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jeudi 19 juin 2014

La perfection, quel ennui parfois...

Est-ce qu'il est vraiment bien de savoir faire quelque chose à la perfection ?
Je réfléchis ce soir suite à un commentaire laissé chez un blog ami qui disait : "On apprend trop et après on ne sait plus".
Et je repense à une époque, il y a quelques années, où mon mari et moi allions à des cours de danse. Nous y sommes allés trois ans, je crois, ou quatre, peu importe. Nous savions alors danser à la perfection (enfin presque... :-)) le tango, la valse, le rock, le paso doble, etc. Mais il y avait un hic, et de taille, à mon avis. Lorsque nous allions à une fête entre amis, nous ne savions plus danser avec les autres. Nous étions tellement dans nos pas, 1, 2, 1, 2, 3... que nous ne savions plus nous accorder avec les pas de ceux qui n'avaient pas suivi les cours. Nous ne savions plus danser naturellement, on peut dire. C'était assez frustrant. Bon, depuis, nous avons un peu oublié nos pas de danse, et c'est aussi bien, nous pouvons à nouveau danser avec les autres avec plaisir et naturel.
La perfection n'est pas très amusante, je trouve, et cela pas seulement dans le domaine de la danse, mais dans beaucoup d'autres. L'important avant tout est de se faire plaisir, même si on marche un peu sur les pieds de son cavalier... Non ? (sourire)

Quelques citations sur la perfection :
« C'est une perfection de n'aspirer point à être parfait. » (Fénelon)
« Le bonheur n'est pas dans la recherche de la perfection, mais dans la tolérance de l'imperfection. » (Yacine Bellik)
«  Je ne sens pas en moi l'étoffe d'un dieu si petit qu'il soit. Ma faiblesse m'est chère. Je tiens à mon imperfection comme à ma raison d'être. » (Anatole France)
«  La nature a des perfections pour montrer qu'elle est l'image de dieu et des défauts pour montrer qu'elle n'en est que l'image. » (Blaise Pascal)

13 commentaires:

  1. Bonsoir Françoise,
    Je peux répondre en tant qu'ex-enseignant de voile ; et aussi comme passionné d'arts martiaux...
    Je suis persuadé que nous devons apprendre les bases "à fond" jusqu'à s'en faire un automatisme... le corps alors agira en réflexe et libèrera l'esprit... Ainsi, on "revient au début" sans l'handicap de la gestuelle ou de la posture...
    C'est ce que les occidentaux appellent "avoir l'esprit libre" "agir naturellement"... Ce qui est faux puisque si l'on apprend une gestuelle, c'est bien parce qu'elle n'est pas innée, pas naturelle...
    Donc, sans parler de perfection qui, je te l'accorde, n'existe pas... On doit travailler dans ce sens pour "repousser nos "limites" (beaucoup de gens s'enferment dans ce qu'ils appellent leurs limites ; et s'handicapent tout seuls). Au point où ils refusent d'essayer sous prétexte qu'ils n'y arriveront pas !
    (Un non-sens, car comment savoir "qu'on ne peut pas", sans essayer ?)
    Si "on apprend trop et qu'on ne sait plus", c'est parce qu'on n'a pas franchit le stade de la "gestuelle réflexe" qui s'affranchit de l'esprit... Alors on doit persévérer.
    Je crois finalement que tout ceci cache un autre sujet : notre rapport à l'effort...
    Bonne soirée et bisous (j'ai faillis ajouter : "doux"... Rires) !

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    1. Bonsoir Le rônin
      Voici un commentaire riche et détaillé, à lire et à relire, et je t'en remercie !
      Oui, tout ce que tu dis est vrai.
      "notre rapport à l'effort" ? Cela me rappelle un épisode de ma vie. Lorsque j'étais jeune fille, l'un de mes professeurs (je ne sais plus de quelle matière) avait écrit sur mon carnet de correspondance : "Françoise n'aime pas l'effort." J'étais cataloguée, sans que ce professeur tienne compte ce que je vivais à ce moment-là. J'ai traîné ces mots des années et des années, et tu vois, en lisant tes mots, j'y repense encore. Les professeurs devraient être parfois un peu plus psychologues. Au lieu d'aider l'élève, ils l'enfoncent encore un peu dans un mal être déjà existant... Enfin bref, c'est une autre histoire...
      Bonne soirée à toi aussi, et bisous. ;-)

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  2. "Ne craignez pas d'atteindre la perfection, vous n'y arriverez jamais." disait S Dali...
    Mais aussi de rajouter qu'il n'y avait "pas de chef-d'œuvre dans la paresse"...
    Et dans mes réunions du mercredi on dit que nous ne sommes pas des saints mais que nous devons tendre vers la perfection.
    je t'embrasse Françoise, bon début d'été à toi.

