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vendredi 5 octobre 2012

Rompre avec nos rôles - Sarah Sérievic

Un livre que j'ai lu il y a quelques semaines, que j'ai beaucoup aimé, et qui va sûrement devenir mon livre de chevet pendant quelques temps... :
« Rompre avec nos rôles », de Sarah Sérievic, Editions Le Souffle d'Or.

- Présentation de l'éditeur
« Tu n'es qu'une comédienne », « Ce sera un battant comme son grand-oncle », « Je suppose que j'ai déçu mon père puisque je n'ai pas obtenu le résultat qu'il attendait. »

Comment sortir de ces rôles imposés, et être soi-même ?
Comment retrouver le chemin de ses propres besoins et désirs ?

Sarah Sérievic nous entraîne doucement mais sûrement vers la connaissance de soi. Tant sur le plan professionnel que personnel, elle nous montre comme il peut être dévastateur de s'accommoder de son « triste » sort, et surtout comme il est vital de se réapproprier son identité.
Par des exemples issus de sa pratique de thérapeute, elle met le doigt sur des questions que nous nous posons tous, et nous donne les clefs pour y répondre. Prendre du recul, créer un autre mouvement pour sortir d'un état stérile et destructeur, cesser de lutter contre nos vrais désirs, voilà autant de moyens de retrouver la cohérence et sortir de nos rôles.
Une bouffée d'air pour revenir à l'essentiel.

- Biographie de l'auteur
Sarah SERIEVIC est psychothérapeute, consultante, formatrice en entreprise. Elle a élaboré une forme originale de thérapie, le « Théâtre Authentique ». Auteur de Passage à l'acte de vie (Ed. Le Souffle d'Or).

- Extraits :
p. 19. Sauf en cas de dictature, ce qui n'est pas le sujet de ce livre, les victimes encouragent souvent le comportement de leurs bourreaux. Si vous permettez à qui que ce soit d'avoir un pouvoir sur vous, quelle qu'en soit la forme, il le fera. Il n'y a que vous pour donner à un autre le pouvoir de vous opprimer ou de vous sécuriser. Lorsque quelqu'un s'est montré désagréable avec vous et que vous vous repassez le film toute la journée, puis toute la nuit, puis les semaines et les mois qui suivent, qui est votre plus grand ennemi ? Lorsque vous attribuez à un autre le pouvoir de vous annuler ou de vous faire exister, vous êtes en train de vous destituer de votre propre pouvoir sur vous-même. Tant que vous refusez de voir le persécuteur que vous êtes pour vous-même, vous le projetez sur l'autre. Tant que vous aurez du mépris pour vous-même, vous attirerez des personnes qui vous mépriseront. De même qu'un animal va foncer sur celui qui a peur, celui qui a besoin de mépriser va vous renifler et s'occupera de votre cas.

p. 62. Pourquoi vous obstinez-vous à ne garder en tête que vos points faibles ? En électricité, il y a du positif et du négatif, s'il en manque un, il n'y a pas de lumière !
Vous espérez le Messie pour qu'il reconnaisse vos talents, qu'il mette au monde ce que vous contenez en germe, comme une autorisation d'exister qui vous viendrait d'un sauveur qui va finir par se sauver !
Si pour exister vous attendez la reconnaissance d'un autre, vous ouvrez la porte à la désillusion, la manipulation ou l'adoration !

p. 87. Prendre le risque de l'égarement, c'est prendre le risque de décevoir les autres pour entrer en cohérence avec soi. A vouloir toujours nous accommoder pour satisfaire le besoin social, à vouloir protéger nos sécurités, fuir nos confrontations, tenter de limiter nos souffrances, nous finirons lobotomisés. Il n'y a pas de pouvoir plus puissant que nous-même sur nous-même. Il n'y a pas de plus grande trahison que le déni de qui nous sommes.

p. 114. Nous ne pouvons sauver l'autre que par contagion, en vivant pleinement nos aspirations, nous deviendrons l'exemple qui entraînera les autres. On ne peut pas forcer l'Amour, mais on peut le montrer en le vivant. Le partenaire le plus idéal ne peut rien pour vous que d'être lui-même et de vous inciter à être qui vous êtes. L'âme soeur n'est pas celle avec qui vous allez roucouler confortablement pour mieux dormir ensemble, ni celle qui vivra vos expériences à votre place, mais c'est celle qui provoquera en vous le désir de vous dépasser au risque de vous remettre en cause. Vous entrez dans l'expérience d'Amour à chaque fois que vous êtes stimulés dans le goût d'être vivant. Tout le reste (les revendications, les faux sacrifices et autres volontés sur l'autre pour son bien) est utilisé pour étouffer la joie que vous croyez ne pas mériter au nom de tous les vôtres !

p. 123. Lorsque vous êtes en prise avec un scénario qui vous obsède, vous pouvez désobéir à la morosité qui vous guette : fermez les yeux, projetez votre situation sur un écran et regardez-la comme si vous deveniez spectateur de vous-même. Observez-vous sans jugement et sans émotion comme si vous aviez la possibilité de devenir metteur en scène de cet événement. Qu'est-ce que vous changez ?
S'il n'y a rien qui change dans votre vie, pourquoi voulez-vous que vos événements se transforment ?

