propre esprit, de nous connaitre nous-même; n'est-il pas, dans certaines conditions, un peu présomptueux de prétendre connaitre l'aide dont l'autre aurait besoin, de se frayer un passage dans les arcanes de sa pensée ?
    L'aide demandée est peut-être la plus précieuse, cependant elle me parait plus habile, plus élégante, moins intrusive lorsqu'elle est fortuite (un livre, une pensée, une image, un film, un inconnu,un animal), construite peu à peu par un discours très éloigné du conseil, quand elle agit tel un éclairage indirect, quand elle choisit le détour plutôt que la ligne droite, quand elle offre ou suggère une vision plus agréable, plus joyeuse ou optimiste et lorsque cette "offrande" est infiniment patiente, non empressée, légère, aérienne comme un ballon gonflé à l'hélium poursuivant sa douce ascension avant de nous émouvoir par la vue merveilleuse et neuve de notre environnement vu du ciel.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, certaines personnes sont incapables de s'aider elles-mêmes, j'en connais, et là, c'est un devoir de les aider, pour leur sécurité et leur bien-être. Il faut prendre le temps de leur expliquer, réfléchir avec elles sur le pour ou le contre de toute décision avant de prendre celle-ci. Il ne faut pas laisser ces personnes en situation de danger ou de désarroi. Ici, c'est un devoir de les aider. Mais c'est un autre sujet.
      Ensuite, il est vrai, en effet, et je suis entièrement d'accord, que n'étant pas toujours très clairs dans nos propres pensées, il n'est pas toujours souhaitable de conseiller les autres, ce serait des conseils influencés par notre propre vécu, et personne n'a le même vécu.
      Quant à ton dernier paragraphe, Anonyme, je ne le commenterai pas, mais je dirai juste "bravo" pour cette belle explication et écriture si poétique... :-)

      Supprimer
  4. Tout dépend s'il s'agit de conseils sur la vie privée, ou de conseils pratiques, photographiques par exemple. Mais en général c'est seulement si on me le demande. Sauf à ma fille ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les filles, contrairement aux fils, acceptent peut-être mieux les conseils de leur mère... :-)
      Bonne soirée, Pastelle, et merci de ta visite.

      Supprimer
  5. En ce qui me concerne, je ne me manifeste que lorsqu'on me le demande. Les demandes peuvent être directes ou indirectes, bien sûr.
    Mais sans appel, je ne m'approche pas.
    Donc, je ne conseille qu'en cas de sollicitation. Pour le reste je reste au loin.
    Par déférence pour tous les belligérants.
    Bises sous la pluie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En lisant les différents billets que tu postes chez toi, Gilles, je commence un peu à te connaître, et ce que tu dis ne m'étonne pas de toi. Merci pour t'être exprimé à ce sujet.
      Bises du soir.

      Supprimer
  6. Coucou Françoise <3
    Parfois et même souvent, aider est juste écouter et entendre !
    Nous n'avons pas la solution miracle, nous sommes tous tellement différents, pas les mêmes attentes, pas les mêmes envies...
    Mais juste être reconnu par la parole, entendre et comprendre la souffrance, je pense que cela est déjà beaucoup !
    " Les conseilleurs ne sont pas les payeurs"
    Si on me demande un conseil, je dis souvent qu'il m'est difficile de répondre parce que nous n'avons pas la même vision des choses, la même appréhension...
    Je vais toujours vers le positif, la sincérité et la présence <3
    On peut aider si la personne est disposée à être aidée, sinon on si brûle les ailes !
    Je n'aime pas beaucoup les moralistes !
    Mais si les choses sont dites en avec tact et douceur, parfois l'aide est précieuse <3
    Un bien vaste sujet qui mériterait de l'aide ;))
    Belle journée
    Claude

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Coucou ma chère Claude
      Je suis d'accord avec l'ensemble de ton commentaire, tout est bien dit et exprimé, et je t'en remercie. Je n'ai rien à rajouter. :-)
      Belle soirée à toi, et de gros bisous.

      Supprimer
  7. je lis les commentaires et me rappelle qu'il y a moins de deux semaines, à Lyon, nous avions une discussion allant dans le même sens... thème "être utile" ? ^^
    Que ce soit dans le domaine de la vie courante, du travail ou de la vie de foi, j'ai souvent redouté les questions des autres, mais cela n'empêche que j'ai toujours aimé être de "---" conseil, ceci étant il faut toujours approcher l'autre (qu'on connait ou pas) avec beaucoup d'amour et d'humilité, cela permet toujours de savoir jusqu'où aller et surtout s'il le faut ?! conseiller ou être conseillé, tout est dans l'approche et la confiance... et de nos jours c'est vrai que c'est difficile - que ce soit dans la vie, vers les "amis", envers les proches on ne s'invente pas "conseiller", il faut vivre ce qui est conseillé et ce que l'on dispense... et cela est ardu le plus souvent...
    bonne journée Françoise et à vous toutes et tous qui passez ici !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Doume, et merci pour ce commentaire très juste. Oui, tout est dans l'approche et la confiance. Rester humble aussi, oui. Juste écouter peut-être, prendre le temps d'écouter, être présent, cela suffirait des fois. Et si la personne tient vraiment à avoir notre avis, lui donner mais sans l'imposer, sans vouloir être le détenteur de la vérité. Réfléchir avec elle.
      Mais ce n'est pas toujours facile, non.
      Bonne soirée à toi, Doume, et merci de ta visite.

      Supprimer

Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.