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    1. Oui, Louis-Paul, tendre vers la perfection, c'est une bonne devise :-)
      Je t'embrasse moi aussi. Et un bon début d'été à toi également.

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  3. Françoise,
    Je compte bien lire cette "autre histoire" pour l'enrichir de mon expérience aussi... Je fus catalogué aussi, et il semble que ce fut par celle qui m'a élevé (sous réserve que je ne me trompe pas)... Oui, ces vues restrictives des adultes nous handicapent et alourdissent notre "mal-être" qui finit par perdurer dans le temps... La preuve toi et moi se souvenons d'étiquettes collées sur notre personnalité...
    Pardon si j'ai remué des souvenirs for peu agréables. ce n'était pas mon intention...
    Beau week-end pour toi ; et essaie de t'apaiser...

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    1. Bonsoir Gilles (je peux ?)
      Pour faire court à cette "autre histoire", j'avais 14 ans, et j'avais perdu mon père cette année-là, alors me dire que je n'aimais pas l'effort était on ne peut plus maladroit...
      Ne t'inquiète pas, le temps a passé, et j'ai oublié, ou presque.
      Quant aux phrases "assassines", il y en a eu bien d'autres, mais d'ailleurs j'en avais parlé sur un billet antérieur, je le rechercherai et te mettrai le lien.
      Bon week-end (déjà bien entamé) à toi aussi. Bises.

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    2. Voici déjà ce lien : http://enviedenparler.blogspot.fr/2013/02/tu-es-un-incapable.html
      Il me semblait en avoir écrit un autre, plus personnel, mais je ne le retrouve pas. Peut-être est-il resté en l'état de brouillon, ou en l'état de pensée...

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  4. Merci Françoise pour ce billet...
    Je trouve que le problème, avec la "perfection", c'est que ça fige...
    Il n'y a plus rien à faire, à dire, ou à améliorer...

    Tandis que l'imperfection est "vivante" : elle permet d'échanger, de progresser...on devrait toujours garder un "petit peu d'imperfection"... ;-)

    Et certaines traditions l'ont bien compris, d'ailleurs...je crois que certaines "fabricantes de tapis" (au Maghreb je crois...), quand elles ont fini leur ouvrage, y glissent (volontairement) une petite erreur...(car la perfection n'appartient qu'à Dieu).

    Bises amicales.

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    1. C'est moi qui te remercie, La Licorne.
      Jolie cette tradition, elle me plaît. :-)
      Oui, je suis de ton avis, "on devrait toujours garder un petit peu d'imperfection". Je me retrouve bien dans les mots de ton commentaire.
      Bonne soirée. Bises à toi également, La Licorne.

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  5. quelle belle anecdote Françoise qui me fait sourire et penser justement en parlant de souvenirs du billet précédent, à celui ci qui est revenu avec ton histoire de danse !
    C'était l'été nous étions jeunes et (beaux), mon cousin et moi même avions mis au point des techniques et des passes de Bebop pour danser ensemble au grand bal du village, nous avions répété des semaines durant, nous avons eu un si beau succès que tout le monde voulait danser avec nous...Sauf que, nous ne savions danser qu'ensemble aussi bien.Plus tard dans la soirée, je me suis retrouvée pour un slow dans les bras d'une espèce de gros nounours plutôt lourdaud et pas très habile, hé bien je ne me suis jamais sentie aussi bien ;)) Bisous à toi belle fin de dimanche

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    1. (sourire) Ton histoire me plaît bien aussi ! et elle dit bien ce qu'elle veut dire ! :-)
      Bonne soirée à toi, l'aminaute. Je t'embrasse.

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  6. Bonjour, je suis bien d'accord avec toi. de toute façon la perfection n'existe pas encore sur terre, on peut s'y rapprocher mais c'est tout. Toutes ces danses apprises ainsi dans des cours pour moi me semblent pas naturelles. je crois qu'il faut laisser le corps parler tout simplement.

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    1. Oui, Marie-Jeanne, il faut laisser le corps parler tout simplement, je pense que c'est la meilleure chose, en effet. Bonne soirée. :-)

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.