« C'est celui qui s'égare qui découvre de nouveaux chemins. » 
Nils Kjaer

10 commentaires:

  1. Françoise,
    Je trouve cela très intéressant, on est bien souvent depuis l'enfance catalogué, épinglé à ce que l'on devrait être...
    Arriver à s'échapper, aller ou bon nous semble, n'est pas chose aisé.
    Ecrire son propre scénario de vie !! Voilà le défit à relever...
    Mais parfois, le rôle attribué est le bon ??!! Un coup de bol... mais comment savoir?
    Je trouve cela passionnant, merci du partage de ce livre !!
    bon week-end
    Bisous Laure
    http://ptitesphotosdelolo.blogspot.fr/

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    1. Je pense, en fait, Laure, qu'il n'y a aucun rôle à tenir, que l'important, c'est d'être soi, uniquement soi. A moins d'être une comédienne... (sourire)
      Bon début de semaine à toi, Laure, et bon courage sur les planches ! :-)
      Gros bisous.

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  2. Oh comme cela résonne en moi. ce n'est que depuis peu de temps que je romps avec le rôle que l'on m'a imposé à ma naissance, "celle de trop" qui forcément est moins bonne en tout ce qui relève de la féminité (puisque l'ainée existe déjà), qui est gauche, patachonne, qui a "tort" etc.. d'où mes révoltes incessantes. Depuis que j'ai compris que tout çà n'était que de l'inconscient de la part de "mes bourreaux" et qu'en somme, ils ne faisaient que de m'attribuer une place, alors, je vais mieux et m'affirme, non pas pour eux, mais pour moi. Ce livre m'intéresse, je note :) bisous et bon week end :)

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    1. Ce livre est vraiment très intéressant, oui, Jane. Je pense qu'il devrait te plaire. Nous sommes tellement nombreux à être enfermés dans des rôles qui ne sont nous ! Il faut arriver à en sortir, à tout prix !
      Gros bisous, ma belle. Bonne semaine à toi.

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  3. Francoise

    Bien que desertant les blogs en ce moment, par manque d'entrain, d'envie, et par envie aussi de faire une pause, je passe ici, ( c'est mon ti-coin ) te lire.
    Je trouve que les extraits que tu as choisi sont très intéressants. En quelque sorte, cela me fait penser à ce proverbe " aide toi, le ciel t'aidera "
    Bisous à toi et aux blogueurs que je connais.

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    1. Coucou Marie
      Merci de prendre le temps de venir faire un petit tour chez moi, c'est gentil. :-)
      "Aide toi, le ciel t'aidera". Et je dirais aussi : "Aime-toi, le ciel t'aimera" :-)
      Gros bisous, Marie, et belle semaine à toi. Câlinoux au ti-bout :-)

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  4. Je partage tout à fait les paroles de Sarah Serievic
    mais il est bon de nous remettre cela en mémoire et de l'expérimenter toujours davantage...Merci!

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    1. Oui, Gazou, de l'expérimenter toujours davantage.
      Merci de ta visite, et belle soirée à toi.

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  5. "Nous ne pouvons sauver l'autre que par contagion, en vivant pleinement nos aspirations, nous deviendrons l'exemple qui entraînera les autres. On ne peut pas forcer l'Amour, mais on peut le montrer en le vivant."
    Le reste est intéressant mais ces mots-là m'ont interpelée plus que les autres.
    La phrase à ne pas oublier "retrouver le chemin de ses propres besoins et désirs". Pas facile mais on peut y arriver quand on a fait du ménage à droite et à gauche et qu'on y pense régulièrement. Un effort s'impose toujours pour que tout aille mieux.

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    1. Bonsoir Françoise, bienvenue chez moi. Et merci pour l'intérêt porté à ce billet.
      Certains mots parlent plus que d'autres, et ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
      Oui, bien sûr que l'on peut y arriver, il suffit parfois juste de le vouloir.
      Bonne fin de soirée.

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Merci pour vos petits mots que j'apprécie infiniment.